VISITEURS ACTUELS

ACTEURS TV

Paul Michael Glaser

Image

Un portrait et une galerie conçus par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : ABC Television.

Lire la suite...
 

ACTRICES TV

Farrah Fawcett.

Image

Farrah Fawcett (1947/2009)

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : ABC Television.

Lire la suite...
 

REALISATEURS TV

George McCowan.

Image

Les grands réalisateurs de séries télévisées.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Lire la suite...
 

PRODUCTEURS TV

David Gerber

Image

Un portrait conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : NBC Television / CBS Television / David Gerber Productions.

Lire la suite...
 

FILMS TV

Enlèvement par Procuration avec Robert Culp, Angie Dickinson, Eddie Albert, June Allyson.

Image

Un téléfilm réalisé par Corey Allen.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Groverton Productions / Universal Television.

Lire la suite...
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 2010

Body of Proof avec Dana Delany, Jeri Ryan, Nicholas Bishop. Guide des épisodes.

Image

Une série créée par Chris Murphey et Matt Gross.

Un guide conçu par Noah Ward.

Crédits photographiques : ABC Television.

Lire la suite...
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 2000

Boomtown avec Donnie Wahlberg, Neal McDonough, Mykelti Williamson. Guide des épisodes.

Image

Une série créée par Graham Yost.

Un guide conçu par Julien Leconte.

Crédits photographiques : NBC Television / Dreamworks.

Lire la suite...
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 80

Automan avec Chuck Wagner, Desi Arnaz, Jr, Robert Lansing. Guide des épisodes.

Image

Une série créée par Glen A. Larson.

Un guide conçu par Thierry Le Peut avec le concours de Dariush Rowlands et Lisa D.Jenkins.

Crédits photographiques : Twentieth Century Fox Television / ABC Television.

Lire la suite...
 
Sliders avec Jerry O’Connell, John Rhys-Davies, Sabrina Lloyd, Ckeavant Derricks. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Sébastien Fosse   
19-05-2015

Image

 Une série créée par Tracy Tormé et Robert K. Weiss

Un dossier conçu par Sébastien Fosse

Crédits photographiques : Universal Television, Fox Television, Sci-Fi

SLIDERS : LES MONDES PARALLELES

(1995-2000)
 
 
 
Image
 
 
« Et si on découvrait un passage vers des mondes parallèles ? Et si on pouvait glisser vers des milliers d’univers différents, se retrouver la même année, être la même personne, mais que tout le reste soit différent ? Et si on ne trouvait plus le chemin du retour ? ».
 
 
 
Image
 
 
 
PRESENTATION

L’aventure de « Sliders : les mondes parallèles » débute à San Francisco. Quinn Mallory, brillant étudiant en physique, mène d’étranges expériences dans son sous-sol. En tentant de créer une machine antigravité, il ouvre accidentellement un vortex, un passage donnant accès à un nombre infini d’univers parallèles. Animé par la curiosité scientifique, le jeune homme, équipé de son invention, le minuteur, tente un voyage vers l’inconnu. Bien que tout semble habituel au premier abord, Quinn va constater qu’il n’est effectivement plus chez lui : le Mexique est la première puissance d’Amérique, Elvis Presley et JFK sont toujours vivants, les voitures s’arrêtent au feu vert, et pire encore … Sa mère attend un enfant du jardiner.
 
De retour dans son univers, Quinn souhaite poursuivre son expérience scientifique et entraine son professeur de physique à l’Université, Maximilian Arturo, sa meilleure amie, Wade Wells, et par inadvertance, un chanteur, Rembrandt Brown, dans son périple. Malheureusement l’expérience scientifique tourne mal et le groupe se retrouve rapidement perdu dans l’espace-temps, contraint de « glisser » de mondes en mondes, de manière aléatoire, dans l’espoir de retrouver un jour leur propre univers.

