VISITEURS ACTUELS

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ACTEURS TV

Robert Stack.

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Un portrait conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Desilu Productions / Quinn Martin Productions.

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ACTRICES TV

Farrah Fawcett.

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Farrah Fawcett (1947/2009)

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : ABC Television.

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REALISATEURS TV

Charles S. Dubin.

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Les grands réalisateurs de séries télévisées.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

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PRODUCTEURS TV

Glen A. Larson

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Un dossier conçu par Christophe Dordain en hommage au producteur disparu le 14 novembre 2014.

Crédits photographiques :  Universal Television / NBC Television / ABC Television / Larson Productions.

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FILMS TV

Le Chasseur d'Emeraudes de Bernard L. Kowalski avec Robert Vaughn, Stuart Withman, Barbara Eden.

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Un téléfilm produit par Jerome Epstein.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : CBS Television / Bing Crosby Productions / Jerome L. Epstein Productions.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2010

Body of Proof avec Dana Delany, Jeri Ryan, Nicholas Bishop. Guide des épisodes.

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Une série créée par Chris Murphey et Matt Gross.

Un guide conçu par Noah Ward.

Crédits photographiques : ABC Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2000

Grey's Anatomy avec Katherine Heigl, Patrick Dempsey, Justin Chambers. Guide des épisodes.

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Une série créée par Shonda Rhimes.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Buena Vista Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 80

La Fièvre d'Hawaii avec Robert Ginty. Guide des épisodes.

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Une série créée par James D. Parriott.

Un guide conçu par Thierry Le Peut.

Crédits photographiques : Universal Television / MCA.

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Serpico avec David Birney et Tom Atkins. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Christophe Dordain   
02-07-2014

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Une série développée par Robert Collins.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : NBC Television / De Laurentis Productions. 

SERPICO

(1976/1977)

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Frank Serpico est un policier du 22ème district de New York bien décidé à lutter contre toutes les formes de corruption. Intègre, honnête et efficace dans son travail, il passe une grande partie de son temps à traquer politiciens et collègues policiers véreux, rendant ceux-ci animés d’un désir de vengeance à son égard. Fréquemment pourchassé ou menacé, Serpico est contraint à la plus grande prudence car personne ne semble vouloir le soutenir. Isolé, Serpico agit donc régulièrement sous couverture...

 

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L'EMBLEME URBAIN DU COURAGE

C'est le 05 décembre 1973 que sort sur les écrans américains la nouvelle réalisation de Sidney Lumet, "Serpico", adaptée du roman éponyme de Peter Maas, avec Al Pacino dans le rôle principal.

"Serpico" de Sidney Lumet est un film qui raconte l'histoire vécue d'un policier New-Yorkais qui refuse obstinément la corruption de ses pairs jusqu'à ce que ceux-ci finissent par le trahir lors d'une opération de rue où il frôle la mort en recevant un projectile d'arme à feu à la figure.

Drôle et fantasque, Serpico est plus à l'aise dans les soirées branchées de la jeunesse contestataire des années 70 que parmi ses collègues policiers. Il épouse progressivement le style vestimentaire de la mouvance hippie, convaincu que la police doit ressembler à ceux qu'elle surveille. Entêté dans son refus d'accepter les pots-de-vin offerts par des criminels ou parfois extorqués par des policiers, Serpico se trouve en butte à la méfiance puis à la franche animosité des policiers de New York.

L'intransigeance du héros le hisse au rang de martyr et certains ne manqueront pas de voir une figure christique dans le visage encadré par de longs cheveux et mangé par la barbe de la police. Le film s'achève sur la reconnaissance de Serpico. Son intégrité est reconnue et saluée tant par la police que par les médias mais à quel prix ? N'oublions pas en effet qu'à la fin du film de Lumet, Serpico semble avoir quitté la police et qu'on évoque même un exil lointain en Europe. L'ultime image de Pacino/Serpico assit sur un embarcadère son seul chien comme compagnon annonce bien cela...

