Interview de Steven Long Mitchell et de Craig Van Sickle pour la série Le Caméléon.
Écrit par Julien Leconte   
21-07-2016

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Une info sélectionnée par la rédaction du Magazine des Séries.

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INTERVIEW DE STEVEN LONG MITCHELL ET DE CRAIG VAN SICKLE,

CREATEURS DE LA SERIE LE CAMELEON / THE PRENTEDER

 

 

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Propos recueillis par Julien Leconte le 24 juillet 2013.

 

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Vous avez profité de la San Diego Comic Con de juillet dernier (grand rendez-vous annuel de la TV, du Cinéma et de la BD, riche en annonces) pour annoncer le retour du « Camélon », 12 ans après l’arrêt de la série, dans un premier temps sous forme de romans, puis BD, et enfin en web-série/téléfilm. Qu’est-ce que ça vous a fait de retrouver les fans de la série, et d'avoir repris l’écriture, après autant d’années ?

CVS : Pour nous, ça ne fait pas si longtemps qu’on a retrouvé Jarod, en fait on ne l’a jamais réellement abandonné ! On n’a pas l’impression du tout qu’il s’est passé tant de temps depuis.

SLM : On ne s’est jamais autant amusés, surtout pendant l’écriture. On connait tellement bien les personnages, c’est un peu comme rendre visite à de vieux amis. Le plus fun dans l’écriture est de pouvoir désormais approfondir le passé de chacun des personnages.

 

Parmi ce que vous avez annoncé, un premier roman intitulé « Le Caméléon : Renaissance » (The Pretender : Rebirth), à paraitre en septembre 2013 (d’abord en anglais, La traduction française devrait suivre dans la foulée),  reprendra l’histoire à notre époque, soit près de 10 ans après les révélations du dernier épisode. Un autre de vos projets est de sortir une série de BD qui elle s’intéressera davantage aux origines et au passé des personnages.

SLM : Tout à fait, en tout cas pour ce qui est du premier roman. On a modifié juste une chose afin de mieux pouvoir jouer sur la chronologie des évènements, c’est que Jarod n’est plus kidnappé enfant en 1963, mais plutôt vers la fin des années 70. Ce qui permet de retrouver tous les personnages de la série à notre époque, mais avec le même âge qu’ils avaient dans la série, soit entre 30 et 40 ans pour Jarod et Miss Parker. Les BD expliqueront davantage ce décalage, par exemple avec la première qui s’intéressera à l’adolescence de Miss Parker, jusqu’au moment où elle intègre le Centre pour devenir un agent en suivant un programme spécial du Centre.

CVS : On avait hâte de pouvoir amener ce genre de détails sur les personnages, la série ne nous permettait pas vraiment de pouvoir en parler.

SLM : Pouvoir enfin se focaliser sur Miss Parker est très intéressant, vous verrez, ne serait-ce que pour comprendre sa manière de penser et d’aborder les gens qui l’entourent. Il est certain que la série posait tout un tas de limites, aussi bien financières que par rapport à la durée des épisodes, qui ne nous permettaient pas de rentrer dans les détails. Lorsqu’on a débuté la production de la série, on était un peu dans la même situation que George Lucas quand il a commencé à tourner "Star Wars" : on avait tout un tas d’idées, dont beaucoup ne pourraient pas rentrer dans le cadre des scénarios d’épisodes. Désormais, avec les romans qui arrivent, nous n’avons plus aucun frein à ce que nous voulons raconter, c’est un vrai soulagement.

 

Pouvez-vous nous rappeler l’origine du « Caméléon », l’idée de base qui vous ont amenés à créer la série ?

SLM : « Le Caméléon » tire son origine de deux influences principales que Craig et moi adorons. La première est le film de Robert Mulligan, « Le roi des imposteurs » (« The great imposter », 1961) dans lequel Tony Curtis incarne un véritable caméléon, un génie capable d’endosser tout un tas de d’identités : détective, médecin… C’était fascinant de découvrir un personnage qui révélait un véritable fantasme que tout le monde a: le pouvoir de devenir celui que l’on désire, de pouvoir incarner n’importe qui. La seconde influence est la série « Le fugitif » de 1963, à ce détail près que l’on imaginait une série qui pourrait non seulement s’intéresser au fugitif, mais également à ses poursuivants. Contrairement à la série  «Le fugitif », nous voulions un schéma moins binaire que celui des « policiers qui veulent attraper l’évadé pour le mettre en prison ». Une histoire qui parlerait des poursuivants, expliquerait leurs motivations à chasser un individu non pas parce que c’est un criminel, mais parce qu’il en sait beaucoup sur eux et qu’il est capable de révéler leur vraie nature –bonne ou mauvaise- car il les connait tous très bien.