C’est durant leur collaboration sur un projet de film intitulé « Messengers of Deception » pour Universal Studios que Tracy Tormé (« Star Trek : la nouvelle génération », « Odyssey 5 ») et Robert K.Weiss (« Dream On ») vont développer les bases de ce qui deviendra « Sliders ». « Je travaillais sur ce film avec Bob Weiss » explique Tracy Tormé. « J’attendais dans son bureau et il y avait un magazine avec deux terres, l’une à côté de l’autre. Je lisais à la même période un livre sur George Washington ». Cet ouvrage expliquait notamment comment ce personnage historique échappa de justesse à la mort durant une bataille. « Si une balle avait atteint son but, il aurait été tué » raconte Tormé. « Il n’y aurait eu ni révolution, ni Etats-Unis. Alors j’ai dit à Bob ‘J’ai une drôle d’idée pour une série’ ».
 
Les deux hommes vont rapidement se mettre d’accord sur un scénario, Robert K. Weiss souhaitant depuis longtemps exploiter le concept des univers alternatifs sur le petit écran. « Pendant des années je voulais faire une série sur les mondes parallèles » admet le co-créateur de la série. « J’étais un grand fan d’ « Au Cœur du temps » (1966) et les quelques épisodes de « La Quatrième Dimension » (1959) qui traitaient de réalités alternatives m’avaient frappé. Avec les années, il y a eu quelques séries traitant du voyage dans le temps, mais rien sur les univers parallèles ». Tracy Tormé et Robert K. Weiss conçoivent ainsi « Sliders » sur un ensemble d’uchronies, c'est-à-dire de relectures de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé. L’épisode pilote présente notamment aux téléspectateurs un univers où l’URSS a gagné la Guerre froide. D’autres scénarios, reposant sur ce modèle seront proposés dès la première saison.

Les deux créateurs de la série voient ainsi rapidement dans ce concept une occasion d’apporter, de manière divertissante, un regard critique sur notre propre société. Une formule d’ores et déjà employé avec succès à la télévision par Gene Roddenberry (« Star Trek ») et Rod Serling (« La Quatrième Dimension »). « Il faut voir Sliders comme une allégorie » explique Tracy Tormé au magazine Génération Séries en 2001. « L’allégorie est une manière puissante d’examiner une société en plaçant des histoires sur d’autres Terres. On s’en sort en montrant des choses qui en réalité sont des choses à propos de notre Terre et la façon dont on y vit. Je pense que j’ai souvent lutté contre le politiquement correct, dans presque tous les épisodes en utilisant cette philosophie ». La consommation de masse, les rapports hommes/femmes, les phobies, la téléréalité, font ainsi parti des sujets exploités au fil des épisodes de la série.
 
Remarquons que les sujet traités sont toujours poussés à l’exagération de telle manière à amuser le public et de le faire réfléchir aux éventuelles dérives qui pourraient menacées un jour nos sociétés. Dans ce contexte, « Sliders » se distingue d’autres programmes de Science-fiction en accordant une place prédominante à l’humour. « Dans sa conception originelle, et comme le prouve le pilote, l’humour était un des ingrédients caractéristiques de Sliders » explique Robert K. Weiss dans les colonnes de Génération Séries en 1999. « Tracy et moi pensions que ne pas se prendre au sérieux serait une des clés du succès de la série. Nous pensions que les différences de cultures des Terres parallèles était une source inépuisable de situations comiques ». Certains mondes explorés par les quatre « glisseurs » (Sliders en V.O.) dévoilent en effet aux téléspectateurs des situations pour le moins hilarantes. Ainsi, dans un « Monde sans Hommes », les quatre glisseurs sont confrontés à une Terre parallèle victime d’une guerre chimique et composée uniquement de femmes. Les rares hommes valides sont enfermés dans des camps et utilisés comme géniteurs en chaîne ! L’introduction d’un « Monde de dinosaures » nous dévoilera, quant à lui, un univers parallèle où la société a bannie le mensonge, en obligeant chaque individu à porter un collier infligeant une décharge électrique en cas de non respect de la loi ! Les réactions des quatre protagonistes à ses réalités alternatives contribuent eux-mêmes aux moments comiques de la série.

L’un des atouts de « Sliders » repose d’ailleurs sur ses personnages principaux. Tracy Tormé et Robert K. Weiss ont en effet eu la bonne idée de réunir quatre individus que tout oppose, tant par leur caractère que par leur parcours. Si Quinn, Rembrandt, Wade et le Professeur se lient rapidement d’amitié, cela ne les empêche nullement d’exprimer quotidiennement de grandes divergences d’opinions tout au long de la série. Chacun a en effet son propre avis sur la glisse, sur les cultures rencontrées et les différents défis à relever. L’identification des téléspectateurs aux personnages est d’autant plus facilitée que seuls les personnages de Quinn Mallory et du Professeur Arturo sont des scientifiques. Le chanteur, Rembrandt Brown, et l’étudiante en poésie, Wade Wells, apportent un équilibre au groupe et soulèvent souvent des questions que peuvent se poser eux-mêmes les téléspectateurs.