A l'époque de sa programmation en France, le film est salué comme il se doit, c'est-à-dire une oeuvre majeure du polar urbain au même titre que "L'Inspecteur Harry" de Don Siegel ou "French Connection" de William Friedkin. Dans le florilège d'éloges qui accompagne la sortie de "Serpico", citons les extraits suivants : 

-"Al Pacino porte sur ses épaules "Serpico", qui est, peut-être avec "Un après-midi de chien" et "Le prince de New-York", le meilleur du cinéaste. Inspiré,comme ces deux films, de faits"réels, le scénario de Waldo Salt et Norman Wexler adapte en le condensant, mais fidèlement, le livre de Peter Maas sur Frank Serpico. Tourné à une époque où se multipliaient les films sur les flics qui se mettent hors la loi pour lutter contre le crime “avec ses propres armes” et sont présentés au public comme des héros, "Serpico" apportait une vision moins mélodramatique et plus saine, encore que très pessimiste (le système a finalement raison de Serpico, même s’il réussit à attirer l’attention sur le scandale de la corruption policière), des rapports entre la loi et la criminalité. Le personnage, loin de se limiter à sa fonction, comme la plupart des policiers à l’écran, présente une épaisseur, une originalité rares, qui ne tiennent pas à ses seules “excentricités” vestimentaires ou le comportement. "Serpico", dépourvu d’intrigue au sens traditionnel, se compose d’une série de séquences d’investigation assez semblables mais dont l’effet est cumulatif plutôt que répétitif grâce à la présence de Pacino et à une mise en scène énergique, à l’instar du personnage, où Lumet utilise mieux que jamais le décor urbain.” (Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon dans 50 ans de cinéma américain aux Editions Nathan)

-"Outre des qualités, le film qui bénéficie d’un scénario remarquablement conçu, a celle, rare, de l’honnêteté. Ce que raconte Lumet met en cause une des administrations les plus puissantes qui soient, et le fait que le film ait connu aux U.S.A. un très grand succès, prouve s’il en était besoin que les spectateurs américains sont sensibles aux faits dénoncés. On ajoutera que cela peut servir d’avertissement dans une démocratie. Les auteurs ont également le courage de ne pas essayer de nous faire croire qu’il y ait eu depuis de très réel changement. Le personnage de Serpico, dans sa croisade, s’étoffe jusqu’à devenir non l’incarnation de toutes les vertus, mais plus nettement l’une d’entre elles, le courage. Ballotté de service en service, rejeté par la quasi totalité des siens, il pourrait entrer dans le système ou même fermer les yeux. Il y gâche sa vie sentimentale, il y perd ses amis, il manque même d’y perdre la vie lorsqu’il tombe dans un guet-apens monté par ses collègues. Il n’est pas jusqu’aux instances politiques qui reculent devant le danger pour elles de s’aliéner la police alors que l’on attend un été chaud. Lumet témoigne et les vérités qu’il jette à la face de son pays ont quelque chose de sain. C’est depuis toujours l’une des vertus du cinéma américain que de n’avoir peur d’aucun sujet, fût-il scandaleux au sens propre du terme." (Guy Allombert dans La Revue du Cinéma n°285)

