VISITEURS ACTUELS

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ACTEURS TV

Paul Michael Glaser

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Un portrait et une galerie conçus par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : ABC Television.

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ACTRICES TV

Diana Rigg.

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Un portrait et une galerie conçus par Régis Dolle.

Crédits photographiques : ABC Television / Avengers Productions.

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REALISATEURS TV

Marvin J. Chomsky.

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Les grands réalisateurs de séries télévisées.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

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PRODUCTEURS TV

Glen A. Larson

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Un dossier conçu par Christophe Dordain en hommage au producteur disparu le 14 novembre 2014.

Crédits photographiques :  Universal Television / NBC Television / ABC Television / Larson Productions.

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FILMS TV

Enlèvement par Procuration avec Robert Culp, Angie Dickinson, Eddie Albert, June Allyson.

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Un téléfilm réalisé par Corey Allen.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Groverton Productions / Universal Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2010

Body of Proof avec Dana Delany, Jeri Ryan, Nicholas Bishop. Guide des épisodes.

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Une série créée par Chris Murphey et Matt Gross.

Un guide conçu par Noah Ward.

Crédits photographiques : ABC Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2000

Grey's Anatomy avec Katherine Heigl, Patrick Dempsey, Justin Chambers. Guide des épisodes.

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Une série créée par Shonda Rhimes.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Buena Vista Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 80

La Fièvre d'Hawaii avec Robert Ginty. Guide des épisodes.

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Une série créée par James D. Parriott.

Un guide conçu par Thierry Le Peut.

Crédits photographiques : Universal Television / MCA.

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Six Feet Under avec Michael C. Hall, Frances Conroy, Lauren Ambrose, Richard Jenkis. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Frédérick Lanoy   
07-07-2014

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Une série créée par Peter Krause et Alan Ball.

Un dossier conçu par Frédéric Lanoy.

Crédits photographiques : HBO.

SIX FEET UNDER

(2001/2006)

 

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Le père, parti chercher son fils à l'aéroport, est victime d'un accident et meurt au volant de sa voiture. Enfin, de son corbillard. Car l'homme, au-delà du chagrin, lègue ainsi à la famille éplorée la gestion de l'entreprise mortuaire qu'il laisse derrière lui. 

 

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Depuis quelques années, les séries télévisées américaines affichent un tel niveau de qualité que les gros blockbusters patauds sortant de la machine hollywoodienne finissent par faire pâle figure. Polar crépusculaire (Les Soprano, The Shield), fresque historique (Deadwood, Rome), fantastique (les 4400, Carnivale), chronique moderne (Desperate Housewives, Nip/tuck) ces séries se distinguent par une liberté de ton encore inimaginable il y a encore quelques années.

Dernière exemple en date : Over There, une sorte de Jarhead du petit écran sur la seconde guerre en Irak qui met en évidence le bourbier terrifiant dans lequel s’est mise l’armée US. Violente et parfois insupportable, le spectateur en prend plein la figure alors que le conflit fait encore rage. Cette surprenante prise avec l’actualité témoigne d’une intelligence rare et d’une volonté de prendre des risques sans censure ni compromis. Sidérante exemple de la vivacité des créateurs des séries : quelques jours après le 11 septembre 2001, les scénaristes de A la maison blanche ont immédiatement réagi et intégré ce drame à l’intrigue. Une audace incroyable qui a payé puisque les spectateurs ont suivi.

Le constat est alors clair : si les scénaristes du cinéma tremblent devant les producteurs eux-mêmes soumis à la puissante MPAA (Motion Picture Association of America), les auteurs de séries télévisées travaillant pour des chaînes payantes comme HBO ou CBS jouissent d’une incroyable liberté. Il suffit de comparer les outils de censure au cinéma avec ceux de la télévision pour s’en rendre compte.

Aux Etats-Unis, les dialogues d’un film tout public en salle doivent comporter un seul « fuck » sur toute la durée du métrage. A partir du deuxième, la sanction tombe puisque le film passe de PG 13 (œuvre déconseillée au moins de 13 ans) à R Restricted soit interdit au moins de 17 ans non accompagné. La MPAA est encore plus intransigeante sur l’érotisme puisque la moindre nudité explicite fait tomber le couperet du redouté rated R qui exclu les adolescents des salles obscures et privent les producteurs d’un précieux potentiel commercial. Or, cet organisme censeur tout puissant ne trouve aucun équivalent sur les tubes cathodiques américains. Et si certaines chaînes sont réputées très conservatrices (Fox), d’autres comme HBO se sont fait une spécialité de la série quatre étoiles qui n’a pas peur de traiter de sujets brûlants avec une liberté de ton absolue.

