L'Aventurier avec Gene Barry, Barry Morse, Catherine Schell.
Écrit par Christophe Dordain   
12-07-2016

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Une série créée par Monty Berman & Dennis Spooner.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : ITC Television.

L'AVENTURIER

(1972/1973)

 

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Les aventures de Gene Bradley, un acteur multimillionnaire des années 70, qui se mue en agent secret à la demande d'un certain Monsieur Parminter...

 

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PRESENTATION DE LA SERIE

Mais quelle mouche avait donc piqué les dirigeants de la firme ITC au moment de prendre la décision de lancer la production d'une nouvelle série intitulée "L'Aventurier" ? On peut légitimement se poser la question quand on sait que la célèbre firme créée par Sir Lew Grade avait habitué les téléspectateurs à des séries ambitieuses, tournées avec un luxe de moyens dignes des meilleures productions cinématographiques : "Amicalement Vôtre", "Le Saint", "Destination Danger" et "Le Prisonnier" pour ne citer que les titres parmi les plus exemplaires et qui ont fait l'honneur et la réputation d'ITC. Toutefois, au début des années 70, cette dernière commençait à manquer quelque peu d'inspiration, voire de panache, et la création de "L'Aventurier", indépendamment du plaisir coupable qui demeure quand même en revoyant certains des épisodes aujourd'hui, est révélatrice de ce constat un peu amer.

Mettant en vedette le comédien américain Gene Barry (qui avait déjà été la vedette de deux séries au cours des années 60, "L'Homme à la Rolls" diffusée entre 1963 et 1965, et "Les Règles du Jeu", aux côtés de Robert Stack, Anthony Franciosa et Ben Murphy, programmée, elle, entre 1968 et 1971 sur le réseau NBC), la série présente un acteur de renommée internationale, Gene Bradley, millionnaire de surcroît, qui se mue en un espion international travaillant de concert pour les gouvernements américain et anglais, représentés par Mr Parminter (joué par l'excellent Barry Morse), membre du Ministère des Affaires Etrangères. Chaque épisode, d'une durée moyenne de 26 minutes, oppose Gene Bradley à la classique fournée de criminels internationaux et autres espions. A chaque fois, Bradley essaie de préserver le caractère secret de ses activités et il peut également compter sur certains artifices cinématographiques qu'il maîtrise bien dans le cadre de ses missions. Par exemple, des masques pour modifier son apparence. Une référence au Rollin Hand de "Mission : Impossible" ?

Pour la circonstance, ITC s'était associée à la firme Scoton, formée par le duo Monty Berman / Dennis Spooner, afin de développer un type de série télévisée comprenant tous les stéréotypes attendus chez ITC : une ou deux vedettes en tête d'affiche; le recours à des acteurs américains afin de s'assurer de juteuses ventes sur les marchés internationaux; l'utilisation des techniciens et réalisateurs faisant partie de l'image de marque d'ITC; un thème musical marquant et avec celui composé par John Barry, dans ce registre là, le contrat est plus que bien rempli.

 

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LA PRODUCTION DE L'AVENTURIER

La plaquette publicitaire éditée au moment du lancement de la série "L'Aventurier" clamait triomphalement : "Partez à la découverte du monde avec "L'Aventurier", une série pleine de punch et de situations nouvelles qui vous porteront à la frontière du danger" (traduction que certains jugeront peut être approximative, mais tant pis !). En revoyant aujourd'hui des épisodes de "L'Aventurier", il faut bien admettre que le résultat final n'est pas toujours satisfaisant. La faute en revient, peut être, au comédien Gene Barry dont le dynamisme n'est pas au premier abord la qualité première...

Mais revenons au tout début de l'histoire. Vers 1967, ITC avait produit une bonne série d'action, "Les Champions", en utilisant massivement les décors disponibles dans les studios Elstree (dans la banlieue de Londres) ce qui avait permis de limiter considérablement le budget moyen de chaque épisode. "Le Saint" et "Destination Danger" avaient été developpées dans des conditions similaires, mais le succès de ces programmes n'empêchaient pas certains de critiquer ouvertement la politique de production de Lew Grade et de lui reprocher de trop formater ses séries, indépendamment de leurs qualités respectives, afin de pouvoir mieux les adapter aux contraintes des marchés internationaux. Bref, certains, parmi les critiques notamment, dénonçaient un manque de prise de risque de la part du célèbre producteur.

