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Un dossier conçu par Christophe Dordain.

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Joanna Lumley raconte le tournage de Chapeau Melon et Bottes de Cuir.

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Charles S. Dubin.

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Les grands réalisateurs de séries télévisées.

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Terreur sur le Queen Mary de David Lowell Rich avec Robert Stack, David Hedison, Ralph Bellamy.

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Body of Proof avec Dana Delany, Jeri Ryan, Nicholas Bishop. Guide des épisodes.

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Superminds avec Courteney Cox, Mark Thomas Miller, Dean Paul Martin. Guide des épisodes.

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Une série créée par James D. Parriott. 

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Masada avec Peter O' Toole, Peter Strauss, Barbara Carrera, Nigel Davenport, Anthony Quayle. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Yann-Loïc Jacq   
30-05-2015

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Une série produite par George Eckstein.

Un dossier conçu par Yann Loïc-Jacq avec le concours de Thierry Le Peut pour les thèmes suivants : la production, le tournage et le guide des épisodes.

Crédits photographiques : Arnon Milchan Film Production Ltd / Universal Television.

MASADA 

(1981)

 

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Symbole, près de deux mille ans plus tard, de la résistance juive à l’oppresseur romain, la forteresse de Masada se dresse à quelques centaines de mètres de la Mer Morte. Si elle intéresse depuis longtemps les historiens, elle fut aussi au centre d’une somptueuse reconstitution historique au début des années 80, dans la lignée de Racines qui fut un succès phénoménal. Six mois de tournage parfois épique, trois mille figurants, vingt millions de dollars et la participation de Peter O’Toole font encore aujourd’hui de Masada une superproduction exemplaire.

L’Histoire, quand elle se fait narrative, connaît souvent le succès : romans, biographies historiques, adaptations télévisées rencontrent un vaste public. Ce fut le cas du téléfilm Masada, diffusé pour la première fois aux Etats-Unis le 5 avril 1981. Il existe évidemment toute une gamme d’oeuvres télévisuelles historiques. L’échec d’audience d’un Balzac sur TF1 peut en être une illustration, déconcertante pour ses producteurs. Masada se révèle, elle, une oeuvre originale susceptible de susciter un attachement singulier.

 

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UN EPISODE MYTHIQUE

Il apparaît d’abord que l’épisode raconté, ce siège torride et exotique, sa conclusion tragique, ont une ampleur épique. La forteresse de Masada, établie sur un rocher dominant de 400 mètres la Mer Morte, dernier bastion de la résistance juive aux Romains, tomba en avril ou mai 73 après J.-C. Tragiquement, ses défenseurs s’étaient suicidés au terme d’un siège interminable. Un tel épisode, évoqué par l’historien antique Flavius Josèphe1, a acquis une dimension mythique. En Israël même, le rocher de Masada, fouillé activement depuis 19552, est devenu un sanctuaire national ; les jeunes officers y prêtent serment de fidélité à leur pays. Ce sont certains de ces soldats, gravissant les abrupts du rocher, que montre le début de la mini-série. Le regard de l’un d’eux se perd ensuite, conduisant aux images de la prise de Jérusalem en 70 après J.-C., qui lancent le récit historique. Les événements décrits, tragiques et épiques, ne font pas seuls la valeur de Masada.

L’attention portée aux personnages, à leur individualité, est aussi remarquable. De multiples figures secondaires enrichissent d’abord le récit. Ainsi, pour les Romains : Marcus Quadratus, général en second, informateur de l’opposition à l’empereur puis commandant prévaricateur, scellant lui-même un sort funeste, ou Rubrius Gallus, vieil ingénieur militaire génial, honnête et massif... Ainsi aussi, pour les Juifs : le chef des Esséniens (3), à l’écart de ses coreligionnaires, se consacrant à l’étude et à la pratique ardente de la Loi mais finissant par s’associer à la défense de Masada, ou Sheva, élevée à Alexandrie, mariée par ses parents au propriétaire d’une aire de battage, qui ne peut se défendre d’aimer Silva, le général romain dont elle est la captive, et finit par faire le choix de la liberté... Tous forment un arrière-plan intéressant et nuancé.