On comprend mieux alors tout le potentiel du personnage de Serpico et tout l'intérêt pour la compagnie dirigée par Dino de Laurentiis de profiter de la popularité de ce nouveau héros afin d'en faire le pivot d'une série télévisée. La démarche n'a au fond rien d'étonnant puisque, déjà, depuis le début des années 70, la télévision américaine avait vu débarquer une armada de flics souvent inspirés de succès cinématographiques. Citons "Un Shérif à New-York" avec Dennis Weaver (inspiré du film mis en scène par Don Siegel en 1968 avec Clint Eastwood) ou encore "Madigan" (inspiré là aussi par un autre film de Siegel, "Police sur la ville", toujours en 1968, avec Richard Widmark et Henry Fonda). Ajoutons dans le paysage les flics en jupons tels que "Sergent Anderson" avec Angie Dickinson, "Get Christie Love" avec Teresa Graves (dont nous n'avons vu en France que le seul pilote mis en scène par William A. Graham sous le titre "Danger pour une beauté noire") et le duo de choc et de charme "Starsky & Hutch" dont la popularité atteint son paroxysme en 1976, et vous conviendrez que toutes le conditions étaient réunies pour que Serpico passe du grand au petit écran. Cette transition, c'est un certain Robert E. Collins qui va en prendre la responsabilité, et c'est là qu'un lien se tisse avec la série "Sergent Anderson" et par extension avec "Police Story"...

 

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ET SERPICO REPREND DU SERVICE DE FACON HEBDOMADAIRE

C'est à Dino de Laurentiis, producteur du film, que revient initialement l'idée de porter à la télévision le personnage de Serpico. Véritable icône du monde de la production cinématographique, Dino de Laurentiis, qui avait débuté comme vendeur de spaghettis pour le compte de son père mais dont sa fascination pour des acteurs comme Gary Cooper ou Vittorio De Sica l'avait poussé finalement à se lancer dans le métier de comédien, puis dans celui de producteur, avait pris la décision, dans les années 70, face à la crise du cinéma italien et face à la faillite de ses studios, de s'installer à Hollywood où il travaille avec des réalisateurs aussi prestigieux, outre Sidney Lumet pour "Serpico", que Sydney Pollack ("Les Trois jours du Condor" avec Robert Redford ), William Friedkin ("Têtes vides cherchent coffres pleins"), Don Siegel ("Le Dernier des Géants" avec John Wayne), David Cronenberg ("Dead Zone" avec Christopher Walken ) et Milos Forman ("Ragtime" avec James Cagney).

Dans l'univers des séries télévisées, ses incursions sont plus rares même si l'on sait qu'il produit actuellement pour une sortie prévue en 2011 l'adaptation de la série "McGyver" avec Richard Dean Anderson qui fut diffusée entre le 29 janvier 1985 et le 13 janvier 1992 sur ABC. Notons également que certains des films qu'il a produits dans les années 80 et 90 ont fourni le point de départ à des séries télévisées de longue durée : "Dead Zone" et "Stargate" en sont les exemples parmi les plus marquants. Signalons également un téléfilm de Tom McLoughlin, tiré d'une nouvelle de Stephen King, "Sometimes They Come Back", avec Tim Matheson, en 1991. Toutefois, ceci précisé, revenons à "Serpico". Pour mener à bien la lourde tâche d'adapter le roman de Peter Maas au format télévisuel, De Laurentiis fait donc appel à Robert Evans Collins cité précédemment. A cette époque, ce scénariste et téléaste né en 1943, collabore avec le producteur David Gerber sur une des séries dérivées de "Police Story", "Sergent Anderson", qui apparaît pour la première fois le 13 septembre 1974, et que Robert E. Collins a créée. Pour cette série, il dirige même 4 épisodes et signe le scénario de 3 autres. Robert E. Collins a débuté sa carrière de scénariste sur deux épisodes la série "Les Envahisseurs". Suivront "Les Règles du Jeu" et "Marcus Welby". Cependant, ce sont les séries policières en vogue dans les années 70 qui vont lui procurer l'essentiel de son travail.