 

C’est étonnant que vous ayez comme référence « Le fugitif », car c’est une série qui compte très peu de personnages, et encore moins de personnages réguliers, au contraire du « Caméléon ». Dans « Le Caméléon », même si Jarod est en quelque sorte le « fugitif », il y a constamment beaucoup de personnages autour de lui, chacun avec son aura de mystères, ses motivations propres… aviez-vous imaginé que tous ces autres personnages deviendraient tout aussi importants que votre personnage principal ?

CVS : C’est une question intéressante, car selon moi, l’écriture de ces autres personnages était le plus facile à faire. Lorsque la diffusion du « Caméléon » a commencé, la chaine (NBC) était persuadée que toute l’histoire autour du Centre et de ses employés finirait par passer au second plan. L’épisode pilote (saison 1 épisode 1 : « Le chat et la souris / Pilot ») est réellement centré sur Jarod, ses émotions, ses affects Or dès le second épisode (saison 1 épisode 2 : « Chaque tableau a son histoire/ every picture tells a story »), nous avons clairement affiché notre envie de développer le côté humain, le relationnel au-delà du personnage de Jarod, et de nous intéresser plus profondément au Centre et à ses personnages. Pour nous, c’était passionnant de créer cela, ça n’a jamais été un problème, et ironiquement, c’est justement cela qui est devenu une des plus grosses parties de la série, et qui a contribué à sa popularité !

SLM : De plus, lorsque ces personnages ont des scènes entre eux, c’est bien souvent en rapport avec Jarod. Mais le plus intéressant est de découvrir que Jarod a eu un impact sur leur vie à tous, qu’il connait des choses sur leur vie qu’eux même ignorent, d’où un côté plus émotionnel et plus dramatique de cette chasse au fugitif. C’est aussi tout cela que l’on explore au travers des flashbacks dans les épisodes : comment se sont construites les relations, comment Jarod en est arrivé à en savoir autant sur eux. La Miss Parker « jeune » et la Miss Parker « agent du Centre » sont deux personnages bien distincts, et on adore ce côté décalé qui pousse à se demander sans cesse « Mais comment est-elle devenue comme ça ? ». Les romans vont enfin pouvoir répondre à ce genre de questions, à combler les blancs.

 

La série abordait régulièrement tout un tas de thèmes assez avant-gardistes pour l’époque, des thèmes assez peu abordés dans d’autres séries, comme le lavage de cerveau (sur des enfants), la torture et les traumatismes psychologiques, le clonage. Comment avez-vous réussi à imposer ce genre d’idées dans une série qui, de prime abord, était déjà très dense ?

SLM : Ça vient du fait qu’à l’époque, Craig et moi on buvait beaucoup et qu’on finissait par avoir des idées totalement farfelues (rires) !

CVS : Plus sérieusement, c’est le clonage qui était l’un des thèmes principaux qui nous tenait à cœur pour l’histoire. L’actualité de l’époque en parlait assez peu. Tous les autres thèmes, comme celui de la médication capable de booster les capacités mentales d’Angelo (saison 2 épisode 21 et 22 : « Patrimoine génétique / Bloodlines ») étaient déjà des sujets d’actualité. De notre côté, on franchissait le pas et on développait l’idée, et la fiction collait au réel, au possible.

SLM : La série parlait globalement de l’identité, de la quête d’identité de Jarod, de la véritable identité de Miss Parker, de qui était réellement Sydney, les jumeaux omniprésents dans la série… Le clonage venait sans cesse alimenter le thème du « Qui suis-je réellement ?».

 

La série s’est arrêtée avec le dernier téléfilm, qui été tourné au début de l'année 2001. Or avec les attentats du 11 septembre, la vision du monde a été bouleversée. Dans la série, on voit clairement Jarod s’entrainer sur des simulations d’attentats, ou même d’assassinats. Est-ce que ce genre de détails –qui pouvaient être insignifiants à l’époque- va prendre une autre dimension dans les nouvelles histoires que vous développez ?

