VISITEURS ACTUELS

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ACTEURS TV

Peter Falk

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Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Universal Television.

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ACTRICES TV

Diana Rigg.

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Un portrait et une galerie conçus par Régis Dolle.

Crédits photographiques : ABC Television / Avengers Productions.

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REALISATEURS TV

Joseph Pevney.

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Les grands réalisateurs de séries télévisées.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

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PRODUCTEURS TV

Glen A. Larson

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Un dossier conçu par Christophe Dordain en hommage au producteur disparu le 14 novembre 2014.

Crédits photographiques :  Universal Television / NBC Television / ABC Television / Larson Productions.

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FILMS TV

La Main Noire de Victor Vicas avec Jean-Claude Bouillon, Pierre Maguelon, Jean-Paul Tribout.

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Une série produite par Robert Velin, Etienne Laroche et Roland Gritti.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Jean-Pierre Julémont / Télécip.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2010

Body of Proof avec Dana Delany, Jeri Ryan, Nicholas Bishop. Guide des épisodes.

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Une série créée par Chris Murphey et Matt Gross.

Un guide conçu par Noah Ward.

Crédits photographiques : ABC Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2000

Battlestar Galactica avec Edward James Olmos, Mary McDonnell, Jaimie Bamber. Guide des épisodes.

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Une série créée par Glen A. Larson et Ronald D. Moore.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Sci-Fi Channel.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 80

Superminds avec Courteney Cox, Mark Thomas Miller, Dean Paul Martin. Guide des épisodes.

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Une série créée par James D. Parriott. 

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Universal Television / NBC Television.

 

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Nip/Tuck avec Dylan Walsh, Julian McMahon. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Thierry Le Peut   
24-10-2015

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Une série créée par Ryan Murphy.

Un dossier conçu par Thierry Le Peut.

Crédits photographiques : TX Television.

NIP / TUCK

(2003/2010)

 

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Deux médecins spécialisés dans la chirurgie esthétique jonglent entre leurs patients de la clinique privée de Miami dans laquelle ils travaillent et leur vie privée mouvementée.

 

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Moins habitée par l’ombre et les nuances de gris qu’Urgences, Grey’s Anatomy se veut optimiste. Ce n’est pas toujours le cas de Nip/Tuck, qui prend ses quartiers dans une clinique privée dirigée par deux chirurgiens esthétiques, les docteurs Troy et McNamarra, à Miami. Loin de l’inexpérience des internes de Grey’s Anatomy, les médecins de Nip/Tuck sont parmi les plus compétents de leur profession et recrutent leur clientèle dans les milieux huppés et branchés de la ville.

On pourrait croire que pour eux tout est rose et vert, d’autant que McNamarra a une famille et une belle maison, et que son comparse conduit des voitures luxueuses et fréquente les boîtes à la mode. Mais les choses ne sont jamais si simples : la famille du premier est en train d’imploser lentement, et les frasques du second dissimulent une incapacité à assumer un passé difficile et un présent qu’il brûle plus qu’il ne le vit.

Quant à l’exercice de la chirurgie esthétique, la série nous le montre aux antipodes de l’image glamour qu’en proposent les magazines dédiés à la beauté artificielle : dans la salle d’opération, le corps n’est plus qu’un matériau sur lequel les médecins pratiquent un art plus proche de la charcuterie et de la boucherie que de la chirurgie aseptisée dont les magazines ne montrent que les meilleurs résultats. C’est l’envers du décor que nous montre, avec complaisance, la caméra de Nip/Tuck : la chair molestée, les peaux découpées, les os rabotés. Entre les mains des chirurgiens, le corps n’est pas une personne mais un motif, sur lequel ils dessinent au marqueur rouge les parties à corriger, celles qui font défaut, celles qui sont en excédent, celles qu’il faut retoucher.

L’archétype de cette opération est montré dans le premier épisode, lorsque Troy « retouche » au marqueur une femme séduisante qu’il a rencontrée la veille et avec qui il a passé la nuit ; sur son corps nu apparaissent désormais les « stigmates » repérés par l’œil intransigeant du praticien. Belle, cette femme n’obtiendra grâce à ses yeux qu’une fois qu’il l’aura rendue parfaite ; mais, dès l’opération effectivement réalisée, Galatée découvre que son Pygmalion l’a déjà délaissée.

Telle est la problématique du personnage de Troy : une quête de perfection absolue dont le médecin fait son fonds de commerce mais qui cache en vérité chez l’homme l’impuissance devant le monde tel qu’il est, et l’incapacité à accepter les gens tels qu’ils sont. Entre ses mains, la chirurgie esthétique devient l’art de disputer à la nature – à Dieu ? – le contrôle final sur la matière humaine.

McNamarra n’est pas si névrosé. Moins cynique et moins obsédé par la perfection, il exécute son travail avec la conscience d’un bon professionnel ; mais, tout autant que Troy, il reporte sur ce travail les préoccupations et les imperfections de sa vie privée. Son mariage bat de l’aile : les rêves d’étudiants qui l’ont conduit, avec Troy, à monter une clinique désormais réputée, ont en même temps réduit la femme dont ils étaient amoureux tous les deux à devenir une mère au foyer insatisfaite et frustrée qui brusquement ne supporte plus de n’être que l’épouse, et aspire à réaliser elle-même la réussite professionnelle à laquelle elle a renoncé.

Les trois personnages forment un triangle amoureux des plus classique : l’homme dépassé, la femme frustrée et l’« ami » rassurant mais, au fond, incapable d’apporter un nouvel espoir. De cette situation de base, dans laquelle chacun apporte ses propres carences, ses doutes, ses aspirations contradictoires, naissent la plupart des situations secondaires des épisodes de la série. Ce sont ses frustrations à la maison qui poussent McNamarra à changer sa manière de gérer la clinique, et ce sont elles aussi qui conditionnent souvent son attitude vis-à-vis des patients.