En avril 1971, Grade est sollicité pour concevoir deux nouveaux programmes d'un format de 26 minutes avec des vedettes américaines comme d'habitude. Le premier projet est confié à Gerry Anderson et donnera naissance à "Poigne de Fer et Séduction". Le second est dirigé par Monty Berman et Dennis Spooner et débouchera sur "L'Aventurier". Robert Vaughn, trois ans après la fin des "Agents Très Spéciaux", formera, avec Nyree Dawn Porter et Tony Anholt, le trio du show "The Protectors", tandis que Gene Barry deviendra "L'Aventurier". Il était semble-t-il prévu que ces deux nouvelles séries soient diffusées dans la même case horaire.

La production de "L'Aventurier" est officiellement annoncée à un moment où la firme ITC s'intéressait de plus en plus au grand écran. Y avait-il là un danger quant au fait de peut être délaisser la production télévisuelle ? Cela apparaît contestable au regard de la qualité de séries telles que "Amicalement Vôtre" et "Cosmos 1999". Par contre, dans le cas particulier de "L'Aventurier", il semble bien qu'il y ait eu, une forme de négligence serait un jugement exagéré, mais plutôt une certaine facilité dans le choix des scénarios, la conception de l'univers de Gene Bradley, somme toute sans réelle surprise, mais aussi dans la dimension technique. Un détail est révélateur à ce sujet : les séries ITC étaient majoritairement tournées en 35 mm ce qui donnait aux images une évidente qualité que l'on mesure encore aujourd'hui. Or, pour "L'Aventurier", le choix s'est porté sur le format Super 16 qui, gonflé en 35 mm pour la diffusion télévisuelle, fait perdre de la profondeur de champ, de la netteté si vous préférez. C'est un critère technique que l'on observe très bien dans l'édition DVD disponible en France depuis février 2009.

Il était donc un peu difficile pour "L'Aventurier" de sortir du lot commun surtout si on la compare à d'autres séries produites par ITC et la société Scoton comme "Amicalement Vôtre", "Jason King" avec Peter Wyngarde et "Le Baron" avec Steve Forrest. La durée de 26 minutes ne permettaient pas de développer suffisamment les intrigues à la différence de ses consoeurs citées précédemment. Comment Gene Bradley avait-il fait fortune ? Comment un acteur célèbre avait-il accepté de devenir un espion ? Rien de tout cela n'était expliqué faute d'un véritable épisode-pilote comme par exemple "Premier Contact" qui lance, lui, efficacement la série "Amicalement Vôtre".

Un autre problème résidait dans le choix de la vedette de cette nouvelle série. A l'époque du tournage, Gene Barry avait 52 ans et faire bonne figure notamment dans les scènes d'action n'était pas chose évidente, ce qui enlevait beaucoup de crédibilité au personnage de Gene Bradley.

Un premier exemple : l'investissement physique de Gene Barry dans les scènes de bagarre du premier épisode, "L'Attentat". Disons poliment qu'il est modeste... Un autre exemple est le charme que doit, a priori, opérer Bradley vis-à-vis de jeunes demoiselles vêtues dans un style typique des seventies. Là aussi, la crédibilité n'est pas franchement au rendez-vous.