SLM : Quelque chose me dit que vous avez déjà lu les prochains romans… (rires) !

CVS : Oui, c’est certain. Mais il y a des simulations dont on parle dans les romans et dont vous n’avez encore jamais entendu parler.

SLM : Des évènements tels que ceux du 11 septembre sont difficiles à ignorer dans les histoires d’espionnage, de complots, même fictives. Donc oui, c’est le genre de détails que vous pouvez vous attendre à trouver dans les romans à venir. Ce n’est pas pour autant que la quête d’identité de Jarod est mise de côté. Nous intégrons juste davantage de composantes modernes, actuelles aux histoires, comme les nouvelles technologies, la surveillance globale (Prism, NSA)…

 

Les technologies actuelles, que ce soit avec Internet, les GPS, les caméras omniprésentes, et les plus high-tech comme le programme Prism de la NSA (surveillance globale sur internet) sont autant de technologies qui peuvent vraiment nuire à la cavale de Jarod, désormais. Comment peut-on imaginer que quelqu’un comme lui puisse encore passer inaperçu ?

SLM : C’est une chance que Jarod soit justement celui qui a créé les bases du programme Prism pour la NSA… (rires) ! Du coup, il a pu s’arranger pour que lui seul passe au travers des mailles du filet !

C’est vrai qu’à l’époque de la série, tout était beaucoup plus simple… Cependant, la série faisait déjà la part belle à Internet, aux téléphones portables, ce dont Jarod savait contourner facilement. D’un autre côté, certains aspects de la série sont modernisés, comme les fameux carnets de Jarod. Vous ne serez pas totalement dépaysés !

 

Dans l’univers du Caméléon, y a-t-il un personnage –autre que Jarod, le personnage principal-, que vous affectionnez particulièrement ?

SLM : Miss Parker !

CVS : Miss Parker, sans aucun doute.

 

Pourquoi ?

CVS : Pour tout un tas de choses : son attitude, son côté «  perturbée », émotionnellement parlant… ses jambes… (rires). C’est très amusant d’écrire pour elle, de la mettre dans des situations auxquelles on n’aurait jamais pensé auparavant.

SLM : On est conscients que Miss Parker était l’homme fort de la série… (rires). Mais le côté « petite fille triste » qu’elle cache en elle qui la rend si attachante, même si la Miss Parker adulte est plutôt froide et expéditive. Lorsque j’écris pour elle, j’ai parfois mal pour elle au vu les situations dans laquelle on la met parfois… on y est très attaché !

 

Est-ce que son interprète à l’écran, Andrea Parker, a contribué à définir et à faire évoluer le personnage de Miss Parker ?

CVS : Oh oui, grandement. Elle s’est tout de suite imprégnée du rôle. On a toujours laissé une porte ouverte aux acteurs de la série pour qu’ils puissent apporter leurs idées à leur personnage, la série fonctionnait parfaitement comme ça.

SLM : Pour Andréa, son regard pénétrant faisait passer une émotion incroyable à l’écran, qu’elle s’adresse à un adulte ou à un enfant, et elle savait parfaitement moduler son jeu lorsqu’elle incarnait Catherine Parker (la mère défunte de Miss Parker, que l’on découvre en flash-backs). C’était très encourageant pour nous de l’avoir sur le plateau et de la voir s’épanouir dans le rôle, ça nous a poussé à approfondir d’autant plus le personnage.

 

Dans la saison 3 de la série, Miss Parker est incroyablement tourmentée, voire même torturée à un certain point (épisodes saison 11 à 18 de la saison 3), ce qui offre à la série un twist assez mémorable. Aviez-vous prévu d’aller aussi loin dans le personnage, ou est-ce venu en cours d’écriture ?

CVS : Ca a été très rafraichissant pour nous de pouvoir apporter à Miss Parker un peu de répit émotionnel et relationnel. Cette saison explore réellement ce qu’elle est à l’intérieur, ce qui contribue à faire d’elle ce qu’elle est.