C’est dans cet état d’esprit que « Sliders » sera présenté au grand public sur Fox Television à partir du 22 mars 1995 (et l’année suivante sur M6 pour la France). Chaque semaine, les glisseurs visiteront une nouvelle Terre, dans l’espoir de rentrer un jour chez eux.
 
 
 
Image
 
 
 
L’EVOLUTION DE LA SERIE

Une aventure télévisuelle


Composée de cinq saisons, soit 88 épisodes, la série de Tracy Tormé et Robert K. Weiss connaîtra un destin particulièrement mouvementé. Ainsi, dès la première saison, la Fox décidera au détriment de ses créateurs de ne pas suivre l’ordre de production des épisodes. L’objectif des dirigeants de la chaîne vise à assurer la fidélisation des téléspectateurs. Malheureusement, cette décision nuira quelque peu à la cohérence des premiers épisodes. En effet, à l’origine, « Sliders » était construite sur un modèle proche de la série « Au cœur du temps » (1966). Chaque épisode se focalisait sur la découverte d’un nouveau monde, le dénouement étant réservé à l’introduction du prochain épisode. Mais face aux méthodes de diffusions de la chaîne, ce schéma sera finalement abandonné afin de pouvoir présenter les aventures des glisseurs dans n’importe quel ordre. Quoiqu’il en soit, les épisodes sont d’excellente facture. La saison atteindra son apogée avec son dernier épisode intitulé « Un monde parfait » présenté au premier abord comme une utopie. Son scénariste, Jon Povill, sera récompensée par un prix lors des Environmental Media Awards pour y avoir traité le problème de la croissance démographique.

Après ces neuf premiers épisodes, la série est renouvelée de justesse grâce au soutien massif de ses fans. Tracy Tormé souhaite profiter de cette nouvelle saison pour aborder de nouvelles idées et orienter la série davantage vers la Science-Fiction. Il subira malheureusement de nombreuses oppositions de la part de la chaîne Fox Television. « L’un des problèmes sur la série pour moi, et l’une des raisons pour lesquelles je suis parti, c’est qu’aucun des dirigeants de la chaîne ne comprenait ce qu’était la série » explique Tracy Tormé dans une interview accordée pour le guide officiel de « Sliders ». « Dès le début de la seconde saison, j’ai présenté l’idée des Kromaggs ». Le scénariste décrit ces personnages comme des êtres venant d’un monde où l’homosapiens n’a pas vu le jour. Sur l’échelle de l’évolution, ces êtres sont donc nos lointains cousins. « J’ai dit profitons en pour créer des ennemis aux glisseurs. Ils ont également la technologie de la glisse mais l’utilisent pour conquérir. Je leur ai proposé un script mais ils n’en voulaient pas ». A force de persévérance, Tracy Tormé finira par parvenir à produire cet épisode intitulé « Un monde d’envahisseurs ». Il en signera d’ailleurs deux autres (« Un Monde Mystique » et « Un monde de renommée»). Malheureusement, sa vision de la série ne semble pas être unanimement appréciée par la production. « J’ai projeté Un monde d’envahisseurs au nouveau producteur exécutif (Alan Barnette), et il m’a dit : ‘Et bien, c’est tout à fait le type d’épisodes que l’on ne devrait pas produire cette année. (…) ‘C’est trop sombre et trop opposé aux valeurs familiales’. Quand j’ai entendu cela, j’ai réalisé que nous n’avions pas du tout la même conception de la série ». Globalement, les treize épisodes de cette seconde saison sont de bonne qualité et dans la continuité de la première. Les personnages de la série s’étoffent peu à peu (surtout Wade) et les scénarios s’avèrent souvent inventifs. Le dernier épisode de la saison présentera notamment aux téléspectateurs, un monde où la « flèche » du temps ne se dirige pas vers l’avenir… Mais plutôt vers le passé. Un concept parfaitement digne de « Star Trek » (1966).