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Chargé par la société Dino de Laurentiis de développer le concept de "Serpico", Robert E. Collins fait appel dès le pilote, "The Deadly Game/Jeu Mortel" (qu'il met également en scène, et qui est diffusé pour la première fois le 24 avril 1976 sur NBC), aux compétences conjointes de Emmet G. Lavry, Jr et d'Arthur E. McLaird. Lavery, qui trouve avec "Serpico" une première opportunité de taille pour marquer l'esprit des téléspectateurs, s'imposera par la suite avec le téléfilm "Le Fantôme du vol 401" (avec Ernest Borgnine et Gary Lockwood sur une mise en scène de Steven Hilliard Stern / Diffusion le 18 février 1978 sur NBC), puis en tant que producteur exécutif de "L'Homme à l'orchidée" avec William Conrad et Lee Horsley en 1980. Quant à McLaird, il bénéficie d'une solide expérience en tant que producteur associé : 5 épisodes de "Un Shérif à New York" entre 1972 et 1973; 13 épisodes de "L'homme qui valait trois milliards" en 1974; 11 épisodes de "Kojak" entre 1975 et 1975... Vous l'aurez pleinement mesuré, question crédibilité Arthur E. McLaird fait parfaitement l'affaire.

Le pilote de "Serpico", tourné entièrement à New York au cours de l'hiver 1975, ce qui lui donne une crédibilité, pour ne pas dire un vérisme et un cachet indéniables, est favorablement accueilli par le public américain lors de sa première diffusion le 24 avril 1976 sur NBC lors des screenings du printemps (projections-tests à la télévision américaine permettant de mesurer l'éventuel potentiel des nouveaux programmes qui arriveront à l'antenne lors de la rentrée suivante), et la série se met en chantier au cours de l'été 76. Le thème musical composé par Elmer Bernstein convient parfaitement à cette première enquête de Serpico qui l'oblige à collaborer, pour la première fois, avec le lieutenant Sullivan joué par Tom Atkins, et à s'intéresser à Burt Young (le génial et à la fois pitoyable beau-frère de Stallone dans "Rocky") dans le rôle du crâpuleux Alec Rosen, tous deux complètent une distribution de qualité. La mise en scène de Robert E. Collins est singulièrement efficace, et ce dès la séquence d'ouverture, avec une rapide poursuite moto contre voiture inspirée par la mythique course-poursuite de "French Connection". L'ensemble des séquences d'action du pilote, et de la série, sont d'ailleurs supervisées par Frank Orsatti qui avait déjà collaboré au film de Sidney Lumet consacré à Frank Serpico trois ans plus tôt. 

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Ainsi mis en orbite, "Serpico" débute sa carrière télévisuelle le 24 septembre 1976, le vendredi soir à 22h. Et c'est là que l'on peut commencer à s'inquiéter. En effet, dans la longue histoire des séries télévisées étatsuniennes, le vendredi soir est une journée maudite, le moment de l'enterrement en série (quel mauvais jeux de mots j'en conviens) de tous les espoirs de nombreux producteurs et créateurs qui avaient une telle foi en leur programme... Et "Serpico" ne va pas faire exception à la terrible règle. Pourtant précédé par le très populaire "200 dollars plus les frais" avec James Garner, série qui entrait alors dans sa troisième année, "Serpico" affronte "The ABC Friday Night Movie" et "The CBS Friday Night Movies". Bref, c'était mission impossible et la série s'arrête au bout de 15 épisodes en janvier 1977.

La France est alors pour "Serpico" une terre d'accueil bienveillante comme elle le fut pour d'autres séries à la carrière aussi météorique que "Matt Helm" et "Pilotes" par exemple. C'est en février 1978 que TF1 la propose pour la première fois, le samedi soir vers 21h30, et "Serpico" trouve dans la patrie de Descartes une reconnaissance ponctuée de trois autres rediffusions jusque dans les années 2000, la dernière en date étant le fait de la chaîne du câble et du satellite 13ème Rue.

 

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POURQUOI CET ECHEC ?