SLM : On savait que ce genre de « situations » ne pourrait pas durer pour elle, que ça finirait mal de par son implication professionnelle au Centre. Mais selon moi, ça se termine de façon plus réaliste, ce qui contribue à la rapprocher de Jarod et de ce qu’il a subi, à lui donner davantage d’empathie.

 

En France, la série est régulièrement rediffusée, ce qui fait que depuis 12 ans, quasiment tout le monde a pu au moins voir un épisode du « Caméléon » et connait Jarod. Qu’en est-il aux Etats-Unis ? Y a-t-il encore des rediffusions ?

SLM: Je ne pense pas, en fait je suis quasiment certain que non. C’est juste disponible en VOD, ou sur des chaines plus locales, il en a tellement…  Une chose est certaine, c’est que l’on peut dire un grand merci à la France ! Car figurez-vous que nous devons une fière chandelle aux fans français : l’éditeur Free Dolphin, qui a sorti l’intégrale des saisons du « Caméléon » il y a déjà quelques années, l’a fait bien avant les éditeurs américains. Avant qu’ils nous contactent pour des interviews pour les bonus de la version française, on ne savait même pas que les DVD allaient sortir ! Ca a considérablement accéléré les choses pour la sortie US du coffret.

 

La série était assez unique en son genre, de par sa densité d’intrigues, ses personnages. Avez-vous l’impression d’avoir inspiré d’autres séries qui sont apparues par la suite ? Je pense notamment à « Kyle XY », « John Doe », ou encore « Nikita » qui reprennent des intrigues assez similaires…

CVS : En toute modestie, je pense que oui. Je prends ces « emprunts » à notre série comme un compliment.

SLM : L’un de nos scénaristes, Carlos Coto, a travaillé sur Nikita. On y retrouve un fond inspiré du « Caméléon », c’est vrai, mais c’est en tout bien, tout honneur. Carlos a même fait une référence au « Caméléon » lors d’un épisode de Nikita où l’on entend parler d’un certain « Jarod Mitchell »… (rires).

 

Les spectateurs européens ont moins l’habitude de suivre les aventures de leurs héros TV dans les romans. Qu’avez-vous envie de dire aux spectateurs et autres fans de la série pour les inciter à lire les romans ?

SLM : Tout simplement ceci : Toutes les réponses aux questions soulevées dans la série trouveront leur réponse dans les romans! Je pense qu’ils seront tous assez surpris de voir qu’en plus, nous n’avons pas dit notre dernier mot sur l’univers du « Caméléon » et que le passé des personnages réserve encore bien des surprises.

CLS : Les romans vont approfondir la série considérablement, ils ne seront pas déçus. Nous sommes constamment en contact avec les fans, nous savons ce qu’ils attendent, et croyez-moi, nous avons de quoi les gâter.

SLM : Notre site web ThePretenderLives.com contiendra également prochainement tout un tas de révélations, et permettra un dialogue ouvert entre les fans et nous. Ils pourront nous envoyer toutes leurs questions. Récemment, une fan de Paris, Nathalie,  nous a envoyés quelques questions  sur la série. Certaines de ses questions étaient tellement pertinentes que nous lui avons demandé si, pour la remercier de son dévouement vis-à-vis du « Caméléon », nous pouvions donner son nom à l’un des nouveaux personnages… ce qu’elle a accepté ! Du coup, dans le prochain roman, vous ferez connaissance avec Nathalie, responsable du centre d’entrainement au tir au sous-sol 27 du Centre ! Nous comptons faire de même pour d’autres personnages par la suite, comme une façon de remercier nos fans.

 

Est-ce que votre manière d’écrire ensemble a changé, maintenant que vous vous attaquez aux romans et non plus à des scénarios ?

CVS : Rien n’a changé, hormis le fait que nous nous asseyons désormais l’un en face de l’autre pour écrire (rires) ! On a la chance d’être toujours aussi complémentaires dans notre façon d’écrire, d’élaborer nos idées.

SLM : Notre manière de fonctionner en duo est tellement fluide que dès qu’on a commencé à regrouper nos idées pour les romans, on s’est vite aperçus que l’on aurait de quoi remplir une dizaine de romans. Le passé de Miss Parker, celui de Sydney, la véritable histoire de Catherine Parker… « Le Caméléon » est si riche en secrets que l’on a vite pris conscience que l’on répondrait à toutes les interrogations, mais de façon ordonnée. Par exemple, rien que le prénom de Miss Parker fera l’objet d’une histoire en BD.