A l'origine, les dirigeants de la firme Scoton avaient souhaité embaucher Stuart Damon, âgé alors de 34 ans, pour pallier cette difficulté tout en sachant que Damon avait déjà été la vedette de la série "Les Champions". Ainsi, Berman et Spooner envisageaient-ils de former un duo. A Damon, les scènes d'action. A Barry, la mise en place du plan et la réflexion. Bref, la tête et les jambes revisitées... Toutefois, Stuart Damon souffrait de difficultés personnelles et il ne finira par apparaître que dans deux épisodes de "L'Aventurier" alors qu'il avait été engagé pour un an. Pour le remplacer, les producteurs ont développé de nouveaux personnages, indépendamment de celui de Mr Parminter, et notamment des figures féminines. C'est pourquoi Catherine Schell fut engagée, mais sa taille quelque peu excessive fut un obstacle. Bien trop grande en la plaçant à côté de Gene Barry, elle sera rapidement écartée de la série pour ne pas lui faire de l'ombre...

Voilà pourquoi Monsieur Parminter finira par devenir l'élément le plus attractif de la série "L'Aventurier" même si Barry Morse n'a jamais gardé un bon souvenir de sa participation tant il déplorait, entre autres, la faiblesse des scénarios. Il n'en demeure pas moins que Barry Morse a essayé de tirer le meilleur des partis des quelques répliques prévues pour lui afin de donner un peu de densité au personnage de Parminter. Le comédien aura également l'occasion de s'illustrer et tant que réalisateur et de diriger trois épisodes de la série : 

- "Action ! / Silence, on tourne !" / Diffusion le : 22 décembre 1972 sur ATV.

- "Mr Galloway Is A Very Cautious Man / Un Monsieur très prudent" / Diffusion le : 02 février 1973 sur ATV.

- "Make It A Million / Un Million de Livres Sterling" / Diffusion le : 09 mars 1973 sur ATV.

Derrière la caméra, étaient réunis des habitués des productions ITC dont les metteurs en scène Val Guest (8 épisodes) et Cyril Frankel (11 épisodes) ainsi que le compositeur John Barry dont le thème qu'il a composé pour la circonstance fait furieusement penser à celui de la série "Amicalement Vôtre".

Terminons en insistant sur une petite différence concernant la dimension technique de la série et il faut la saluer : dans les années 60, la plupart des séries ITC recouraient à des archives visuelles pour illustrer les épisodes se déroulant dans le monde. Au début des années 70, et c'est le cas aussi bien pour "L'Aventurier" que pour "Amicalement Vôtre" par exemple, l'habitude fut prise de tourner en extérieurs dans le Sud de la France notamment ou bien en Italie voire en Allemagne et aux Pays-Bas pour une partie des épisodes de "L'Aventurier". Un équilibre heureux entre les contraintes liées à la co-production pour convaincre de nombreux publics en Europe, et l'emploi de décors naturels qui font beaucoup pour le petit charme qu'opère quand même "L'Aventurier".

 

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A PROPOS DES SCENARIOS

Comme nous le signalions précédemment, les scripts développés pour la série "L'Aventurier" n'ont jamais eu la prétention de s'appuyer sur une profonde originalité. Aussi, de l'ensemble des 26 épisodes, il ressort avant tout un sentiment de détente parfois paresseuse dans le suivi des intrigues. Néanmoins, quelques épisodes se distinguent quand même et le lecteur pourra trouver dans les lignes qui suivent quelques remarques qui lui permettront, nous l'espérons en tout cas, de mieux profiter encore des aventures du sémillant Gene Bradley.

L'un des meilleurs épisodes de la série est certainement " Action ! / Silence, on tourne !" (1.13) dans le cadre duquel Gene Bradley subi un lavage de cerveau digne de celui que l'on imposait à Michael Caine dans le film "Ipcress, Danger Immédiat" mis en scène par Sidney J. Furie en 1965, afin de le transformer en devant assassiner un général américain. Précisons que le scénario de cet épisode est signé Brian Clemens ! On pourra également s'intéresser à l'épisode " Double Exposure / Deux Fois Deux" (1.20) qui a recours au même principe que celui de "Make It A Million / Un Million de Livres Sterling" (1.23), en l'occurrence l'usurpation d'identité. Qui plus est, "Deux Fois Deux" bénéficie d'un tournage aux Pays-Bas avec une honorable poursuite en voitures supervisée par le chef-cascadeur Alf Joint qui ne pourra que faire plaisir aux amateurs de ce genre de scènes d'action.