Il apparaît toujours délicat de répondre à ce genre de question tant il est vrai que "Serpico" a bénéficié d'une véritable exposition à la télévision française, quatre diffusions au moins rappelons-le, alors qu'elle semble être tombée dans un oubli pas vraiment relatif dans sa patrie d'origine. Ce qui doit toujours être rappelé ici au lecteur est l'abîme de qualité qui existait, dans les années 70, entre les séries policières produites par les sociétés hexagonales qui avaient bien du mal à soutenir la comparaison en termes de moyens et de punch avec leurs consoeurs étatsuniennes.

Comment vous situer le paysage ? Un exemple me vient à l'esprit. Lors de la première diffusion de l'épisode tiré de la série "Les Enquêtes du Commissaire Maigret" avec Jean Richard, "Lognon et les gangsters", mis en scène par Jean Kerchbron, le 05 février 1977 sur Antenne 2, la presse de l'époque avait signalé des séquences d'action immanquables dirigées par le grand cascadeur Claude Carliez. Revoyez l'épisode en question et vous serez à la limite de la grosse rigolade face à l'efficacité visuelle des dites scènes. C'est là que résidait en permanence le décalage pour une large partie du public (même s'il y avait des amateurs de Maigret j'en conviens...). N'importe lequel des épisodes d'une série américaine s'appuyait sur des normes de mises en images des bagarres, fusillades et autres séquences d'action qui renvoyaient leurs homologues français au statut de gentille plaisanterie, exception faite des "Brigades du Tigre" dont les séquences d'action ont toujours été d'une qualité bien au dessus de la moyenne. "Serpico" s'inscrivait de fait pleinement dans le respect de cette règle immuable (tout comme "Matt Helm", par exemple, qui avait été diffusée deux avant "Serpico", dans le même créneau horaire, par TF1). D'ou l'impact de ces séries policières auprès du jeune public notamment. 

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Mais alors pourquoi cet échec aux Etats-Unis ? On a bien du mal à le comprendre tant la prestation de David Birney est à la hauteur du personnage de Frank Serpico. Certes, il ne s'agit pas ici de le comparer à l'immense Al Pacino, mais force est de reconnaître que son incarnation du flic barbu est plus que satisfaisante. Qui plus est, comme souvent dans le séries US, on sent poindre une véritable alchimie dans ses relations souvent tumultueuses avec son supérieur direct le lieutenant Sullivan. Pourtant, ce dernier n'hésitera pas à suspendre Serpico quand il franchit les limites de la légalité selon lui dans l'épisode "L'Indien". Quand bien même, on observe une véritable complicité naissante dès l'épisode-pilote "Jeu Mortel", osmose entre les deux flics qui n'est jamais démentie tout au long de la série.

Alors pourquoi cet échec doit-on se demander une dernière fois ? Peut être le public américain abreuvé de tant de séries policières exprimait-il une lassitude face à ce genre télévisuel. Il est vrai que "Cannon" achevait sa carrière en cette année 1976, que "Les Rues de San Francisco" n'avait plus qu'une saison à vivre, que "Section Contre-Enquête" était un échec cinglant pour Quinn Martin, et que "Starsky & Hutch", alors en pleine gloire, allait entamer une dérive inquiétante transformant une série sérieuse en une quasi farce à l'exception de quelques épisodes de bonne facture. "Kojak", lui, n'avait plus que deux années à vivre... L'époque était plus favorable désormais aux grandes fresques comme "Racines", l'événement de l'année 1977, ou "La Conquête de l'Ouest" lancée en 1976, en attendant "Holocauste" en 1978. "Serpico" est peut être aussi, à sa façon, le révélateur d'une certaine inaptitude à adapter les grands succès du cinéma au petit écran : "La Planète des Singes", "L'Age de Cristal", etc... Autant d'échecs ! On mettra de côté "Un Sherif à New York" d'une longévité peu commune, 7 ans !