 

Des nouveaux personnages vont-ils faire leur apparition ? Des personnages auxquels vous aviez pensé, que vous aviez écrits, mais que vous n’aviez pas pu intégrer dans la série ?

SLM : Oui, bien sûr. Sans trop en dévoiler, dans le premier roman, vous ferez la connaissance de 3 nouveaux employés du Centre. Jarod quant à lui continuera de rencontrer pas mal de gens durant son périple, qui promet d’être un peu plus international. A l’époque du tournage de la série, il me semble que dès que nous avions une idée, nous avons pu l’utiliser. Cependant, nous avions pensé un moment développer l’aspect international de l’histoire, avec des personnages de tous horizons, des filiales du Centre. La série ne nous le permettait pas financièrement, mais les romans, eux, vont faire tomber les frontières. L’histoire va désormais s’internationaliser, passer par le Brésil, la France, et glaner au passage davantage de personnages. Le Centre, localisé à Blue Cove, Delaware, n’est que le quartier général… il existe d’autres filiales par dans le monde.

CSV : L’histoire du Centre, depuis sa création jusqu’au moment de la série et du projet « Caméléon », sera d’ailleurs l’objet d’une histoire. Pourquoi Blue Cove ? Qui a créé le Centre ? Vous le saurez bientôt…

 

Vous semblez avoir suffisamment d’idées pour développer 10 romans…

CSV : Au moins, oui ! (Rires)

SLM : La série s’est arrêtée trop tôt à notre goût, on était sur une belle lancée, avec des tas et des tas de nouvelles directions possibles pour l’histoire. On s’est sentis à la fois frustrés par ce frein tiré soudainement par la chaine, surtout que la série comptait de nombreux fans. Ça nous a touchés personnellement, mais maintenant que nous pouvons rectifier le tir et enfin reprendre là où tout avait été laissé, c’est un grand soulagement. On pensait que d’annoncer le retour du « Caméléon » nous laisserait le temps de voir tranquillement la suite des évènements à donner progressivement, mais l’engouement qui a suivi notre annonce a été tel que nous avons accéléré les choses avec les BD à paraitre …

 

Votre plus gros projet est de faire revenir rapidement à l’écran « Le Caméléon », que ce soit sous forme de web-série ou de téléfilm. Avez-vous recontacté le casting d’origine –Michael T Weiss, Andrea Parker, Patrick Bauchau…- pour en discuter ?

CVS : Oui, nous sommes tous restés en contact, et ils sont parfaitement au courant de l’avancée de nos projets. Ils nous soutiennent à 100% dans le lancement des romans à venir, ils ont toujours été très reconnaissants envers nous pour ce que « Le Caméléon » a apporté à leur carrière.

SLM : Je me souviendrais toujours que sur le set, Andrea (Parker) revenait toujours vers moi pour me poser les mêmes questions : « C’est quoi le prénom de Miss Parker ?» et « Qui est mon vrai père ? ». On les laissait toujours dans l’ignorance, pour éviter que leur jeu soit parasité par les révélations, les secrets leur étaient dévoilés au tout dernier moment. Ça les rendait un peu dingues parfois (rires)! Pour en revenir à votre question, tout ce que je peux vous dire c’est qu’ils sont au courant qu’ils pourront –peut-être tous- revenir, mais qu’encore une fois, le secret est de mise pour ne pas gâcher la surprise… ! Disons que ce sera « une belle réunion »…

 

Un dernier mot ou un scoop que vous pourriez nous révéler à propos du prochain roman ou le retour de la série ?

SLM : « La réponse est dans le titre du premier roman : Rebirth (Renaissance) » ! Nous sommes conscients que la série n’a pas eu la fin escomptée, et le roman va corriger ça. Mais il va bien au-delà d’un simple lot de questions-réponses par rapport à la série, il embraye sur une nouvelle histoire qui ne trahira pas du tout ce qui a été raconté dans la série, tout en amenant de nouvelles intrigues auxquelles les lecteurs –même ceux qui ne connaissent pas la série- pourront apprécier.

 

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Dernière mise à jour : ( 21-07-2016 )