Parmi quelques pierres précieuses, Six Feet Under fait définitivement partie des joyaux de la couronne HBO. La saison 5, récemment éditée en zone 2 par Warner, permet à ceux qui en doutaient encore de prouver les immenses qualités d’une série exceptionnelle. Créée par Alan Ball, le scénariste oscarisé d’American beauty, Six Feet Under reprend des obsessions chères à son auteur dans un contexte très précis et quasiment inconnu du grand public : les pompes de funèbres. Ne pas en déduire que la série est pour autant déprimante car si la mort est rarement abordée sérieusement en tant que sujet principal au cinéma et encore plus à le télévision (voir les films d’action où 789 436 figurants meurent dans des explosions Michael Bayesque) l’écriture d’Alan Ball n’a rien de neurasthénique.

Car avant même la qualité du script, Six Feet Under impressionne par un humour distancié qui met immédiatement le spectateur à l’aise avec la nature d’un sujet délicat. Sans jamais verser dans la vulgarité, les scénaristes trouvent dès le premier épisode le bon angle pour attaquer le décès qui sera le déclencheur de toute la série : la mort du père Fisher. Un pilote entre gravité (la tristesse de perdre un être cher) et légèreté (les interventions post mortem du père Fisher sont irrésistibles) qui présente avec une efficacité remarquable des personnages d’une formidable richesse.

Si American Beauty s’achevait sur la mort du père, Six Feet Under commence sur la disparition de la figure paternelle et le trouble qui en découle. Perdu dans une vie où il ne trouve pas sa place, Nate, le fils prodigue, va devoir faire face à ses responsabilités tandis que son frère David gère comme il peut une affaire familiale au bord du rachat par des requins du commerce funéraire. Abasourdie par le deuil de son mari, Ruth Fisher entame une surprenante résurrection quand sa fille –Claire, l’artiste du clan- se cherche désespérément. Ces quelques personnages vont s’aimer, se déchirer et évoluer tout au long de 5 saisons riches en rebondissements et en drames.

Tout comme dans Les Soprano, Six Feet Under profite de son format télé pour prendre le temps de développer à fond la psychologie des protagonistes. Le coming out de David, les relations orageuses entre Nate et les femmes, l’inquiétant secret autour du frère de Brenda sont autant d’éléments dramatiques qui se mettent en place avec une étonnante cohérence. Très vite, le spectateur devient accro alors que la série est loin de fonctionner sur le mode haletant de 24 Heures Chrono, preuve irréfutable de la qualité intrinsèque des scénarios.

Six Feet Under étonne également à plus d’un titre par la diversité des sujets traités. Inauguré par une mort juste après le générique, chaque épisode présente un décès différent et donc une histoire différente. Le passé du défunt renvoie inévitablement les membres de la famille Fisher à leurs propres interrogations. L’épisode 6 de la première saison intitulé « La Chambre » voit ainsi un vieil homme enterré sa femme après 50 ans de vie commune tandis que Nate découvre une facette inattendue de la vie de son père (il fumait de la marijuana dans une petite pièce à l’écart des tracas de la maison familiale). Dans une scène inoubliable, le fils s’imagine une conversation avec son défunt père en espérant découvrir quel homme se cachait derrière le croque mort. La réponse est terrible : « Je suis mort. Ces questions, il fallait me les poser avant. » En parallèle, le vieil homme parle à Nate de l’amour qui l’unissait avec sa femme « Tu sais que dalle » et rappelle qu’il faut vivre sa vie intensément car chaque seconde peut être la dernière. Ces multiples connections entre les intrigues lient le personnel et l’universel, l’individu au groupe et le spectateur à la série. Impossible en effet dans cette incursion chez les Fisher de ne pas voir un miroir tendu vers nos propres interrogations. Des questions sur la mort certes, mais aussi sur l’amour, le sexe, le travail, la famille, en un mot la vie.