La crise

Après ces deux saisons cohérentes, « Sliders » prend un tout nouveau virage durant sa troisième année sur la Fox. Le tournage est délocalisé de Vancouver vers Los Angeles. Tout comme « The X-Files » (1993), la différence est immédiatement perceptible à l’écran. L’atmosphère fraîche et pluvieuse des premières saisons laisse place aux décors ensoleillés de la Californie. L’objectif de la chaîne est de rapprocher l’équipe de la série des décideurs, beaucoup de recommandations de la Fox ayant été ignorées durant les deux premières saisons. De plus, si « Sliders » connaît une hausse significative de son budget, ses scénarios eux sont sensiblement moins originaux qu’auparavant (Tracy Tormé ne signe qu’un seul épisode sur les 25 commandés).
 
La Fox, qui a investi beaucoup plus d’argent dans les nouveaux épisodes, souhaite toujours élargir son audience. La consigne est donc d’attirer de nouveaux téléspectateurs en s’inspirant de fictions cultes ou à la mode du moment. « Sliders » se rapproche tour à tour de « Twister », « Mad Max », « La Mutante », « La Machine à explorer le temps » et « L’île du Dr Moreau » au grand désespoir de John Rhys-Davies, l’interprète du Professeur Arturo. L’acteur manifestera en effet à plusieurs occasions son mécontentement face au manque de créativité tout au long de la série : « La seule limite c’est l’imagination des scénaristes » remarque l’acteur. « Je pense que Tormé est la seule personne qui avait un intérêt pour la Science-Fiction. Il semble avoir maintenant quitté le navire. Le scénariste en chef que nous avions l’an dernier ne semblait être intéressé qu’à faire la propagande de l’Union Américaine pour les Libertés Civiles ». L’acteur regrettera également le détournement de « Sliders » de la Science-Fiction vers le Fantastique « Il y a une différence sensible entre le public d’un programme Science-Fiction et de Fantasy (…) « Nous avons fait un épisode copiant le film « Le dragon du lac de feu » (1981) dans lequel Arturo tue Quinn puis le ramène à la vie en faisant appel aux pouvoirs magiques d’une femme. Tout fan de science-fiction se dit immédiatement « Attendez. C’est une série pour enfant et non un programme de science-fiction ». La semaine suivante, bien sûr, nous avons perdu trois points d’audience. Et ce public n’est jamais revenu ».
 
Certains épisodes sont pourtant de bonnes factures (« Un monde sans ressource », « Un monde retrouvé », « Un monde de justice médiatique » ou « Un monde endetté ») et reprennent la formule originale du show. Mais globalement, la série commence à donner un sentiment de déjà-vu. Le pire arrivera lorsque John Rhys-Davies sera évincé de la production. Le Professeur Arturo, pilier de la série, disparaît dans le double épisode intitulé « Un monde d’exode ». Il sera remplacé par l’actrice Kari Wuhrer dans le rôle d’une militaire, Maggie Beckett.
 
L’introduction de l’actrice a principalement pour objectif de modifier la dynamique du groupe en provoquant plus de tensions entre les personnages. Le fil rouge de l’intrigue change également. Les glisseurs sont désormais à la poursuite d’un colonel, tueur en série, glissant de mondes en mondes et possédant dans son minuteur les coordonnées de leur propre Terre. « Sliders » termine sa saison de manière surprenante en mettant en scènes des monstres en tout genre : zombies, vampires, hybrides, serpents et aliens.
 
 
 
Image
 
 
 
Changement de cap

Après cette troisième saison très mouvementée, la Fox envisage brièvement la production de 13 nouveaux épisodes centrés uniquement sur les personnages de Quinn et Maggie. La chaîne finit par abandonner ce projet en annulant tout simplement la série. « Sliders » sera finalement rachetée par Sci-Fi Channel. Malheureusement, le transfert de chaîne s’accompagne du départ de l’actrice Sabrina Lloyd, l’interprète de Wade Wells.
 