Un autre épisode, "Going, Going ... / Vente aux Enchères" (1.17) met aux prises Gene Bradley à un méchant asiatique de service subtilement incarné par Burt Kwouk qui, au-delà de deux participations à la série "L'Aventurier", allait connaître une notoriété certaine en jouant le valet de l'inspecteur Clouseau dans les épisodes de "La Panthère Rose" réalisées par Blake Edwards dans les années 70. Deux auxtres épisodes intéressants méritent d'être mis en lumières car, et c'est un peu surprenant, ils ne se focalisent pas sur le personnage de Gene Bradley : "I'll Get There Sometime / Tenez Bon J'Arrive" (1.15) et "The Solid Gold Hearse / Un Corbillard en Or Massif" (1.22) puisque le premier donne une véritable importance au personnage joué par Pippa Steel, et le second permet, lui, de donner au personnage de Catherine Schell une véritable densité.

Terminons ce rapide panorama des épisodes à voir de préférence avec "Return to Sender / Retour à l'Expéditeur" (1.05) dont l'aspect presque comique parfois est réjouissant et qui profité d'une mise en images solide que l'on doit à Cyril Frankel qui aura au total mis en boîte 12 des 26 épisodes que compte "L'Aventurier".

 

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SUR LE TOURNAGE DE L'AVENTURIER

 

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Gene Barry et Cyril Frankel.

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Stuart Damon pendant l'été 72.

 

GENE BARRY EST L'AVENTURIER
 
Né le 14 juin 1919 à New-York (New-York) et décédé le 09 décembre 2009 à Woodland Hills en Californie. (De son vrai nom Eugene Klass), Gene Barry débuta à la télévision en 1948. Il se fait connaître à la télévision avec une première série, "Our miss Brooks" en 1955/1956, puis avec "Bat Masterson" en 1958. Il connaît la gloire entre 1963 et 1965 grâce au rôle d'Amos Burke dans "L'homme à la Rolls". Gene Barry continuera par la suite sa carrière à la télévision où il interprètera d'autres personnages comme Glenn Howard dans la série "Les Règles du Jeu" aux côtés de Robert Stack et d'Anthony Franciosa (1968/1971), ou Gene Bradley dans la série "L'Aventurier" en 1972.

En 1968, il sera le premier meurtrier de la série "Columbo" dans "Inculpé de meurtre". Il participera à un grand nombre de séries comme "Alfred Hitchcock présente" (1955), "The Andy Williams show" (1965) ou "La croisière s'amuse" (1982), "Hotel" (1986), ou "Arabesque" (1989). Mais Gene Barry a également d'autres cordes à son arc. Il a par exemple était le producteur exécutif de "The second coming of Suzane" (1974). En 1994, il effectuait après 30 ans d'absence son retour dans le personnage d'Amos Burke dans "Le retour de l'homme à la Rolls". En 2000, il a participé à la série "Hollywood off ramp". il est le père du réalisateur Michael Barry.

 

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BARRY MORSE EST MONSIEUR PARMINTER

Issu d'une famille modeste, Barry Morse bénéficie d'une bourse pour faire des études en art dramatique à l'Académie Royale d'Art Dramatique de Londres. Le talent de Barry Morse est assez vite reconnu et lui vaut le Prix de la B.B.C, une distinction importante. Le parcours de Barry Morse lui donne l'occasion de jouer des rôles dans des œuvres de Shakespeare. Avec beaucoup de minutie, Barry Morse va sortir des oubliettes des pièces assez peu connues avec le souci de rechercher des ouvrages présentant de l'intérêt. Barry Morse se produit dans les théâtres du West End.

En 1951, Barry Morse s'installe au Canada où il participe, entre autres, à l'émission radiophonique "The Investigator" qui, bien que présentée comme un "pièce", va susciter de nombreuses polémiques. En 1952, Barry Morse débute à la télévision en réalisant le téléfilm "Noises in the Nursery" pour une chaîne de télévision canadienne. En 1953, Barry Morse acquiert la nationalité canadienne. La même année, il participe à l'adaptation pour la télévision de deux ouvrages, Othello et Macbeth, avec la participation de Patrick Macnee. À partir de 1958, Barry Morse joue dans des séries télévisées américaines. Il apparait, entre autres, dans "La 4ème Dimension". On le verra même au côté de Robert Redford dans un autre épisode.