L’universalité de ces sujets est l’une des grandes forces de Six feet under mais cette qualité primordiale ne serait rien sans une liberté de ton sans laquelle la série serait bridée et donc forcément lisse et consensuelle. Or, dès les premiers épisodes, il est évident que l’imagination des scénaristes ne connaît aucune censure que ce soit dans le traitement frontal de la sexualité (y compris l’homosexualité) ou de la mort (les maquillages gores sont légion). Cette absence de tabou réduit fatalement l’audience potentielle en rendant la série politiquement incorrecte mais il va sans dire que cela rend Six feet under encore plus fascinant.

Tout comme dans American Beauty, Alan Ball cherche à explorer la face cachée du rêve américain à travers le parcours d’une infinité de personnages dont les angoisses touchent à l’intemporel (la peur de la mort) comme à l’actualité (la guerre en Irak). Ainsi, la saison 5 n’hésite pas à ouvertement critiquer l’administration Bush dans un épisode poignant où un jeune soldat mutilé en Irak se suicide à l’hôpital. Bouleversée, Claire hurle à la famille du défunt (qui conduit un quatre quatre qui fait le bonheur des pays de l’OPEP) : « C’est pour ça qu’on fait la guerre ? Pour mettre de l’essence dans votre saloperie de bagnole. » Pourtant, ce militantisme à peine masqué ne rime pas forcément avec caricature. Tombé sous le charme d’un avocat républicain aux idées conservatrices, Claire découvre un homme sensible et généreux.

Six Feet Under est donc une série d’idées, de questions, de doutes et de réflexions ce qui ne signifie pas pour autant que la réalisation néglige la forme. Visuellement, chaque épisode fait l’objet d’un soin esthétique impressionnant. Tourné en 35 MM, comme tous les fleurons produits par HBO, la photographie n’a rien à envier à une production cinématographique de qualité. En dépit de la diversité des réalisateurs (dont certains prestigieux comme Kathy Bates, guest star récurrente dans les trois dernières saisons), la mise en scène se met toujours au service des interprètes –tous remarquables- et du script.

La série franchit une nouvelle étape au début de la troisième saison en passant du format 1.33 au 1.77, ratio d’image panoramique beaucoup plus proche du cinéma que de la télévision. Les images n’en sont que plus belles et maîtrisées comme le prouve à chaque épisode l’un des plus beaux génériques de l’histoire du petit écran. Quant aux nombreuses séquences oniriques qui illustrent toutes la psychologie des personnages, elles réservent des trésors de trouvailles visuelles à l’image du premier épisode de la saison deux « Echec et Mat » où Nate rencontre la vie et la mort en pleine partie d’échec. Une scène digne de David Lynch.

Ainsi, l’ultime coffret de la série conclut brillamment un ensemble remarquable. Contrairement à d’autres séries signées HBO, Six Feet Under meurt de sa belle mort : une fin choisie et préparée. En effet, Carnival (La Caravane de l’Etrange en français) a déstabilisé le public américain par un traitement trop métaphysique. Avec son univers boueux et impitoyable, Deadwood a conquis les fans de western ce qui est trop peu pour être rentable. Quant à Rome, le coût astronomique de la production (100 millions de dollars par saison !) a poussé la chaîne a stoppé l’hémorragie financière en dépit d’un succès d’audience incontestable. Six Feet Under a donc eu la chance de boucler la boucle en 2006 dans un dernier épisode d’une heure quinze en forme de long métrage, « Le Monde attend », soixante troisième et ultime moment passé avec la famille Fisher, qui a bouleversé tous les fans et a achevé magnifiquement une œuvre inoubliable.

Les séries passent, les modes changent. Mais le souvenir de Six Feet Under restera bel et bien immortel…

 

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Dernière mise à jour : ( 07-07-2014 )
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 70

Un Shérif à New York avec Dennis Weaver, J.D. Cannon. Guide des épisodes.

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Une série créée par Herman Miller.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Universal Television / NBC Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 60

Les Mystères de l'Ouest avec Robert Conrad et Ross Martin. Guide des épisodes. Saisons 3 et 4.

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Une série créée par Michael Garrison.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : CBS Television / Viacom.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 50

Bonanza avec Lorne Greene, Michael Landon, Pernell Roberts, Dan Blocker. Guide des épisodes.

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Une série créée par David Dortort.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

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Un index conçu par Christophe Dordain.

Dernière mise à jour le 02 janvier 2017.

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Le 30 juin 2012 sur Radio Campus Lille.

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