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Peut être aussi les téléspectateurs de l'époque n'ont-ils pas été convaincus par l'alternance bien visible entre les épisodes, ainsi que le téléfilm, tournés effectivement à New York, et ceux mis en boîte dans les studios Paramount à Los Angeles, disparité vraiment saisissante entre les épisodes "La Trompette du Temps" et "Un Traître Parmi Nous" qui profitent à plein de la grandeur de la mégapole newyorkaise, et les épisodes "L'Indien" et "Un Coin Secret" utilisant les décors de la rue principale construite au sein des studios Paramount, rue principale qu'un oeil attentif pourra observer pour constater que c'était la même qu'arpentait Joe Mannix dans ses enquêtes closes depuis avril 1975, "Mannix" faisait partie des grandes productions télévisuelles tournées à la Paramount tout comme "Serpico"...

Peut être enfin n'ont-ils pas été séduits par les intrigues développés par les consultants aux scénarios, au nombre de 4 sur la totalité des 15 épisodes plus le téléfilm (Irving Pearlberg, Richard Danus, Don Carlos Dunaway, William Kelley). C'est un jugement que l'on peut partager pour l'épisode "Un Coin Secret" dont l'intrigue est un peu faiblarde et difficilement crédible (notamment quand la jeune femme policière victime d'une agression sexuelle parvient à continuer son travail contre vents et marées). Par contre, c'est un constat qui n'est plus recevable pour le reste de la série qui est globalement d'une grande qualité.

Il vous reste désormais à redécouvrir "Serpico" pour vous faire votre propre opinion si tant est qu'une chaîne française la rediffuse...

 

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DAVID BIRNEY EST FRANK SERPICO

Né le 23 avril 1939 dans la ville de Washington, David Birney n'a découvert qu'à l'âge de 10 ans que son père avait été un agent du F.B.I. Pendant ses années d'études, il intègre le département de Théâtre de l'U.C.LA. Au début des années 60, il est incorporé dans l'armée américaine pendant la guerre du Viêtnam. David Birney y intègre la compagnie chargée de remonter le moral aux troupes en donnant des spectacles pour les soldats en permission.

En 1965, il fait ses débuts au théatre dans l'Etat de Virginie. Deux ans après, il travaille au Festival Shakespeare de Joe Papp, puis débute dans la production Summertree de Brodway. Son premier engagement régulier dans le monde des séries télévisées concerne le programme "Love is Many Splendored Thing" diffusé par CBS entre 1967 et 1973, et où il incarne le rôle de Mark Eliott au cours de la saison 69/70. 

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Au début des années 70, David Birney décroche le rôle d'un chauffeur de taxi d'origine juive juif dans le sitcom : "Bridget Love Bernie", créée par Bernard Slade, et qui est programmé du 16 septembre 1972 au 03 mars 1973 toujours pour le compte du réseau CBS. En 1974 il se marie avec Meredith Baxter sa complice dans la série "Bridget Love Bernie". Il resteront marier pendant presque 20 ans. Il participe ensuite en tant que vedette invitée à de nombreux épisodes de séries ainsi que des téléfilms, ce qui lui permet d'accepter de grands rôles au théatre en acceptant des cachets plus modestes.

Il bénéficie une nouvelle fois d'un engagement de longue durée pour "The Adams Chronicles", en 1976 (une série de prestige comptant 13 épisodes que l'on a vus en France en septembre 1979); puis c'est au tour de "Serpico" au cours de la saison 1976/1977. Dans les années 80, il participe à la série "St. Elsewhere", créée par Joshua Brand et John Falsey (et qui a révélé au grand public le comédien Denzel Washington), dont il tourne 22 épisodes, au cours de la saison 1982/1983, dans le rôle du Docteur Ben Samuels.

 

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TOM ATKINS EST LE LIEUTENANT SULLIVAN

Né le 13 novembre 1935 à Pittsburgh, Tom Atkins fait partie de ces gueules que l'on aperçoit régulièrement au détour d'un épisode de série mais aussi d'un bon film de pure cinoche tel que "Fog" mis en scène par John Carpenter, en 1980, ou "New York 1997" du même Carpenter l'année suivante. On l'a vu également dans le rôle de Michael Hunsaker dans "L'Arme Fatale" de Richard Donner en 1987 ou bien encore dans "Piège en Eaux Troubles", en 1993, aux côtés de Bruce Willis.