De nombreux départs ont également lieu derrière la caméra. Parmi l’équipe de production de la troisième saison, seul le producteur exécutif David Peckinpah reprendra du service. Il s’entoure de Jerry O’Connell, Bill Dial et Marc Scott Zicree. L’objectif est simple : se détacher de l’état d’esprit de la précédente saison : « J'avais l'impression que la Fox avait littéralement saccagé la série » explique Marc Scott Zicree. « Les intrigues n'étaient que des parodies de films, les personnages ne faisaient rien sauf se chamailler, et les histoires n'avaient plus grand sens. Lorsque je suis arrivé sur Sci-Fi Channel, mes priorités étaient d'amener la série à utiliser son plein potentiel, à savoir : faire des histoires originales, en les puisant dans une science-fiction spéculative, pour rendre les personnages dévoués aux autres, et rendre le personnage de Maggie plus solide et plus crédible. Egalement pour toucher la communauté de scénaristes de science-fiction en général, et les inviter à se joindre à nous. Les scénaristes de Star Trek, David Gerrold, Michael Reaves, Richard Manning et D.C Fontana, ont été de ceux qui ont accepté notre proposition ».
 
Dans ce contexte, de nombreux changements sont opérés au niveau de l’intrigue générale de la série. Dès le premier épisode, « Un monde sous tutelle », les Sliders découvrent que leur Terre d’origine a été envahie par les Kromaggs et que Quinn est en réalité originaire d’un monde parallèle. Les glisseurs reprennent donc leur voyage à la recherche de la Terre d’origine de Quinn dans l’espoir d’y trouver une arme pour anéantir les envahisseurs. L’absence de Wade est par ailleurs comblée par l’intégration d’un tout nouveau personnge : le frère de Quinn Mallory, incarné par Charlie O’Connell. « Nous savions en commençant la quatrième saison que Charlie, le frère de Jerry, allait jouer dans 17 des 22 épisodes. Comme ils se ressemblaient assez, il paraissait logique de le faire interpréter le rôle du frère de Quinn » précise Marc Scott Zicree. « Le défi était de créer un personnage qui ne se serait pas contenté d'être un second Quinn, mais qui aurait apporté une nouvelle personnalité au sein du groupe. Nous avons passé plusieurs mois à nous battre pour trouver des idées. Finalement, David Peckinpah a lancé "Et pourquoi pas un monde amish ?". Nous avons tous immédiatement adhéré à cette idée; Charlie avait une douceur naturelle et le fait que Colin soit un jeune innocent originaire d'un monde sans technologie lui permettait de poser beaucoup de questions, qui nous aidaient à expliquer le pourquoi du comment des différents mondes dans lesquels nous nous embarquions. Aussi, comme Arturo était parti, nous démarquions son comportement dans une histoire donnée entre Quinn et Remmie. Ainsi, Quinn devint plutôt l'expert en sciences et Remmie le sage conseiller, l'adulte plus âgé ».

Tournés essentiellement dans les studios Universal pour des raisons budgétaires, ces nouveaux épisodes s’avèrent de meilleure facture que les derniers de la troisième saison. Certains renouent même avec l’humour et la satire sociale des deux premières saisons de la série. Toutefois, de nombreux amateurs de la série reprocheront la multiplication des intrigues autour des Kromaggs (désormais assimilés à des Nazis à la manière de « V » - 1983) et du vide laissé par le départ de John Rhys-Davies et Sabrina Lloyd.

La fin de l’aventure

Suite au succès de la série en termes d’audimat, Sci-Fi Channel va décider de produire 18 épisodes supplémentaires dans l’objectif de conclure « Sliders ». Néanmoins, à la surprise des téléspectateurs, Jerry O’Connell et son frère y seront absents. Des conflits durant la renégociation de leur contrat les ont conduits à quitter la série. Pour combler ce vide, deux nouveaux personnages sont intégrés aux côtés de Rembrandt et Maggie. Malheureusement, sans son interprète principal, la série perd beaucoup d’intérêt pour les fans. L’introduction de Diana et Mallory ne permet pas de retrouver l’alchimie qui existait entre les acteurs originaux. De plus, les scénaristes finissent eux-mêmes par se perdre dans la multiplication des intrigues même si quelques épisodes sont dignes d’intérêt : « Un monde de fluctuations quantiques », « Un monde de crédits illimités »,  ou « Un monde de créativité proscrite ».