Dans les années 1960, durant 120 épisodes, il incarne le lieutenant Philip Gerard, un officier de police entêté et particulièrement tenace traquant sans relâche le Docteur Richard Kimble, accusé à tort du meurtre de sa femme dans la série TV "Le Fugitif". C'est Quinn Martin, producteur de la série, qui l'engage pour jouer ce rôle ingrat. En 1966, Barry Morse devient directeur artistique du festival de théâtre Shaw à Niagara-on-the-Lake (ville de l'Ontario). Il y a apporte sa contribution, ce qui permet de soutenir et de sauver financièrement ce festival consacré seulement à George Bernard Shaw (dramaturge irlandais 1856-1950).

Barry Morse joue ensuite dans la série télévisée "L'Aventurier" avec Gene Barry et Catherine Schell. En 1974, Barry Morse incarne le professeur Victor Bergman dans la série télévisée "Cosmos 1999" (saison 1 avec 24 épisodes), créée par Gerry Anderson et Sylvia Anderson. La saison 2 se fait sans lui, Fred Freiberger, le nouveau producteur de la série, choisissant quelques nouveaux acteurs pour rendre le scénario plus spectaculaire et toucher un peu plus le public américain. Cette nouvelle distribution et surtout la nouvelle mise en scène ne réussissent pas à captiver le public, entrainant la disparition rapide de "Cosmos 1999". Le personnage de Victor Bergman y était pourtant fondamental; c'était le savant qui rassurait tout le monde et permettait au Commandant de la Base Lunaire Alpha, John Koenig (interprété par Martin Landau), de prendre des décisions importantes. Philosophe par moments, scientifique à d'autres, Victor Bergman permettait au spectateur de plonger avec douceur dans le futur, tout en posant les grandes questions sur les nouvelles formes de vie, l'immortalité, les énigmes de la science, etc.

En 1980, Barry Morse apparaît dans la série "Chroniques Martiennes" aux côtés de Rock Hudson. En 1982, il incarnera un Président Américain ("Johnny Cyclops") cherchant à briguer un second mandat dans une courte série anglaise intitulée "Whoops Apocalypse". En 1983, il joue dans la série qui rafflera presque toutes les récompenses: "Le Souffle de la Guerre" (avec Robert Mitchum notamment).

Barry Morse s'est éteint en 2008 dans un hôpital londonien à l'âge de 89 ans.

 

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FICHE TECHNIQUE

Series créée par : Monty Berman & Dennis Spooner

Producteur : Monty Berman

Producteur associé : Barry Delmaine

Consultant exécutif aux scénarios : Dennis Spooner

Consultant à la création : Cyril Frankel

Thème musical : John Barry

Musique : Paul B. Clay

Supervision de la musique : Don Kirshner

Responsable de la production : Ian Goddard

Supervision de la post-production : Philip Aizlewood

Directeur de la photographie : Frank Watts

Directeur artistique : Albert Witherick

Décors : Michael Ford

Casting : Ann Donne

Montage : Lee Doig, Derek Hyde-Chambers, Rod Nelson-Keys

Assistants-réalisateurs : Ken Baker, Michael Murray

Maquillage : Colin Garde, Mike Jones, Eithne Fennel

Coiffures : Michael Jones, Eithne Fennell

Continuité : Sally Ball

Supervision des costumes : Laura Nightingale

Coordination des cascades : Alf Joint, John Sullivan

Cascadeurs : Marc Boyle, Dennis McCarthy, Leslie Crawford

Une production Scoton pour ITC (Incorporated Television Company Limited / Lew Grade) (1972/1973)

 

LE GUIDE DES EPISODES

Dernière mise à jour : ( 12-07-2016 )