Tom Atkins a débuté sa carrière dans l'excellent polar "Le Détective" de Gordon Douglas avec Frank Sinatra. Hormis "Serpico", son autre participation régulière à une série télévisée concernait le rôle du lieutenant Diehl dans 8 épisodes de "200 dollars plus les frais" avec James Garner, entre 1974 et 1977.

 

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FICHE TECHNIQUE

Développée par : Robert Collins

Producteurs : Emmet G. Lavery, Jr, Don Ingalls, Barry Oringer

Producteurs associés : Arthur E. McLaird, Michael P. Schoenbrun

Basé sur le livre de : Peter Maas

Consultants aux scénarios : Irving Pearlberg, Richard Danus, Don Carlos Dunaway, William Kelley

Supervision du script : Julius Miliman

Directeurs de la photographie : Donald M. Morgan (pilote), Howard Schwartz, Sy Hoffberg

Assistants-réalisateurs : Bill McGarry (pilote), William Luthaker, Bob Bender

2è assistant-réalisateur : Kim Manners (pilote)

Thème musical : Elmer Bernstein

Musique : Robert Drasnin, Lyn Murray

Mixage : Nick Gaffey (pilote)

Montage : Patrick Kennedy (pilote), Neil MacDonald, Gerald J. Wilson

Montage son : Howard Beale (pilote), Bruce Schoengarth, Fred Stafford

Montage musique : Robert Krueger

Directeurs artistiques : Bill Caplan, Frank T. Smith (pilote), Robert E. Smith, Stephen Myles Berger

Décors : Lou Hafley (pliote), Harry Gordon, Tom Pedigo

Maquillage : Thomas Miller

Costumes hommes : Thomas Welsh

Costumes femmes : Vi Alfred (pilote), Francine Jamison-Tanchuck

Coiffures : Caryl Codon (pilote), Carolyn Elias

Casting : Harris & Kleinman

Coordination des cascades : Frank Orsatti

Cascadeurs : Dick Cangey, Michael Masters, Bob Minor

Conseiller technique : Steve Allie Collura

Véhicules fournis par : The Ford Motor Company

Production : Emmet G. Lavery Jr. Productions, Paramount Network Television (1976)

 

LE GUIDE DES EPISODES

Dernière mise à jour : ( 02-07-2014 )
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 70

Les Professionnels avec Gordon Jackson, Martin Shaw, Lewis Collins. Guide des épisodes.

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Une série créée par Brian Clemens.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : London Weekend Television / Mark 1 Productions. 

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 60

La Nouvelle Equipe avec Tige Andrews, Michael Cole, Peggy Lipton. Guide des épisodes.

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Une série créée par Sammy Hess, Buddy Ruskin, Danny Thomas et Aaron Spelling.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : ABC Television / Spelling-Thomas Productions.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 50

Au Nom de la Loi avec Steve McQueen. Guide des épisodes. Saison 2.

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Une série créée par Vincent Fennelly.

Un guide conçu par Thierry Le Peut.

Crédits photographiques : Four Star Films, Inc. / Malcolm Enterprises, Inc / CBS Television.

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CONSULTEZ NOS ARCHIVES

Les archives du Magazine des Séries.

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Un index conçu par Christophe Dordain.

Dernière mise à jour le 02 janvier 2017.

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ARCHIVES RADIO

Dominique Paturel dans Le Magazine des Séries sur Radio Campus Lille le 26 janvier 2013.

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Un événement radiophonique en collaboration avec Jean-Luc Vandiste.

Le 26 janvier 2013 sur Radio Campus Lille.

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