Pour conclure la série, le scénariste Keith Damron évoquera lors d’un échange sur internet, un final à gros budget, dans lequel les glisseurs livreront une bataille épique contre l’envahisseur Kromagg sur la Terre première. Il n’en sera finalement rien. La série s’achèvera finalement, avec l’épisode « Un monde de fans » en février 2000 alors que de nombreuses questions restent en suspens.

Face à ses multiples bouleversements, « Sliders » apparaît donc comme une série relativement inégale. Elle reste pourtant particulièrement savoureuse, surtout durant ses deux premières saisons. L’originalité du concept, l’intelligence de certains scénarios et l’interprétation des quatre acteurs originaux livrent de bons moments de télévision. Cela mérite bien un détour vers les mondes parallèles.
 
 
 
Image
 
 
 
LES PERSONNAGES ORIGINAUX

Quinn Mallory (Jerry O’Connell) :

Quinn est un véritable « petit génie ». Etudiant à l’Université de Californie, il passait son temps à mener des expériences scientifiques dans sa cave avant de découvrir accidentellement la glisse. Perdu parmi un nombre infini d’univers parallèles, il se sent responsable du sort de ses compagnons et est prêt à tout pour les ramener sur leur Terre.

C’est en 1986 avec le film « Stand By Me » de Rob Reiner que Jerry O’Connell va être découvert du grand public à l’âge de 12 ans dans le rôle de Vern. Sur le petit écran, il jouera par la suite le rôle principal de la série « Mon plus beau secret » de 1988 à 1991 (72 épisodes) diffusée en France sur la défunte chaîne la Cinq. Plus récemment, il s’est investi dans les séries « Preuve à l’appui » (2002) dans le rôle du Détective Woody Hoyt ou de l’éphémère « The Defenders » (2010) aux côtés de James Belushi.
 
 
Wade Wells (Sabrina Lloyd) :

Etudiante en poésie et employée dans un magasin d’informatique, Wade apprécie véritablement l’aventure de la glisse. D’une nature romantique, elle s’opposera régulièrement au raisonnement scientifique de Quinn et du Professeur Arturo tout au long de la série. La jeune femme tient un journal intime dans lequel elle décrit les mondes explorés avec ses amis.

Sabrina Lloyd débute sa carrière à l’âge de 12 ans dans la comédie musicale Annie. Au cinéma, elle aura notamment l’occasion de jouer la fille de Patrick Swayze dans le film « Un père en cavale » (1993). Après « Sliders », les téléspectateurs la retrouveront dans les séries « Sports Night » (1998) et dans quelques épisodes de la série « Num3st » (2005). Elle s’investira par la suite dans de nombreux films indépendants.


Professeur Maximillian Arturo (John Rhys-Davies) :

Originaire de Grande-Bretagne, Maximillian Arturo était professeur d’ontologie et de Cosmologie à l’Université de Californie avant d’être embarqué dans la glisse. D’un naturel grincheux, il voit avant tout la glisse comme une expérience scientifique avant de se laisser porter peu à peu par l’aventure. La richesse de son savoir sera utilisé à maintes reprises pour sauver ses compagnons.

John Rhys-Davies s’est illustré au cours de sa carrière dans de nombreuses grosses productions : « Les aventuriers de l’Arche perdue » (1981), « Indiana Jones et la dernière croisade » (1989), « Tuer n’est pas jouer » (1987), et la trilogie du « Seigneur des anneaux » (2001). Sur le petit écran, les téléspectateurs ont notamment pu le voir dans « Shogun » (1980), « Le Procès de l’Incroyable Hulk » (1989), « Les contes de la crypte » (1991) ou « Star Trek : Voyager » (1998). Il reste aujourd’hui très actif et fera une apparition dans la seconde saison de « Metal Hurlant » (2014).


Rembrandt Brown (Cleavant Derricks) :

Victime innocente de la glisse, Rembrandt était tranquillement au volant de sa Cadillac quand le Vortex l’a accidentellement aspiré. Chanteur de Rythm and Blue, sous le nom du Charmeur, il en veut énormément à Quinn de l’avoir entraîné dans cette aventure. Au fil des épisodes, il se montera particulièrement courageux face aux multitudes épreuves de la glisse.