Les patients, justement, sont très importants dans la série. Rien d’étonnant, dans un programme axé sur la chirurgie esthétique, à ce que la différence soit l’un des thèmes majeurs. Les deux médecins ont à son égard des attitudes apparemment opposées mais finalement contradictoires : le plus « coincé » des deux, McNamarra, réagit parfois avec maladresse et étroitesse d’esprit, notamment lorsqu’un jeune transsexuel se présente à lui ; a contrario, Troy, qui semble plus ouvert et fréquente volontiers les milieux où certaine forme de différence est reine, adepte de surcroît des expériences sexuelles les plus variées, accueille avec plaisir les clients les plus excentriques.

L’un et l’autre, pourtant, sont placés au hasard des rencontres et des opérations, qui sont autant de défis, devant leurs propres difficultés à gérer la différence. Là où l’un veut tout corriger et vend volontiers la perfection, l’autre est pétri de doutes et cherche d’abord à savoir ce qui motive les patients, au point de vouloir qu’un psychologue soit présent à chaque entretien avec ceux-ci. Toujours, ce que la série montre et met en perspective c’est la difficulté à gérer la réalité, à assumer une personnalité dont le corps est l’image ; ce qu’elle dénonce, c’est l’erreur de croire que la « correction » de cette image suffit à résoudre tous les problèmes. Ainsi de ces jumelles qui pensent affirmer leur différence en changeant leurs corps et qui, après l’opération, réalisent qu’elles ne supportent pas de ne plus se reconnaître l’une dans l’autre.

Il y a évidemment plus à dire sur Nip/Tuck, qui est l’une des révélations de ces dernières saisons. La réduire à une réflexion sur l’être et le paraître est injuste et il faut en voir les épisodes pour apprécier les nuances par lesquelles scénaristes et réalisateurs font passer leur propos. Mais, ce qui est clair, c’est qu’en ayant choisi la même profession que Grey’s Anatomy, la chirurgie, Nip/Tuck se déroule dans un univers bien plus sombre et tragique, où chacun est, d’une manière ou d’une autre, prisonnier de lui-même sans qu’une morale rassurante vienne adoucir chaque fin d’épisode.

Du médecin au policier, il n’y a qu’un pas. L’un comme l’autre, sous le couvert de leur métier, approchent l’âme des gens qu’ils croisent et travaillent en même temps à explorer la leur. Certes, les séries de Bruckheimer, qu’il s’agisse des Experts, de FBI portés disparus ou de Cold Case, affaires classées (inspirée, même si le générique ne le mentionne pas, de la série canadienne Cold Squad, Brigade spéciale), ne sont pas construites autour des blouses blanches (ou bleues) – encore que les différentes équipes d’Experts exercent en laboratoire. Pourtant le « procédé » grossissant de ces séries médicales et policières est très similaire ; les unes comme les autres font passer par le prisme de leurs protagonistes un concentré remarquablement riche de ce qui compose les sociétés qui les produisent.

L’essentiel en effet n’est pas forcément dans la résolution d’une énigme, qu’il sagisse de retrouver une personne disparue, d’identifier un coupable ou de faire la lumière sur des événements vieux parfois de plusieurs dizaines d’années. Non, l’important est la charge humaine, émotionnelle, que comporte chaque affaire, et la nécessité dans laquelle sont les enquêteurs, ou l’opportunité qui leur est donnée, de mettre au jour une personnalité, un sentiment, un drame sur lequel s’est fondée l’affaire.

C’est là l’essence du policier comme de la fiction médicale, mais une essence que n’a pas toujours exploité la télévision : dans Cannon ou dans Starsky & Hutch, mais même dans nombre d’épisodes de Kojak, la structure primait sur les caractères et il n’était pas si courant de toucher « l’âme » d’une société ; de même les problèmes que Marcus Welby et son jeune assistant étaient chargés de résoudre chaque semaine s’inscrivaient dans un cadre que l’on jugerait aujourd’hui assez contraignant et restreint, imposé par une certaine frilosité des producteurs et des diffuseurs. La liberté de ton et de thèmes en vigueur dans les actuels programmes policiers et médicaux – mais pas uniquement – est sans commune mesure avec ce que l’on (s’)autorisait alors.

Ce que ces séries explorent aujourd’hui, c’est ce que nous appellons « la psyché de la cité », ou les ressorts plus ou moins cachés qui font agir l’Homme.

 

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Dernière mise à jour : ( 24-10-2015 )
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 70

Hawaii Police d'Etat avec Jack Lord et James MacArthur. Guide des épisodes. Saisons 4 à 6.

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Une série créée par Leonard Freeman.

Un guide conçu par Thierry Le Peut, Gérard Gouéry, Philippe Danon, Carol Coley, Teresa Fogarty, Mike Quigley et Karen Rhodes.

Crédits photographiques : CBS Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 60

Hawk, l'Oiseau de Nuit avec Burt Reynolds. Guide des épisodes.

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Une série créée par Allan Sloane.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Screen Gem Films / ABC Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 50

Aventures dans les Iles avec Gardner McKay. Guide des épisodes.

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Une série créée par James A. Michener.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Twentieth Century Fox Television / ABC Television.

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Les archives du Magazine des Séries.

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Un index conçu par Christophe Dordain.

Dernière mise à jour le 29 mai 2017.

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ARCHIVES RADIO

Caroline Beaune dans Le Magazine des Séries sur Radio Campus Lille le 26 décembre 2009.

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Un événement radiophonique à ne pas manquer en collaboration avec Jean-Luc Vandiste.

Le 26 décembre 2009 à 14h sur Radio Campus Lille.

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