Cleavant Derricks, Jr. naît dans un milieu musical. Il débute sa carrière à la fin des années 1970 et se voit récompensé par un Tony Award pour sa prestation dans la comédie musicale Dreamgirls. Avant de « glisser », Il joue dans quelques séries télévisées telles que « Deux flics à Miami » (1985), « Equalizer » (1986), « Clair de Lune » (1987) et « Roseanne » (1989). Des quatre acteurs originaux de « Sliders : les mondes parallèles », il sera le seul à rester jusqu’à la fin de la série. Plus récemment, les téléspectateurs ont pu le retrouver dans « Charmed » (2000) et « Cold Case – affaires classées » (2007).
 
 
 
Image
 
 
 
FICHE TECHNIQUE

Scénaristes : Chris Black (12 épisodes, 1998-2000), Scott Smith Miller (8 épisodes, 1995-1998), Bill Dial (8 épisodes, 1998-2000), Tony Blake (7 épisodes, 1996-1997), Paul Jackson (7 épisodes, 1996-1997), Keith Damron (6 épisodes, 1998-2000), Tracy Tormé (6 épisodes, 1995-1996), Josef Anderson (5 épisodes, 1996-1997), Nan Hagan (5 épisodes, 1996-1997), David E. Peckinpah (5 épisodes, 1997-1999), Marc Scott Zicree (5 épisodes, 1998-1999), Jon Povill (3 épisodes, 1995-1996), Eleah Horwitz (3 épisodes, 1996-1997), Steve Brown (3 épisodes, 1996), Steve Stoliar (3 épisodes, 1997-1999), William Bigelow (3 épisodes, 1998-1999), Jacob Epstein (2 épisodes, 1995-1996), Richard Manning (2 épisodes, 1998) Tim Burns (2 épisodes, 1999-2000), Robert Masello (2 épisodes, 1999), Jennifer McGinnis (2 épisodes, 1999), Janét Saunders (2 épisodes, 1999)

Réalisateurs : Richard Compton (12 épisodes, 1996-1999), David E. Peckinpah (7 épisodes, 1997-2000), Jerry O'Connell (5 épisodes, 1997-1999), Reza Badiyi (5 épisodes, 1998-1999), Jim Johnston(4 épisodes, 1996-1997), Oscar L. Costo  (4 épisodes, 1996), Vern Gillum (3 épisodes, 1995-1996), Paris Barclay (3 épisodes, 1996-1997), Jefery Levy (3 épisodes, 1996-1997), Adam Nimoy (3 épisodes, 1996-1997), Jeff Woolnough (3 épisodes, 1997-1999), Paul Lynch (3 épisodes, 1998-1999), Mario Azzopardi (2 épisodes, 1995), Allan Eastman (2 épisodes, 1996-1997), Robert M. Williams Jr (2 épisodes, 1998-1999), David J. Eagle (2 épisodes, 1999), Peter Ellis (2 épisodes, 1999), Robert A. Hudecek (2 épisodes, 1999)

Créée par : Tracy Tormé et Robert K. Weiss

Producteurs exécutifs : Robert K. Weiss, Tracy Tormé, John Landis, Leslie Belzberg, Jacob Epstein, Alan Barnette, David E. Peckinpah

Producteurs : Mychelle Deschamps, Chris Black, Richard Compton, Edward Ledding , Jerry O'Connell, Marc Scott Zicree, Paul Cajero

Thème musical
: Stephen Graziano et Danny Lux

Musique : Dennis McCarthy, Mark Mothersbaugh, Anthony Marinelli

Montage : Casey Brown, Stewart Schill,  Michael B. Hoggan,  M. Edward Salie,  Leon Seith, Tammis Chandler, Alan L. Shefland, Brian L. Chambers, Ron Spang, Bill Zabala, Benjamin D. Stokes, Paul Fontaine

Montage son : Kyle Wright, Robb Navrides

Directeurs artistiques : Décors: Natalie Pope, Debra Combs, Peter Hinton, Robert Davidson, Andrea French

Costumes
: Karen Patch, Jacqueline Saint Anne, Barbara Inglehart, Susan De Laval, Christina McQuarrie

Assistants- réalisateurs : Suzanne Geiger, Robert M. Williams Jr, James Dillon,  Richard Coad, David McWhirter, Mick MacKay, Bruce Humphrey,  Julia Done, David D'Ovidio, Allan Harmon, Mark D. Currie, Richard Flower, Anthony Atkins, Wendy Peterson, Janet Van Etten, Tomaz Remec          

Effets spéciaux
: Mark Lilienthal, William H. Schirmer, Rory Cutler, David Simmons,  Michael Blacklock, David Allinson, Ronald W. Mathews, Bill Kent, Mark Breakspear, Mark Ellis, Ken Stranahan,  Eric Alba, Jim Finn, Mark Kochinski, Eric Barba; John F.K. Parenteau, Tony Stutterheim,  John Allison, Robert D. Bailey, Susan A. Jones, David R. Hardberger

Coordinations des cascades
: Gary Baxley, J.J. Makaro, Hubie Kerns Jr, Tony Morelli

Cascadeurs : Brian Avery, Yves Cameron, Alex Madison, Koby Azarly, Jennifer Badger, Katharine Edmonson, Brent Fletcher, Karin Silvestri, Mark Stefanich, Brian J. Williams,  James Bamford, Stanton Barrett, Duane Dickinson, Bill Edwards, Tanner Gill, Corry Glass, Dave Hospes, David Jacox,  Scott Leva, Jeff Mosley,  Scott Nicholson, Chris O'Hara, Steve Rizzo, Jacob Rupp, Ally Warren

Production : St Clare Entertainement en association avec Universal Television (1995/2000)
 
 
 
Image
 
 
 
LE DOUBLAGE

Doublage : Version française Studio Lincoln

- QUINN MALLORY: doublé par Thierry Wermuth (Dawson Leery dans « Dawson », Cade Foster dans « First Wave », Costa dans « Hartley cœur à vif »)

- PROFESSEUR ARTURO : doublé par Jean-Claude Sachot (Zathras dans « Babylone 5 »)

- REMBRANDT BROWN : doublé par Jérôme Keen de la première à la troisième saison (Adam MacArthur dans « Le Visiteur », Hercule dans la série du même nom) et Bruce Magne de la quatrième à la cinquième saison (Larry Moss dans « 24 heures chronos »)

- WADE WELLS : doublée par Barbara Tissier (Chiana dans « Farscape », Penelope « Punky Brewster » dans « Punky Brewster »).

- MAGGIE BECKETT : doublée par Monica Lawinska (Deuxième voix de Rachel Green dans « Friends »).

- COLIN MALLORY : doublé par Cédric Dumont (Jin-Soo Kwon dans « Lost »).

- MALLORY : doublé par Xavier Fragnon (Johnny Smith dans « Dead Zone », Anthony « Tony » DiNozzo dans « N.C.I.S. »)

- DIANA DAVIS : doublée par Nathalie Karsenti (Nadia Yassir dans « 24 heures chronos »)
 
 
 
Image
Dernière mise à jour : ( 19-05-2015 )
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 70

Switch avec Robert Wagner et Eddie Albert. Guide des épisodes.

Image

Une série créée par Glen A. Larson.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : CBS Television / Larson Productions.

Lire la suite...
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 60

La Nouvelle Equipe avec Tige Andrews, Michael Cole, Peggy Lipton. Guide des épisodes.

Image

Une série créée par Sammy Hess, Buddy Ruskin, Danny Thomas et Aaron Spelling.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : ABC Television / Spelling-Thomas Productions.

Lire la suite...
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 50

Au Nom de la Loi avec Steve McQueen. Guide des épisodes. Saison 2.

Image

Une série créée par Vincent Fennelly.

Un guide conçu par Thierry Le Peut.

Crédits photographiques : Four Star Films, Inc. / Malcolm Enterprises, Inc / CBS Television.

Lire la suite...
 

CONSULTEZ NOS ARCHIVES

Les archives du Magazine des Séries.

Image

Un index conçu par Christophe Dordain.

Dernière mise à jour le 02 janvier 2017.

Lire la suite...
 

ARCHIVES RADIO

Stefanie Powers dans Le Magazine des Séries sur Radio Campus Lille le 22 janvier 2011.

Image

Un événement radiophonique à ne pas manquer en collaboration avec Jean-Luc Vandiste.

Le 22 janvier 2011 à 14h sur Radio Campus Lille.

Lire la suite...
 

RECHERCHEZ

SYNDICATION