 

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Barbara Carrera et Peter O' Toole

 

FACE A FACE

Deux figures dominent la mini-série : Lucius Flavius Silva, gouverneur de Judée, général commandant la Xème Légion assiégeant Masada, s’oppose à Eleazar, fils de Jaïr, chef des Zélotes défendant la forteresse. Ils sont les seuls personnages présents en Judée ayant une existence historique. Tous deux sont cités par Flavius Josèphe, mais sans la personnalité complexe qu’ils possèdent dans la mini-série et dans l’ouvrage d’Ernest K. Gann dont elle est l’adaptation. Celle de Silva est exceptionnelle. L’officier qui remet de sa part à Sheva un laisser-passer lui donnant la liberté le fait bien remarquer : Silva, officier romain vieilli sous la cuirasse, solitaire, inconsolé de la mort de sa femme Livia, semble gagné par la lassitude. Le vin lui apparaît souvent comme un refuge. Mais il est surtout porteur de valeurs humaines très élevées et d’une haute idée de la mission de Rome. A l’empereur Vespasien il rappelle le vieux rêve qu’ils avaient conçu d’un autre monde : « pas seulement un monde sans Néron (4), mais un monde éclairé, un monde à notre manière, une Rome devenant pour le monde un modèle de vie, de civilisation, de paix. »

Au long du téléfilm, comme sans doute au cours de toute sa vie, Silva échoue pourtant à donner à ses rêves prise sur la réalité. Malgré les entrevues qu’il provoque, il ne parvient pas à convaincre les assiégés de la grandeur du rôle de Rome et, s’il l’emporte finalement, la victoire qu’il recherchait lui échappe : il n’a plus que des cadavres face à lui. Les mots qu’il prononce alors déplorent l’amertume de sa victoire. Il se reproche, à trois reprises, de n’avoir pas proposé assez tôt aux assiégés une autre issue aux combats. De la même façon, ses attentions pour Sheva, parfois rudes, l’offre de sa liberté, ne l’empêchent pas de se découvrir seul au moment même où la forteresse va tomber, rendant vain le repos espéré. La personnalité et le jeu de Peter O’Toole enrichissent encore le personnage.

Son adversaire, Eleazar, paraît aussi animé par certains principes positifs. Chef fin et avisé, il se fait le héraut de la liberté de son peuple. C’est pour elle finalement qu’il donne sa vie. Combattant, Eleazar fait aussi preuve d’humanité dans ses rapports avec les autres personnages, comme dans sa réelle proximité avec sa femme et son fils. Dès les premières scènes de sa lutte, il montre de l’attention à l’enfant regrettant la mort d’un soldat romain dans une embuscade. Lors de leur première entrevue, Silva lui-même remarque qu’il n’est pas un vrai fanatique. La religion n’a pas de place au départ dans le combat d’Eleazar. Entré dans la synagogue de Masada, il peut déclarer : « Que je croie ou non en un Dieu, une chose ne fait aucun doute : nul homme ne doit devenir l’esclave d’un autre homme. »

Après l’arrêt, apparemment miraculeux, du massacre des prisonniers catapultés par les Romains, son action se fait pourtant peu à peu messianique. Pendant leur deuxième entrevue, Silva voit avec amertume « Eleazar le politicien touché par la grâce de Dieu ». Sans s’aligner sur le chef des Esséniens, qui prête désormais une inspiration divine à ses actes, Eleazar pourra lui-même faire référence à une volonté supérieure : « Nous avons un allié exceptionnel et un juge et un protecteur qui nous a promis que cette terre serait nôtre. Et cet allié peut balayer les Romains. » Il n’en continue pas moins à douter, et cette incertitude religieuse lui donne aussi un caractère assez contemporain.

C’est par leurs qualités d’humanité et de générosité que Silva et Eleazar sont au fond peu différents. Leur opposition structure le téléfilm, mais elle tient aux circonstances : Silva le remarque lors de leur deuxième entrevue. Logiquement, les deux ennemis en viennent à se respecter, voire à s’apprécier.

 

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UN SOUCI D'AUTHENTICITE

La justesse de la reconstitution historique contribue aussi à la richesse de la mini-série. Cette exactitude doit donner une impression de véracité et contribuer à la crédibilité de l’ensemble du spectacle. Elle se marque par des détails difficiles à relever mais dont l’accumulation crée le sentiment d’un environnement différent et rend crédible la plongée dans le passé. Des éléments étranges composent le décor : ils reproduisent de réelles trouvailles archéologiques. Les lits de repos imitent, par exemple, ceux trouvés à Pompéi et Herculanum (villa de Boscoreale). De la même façon, le canthare en argent dans lequel Silva boit trop souvent, les sistres métalliques sonores agités au moment des sacrifices, les lampes, les boîtes à volumina (rouleaux de papyrus) en deux exemplaires sur la table de Silva, les effigies des dieux lares de son laraire portatif, renvoient à ceux de beaucoup de musées. Les prêtres suivant l’armée ont des costumes apparentés à ceux du flamine et de son assistant sculptés sur l’Ara Pacis (5). Les meules utilisées par les paysans juifs sont identiques à celles retrouvées sous les cendres du Vésuve. La monnaie représentant la Judée captive, évoquée par Eleazar dans la première partie du téléfilm, existe bien dans les collections numismatiques. Tout cela donne à Masada une apparence richement réaliste.

Comme les décors et les costumes, la façon d’être et la psychologie des personnages apparaissent cadrées dans un réalisme historique. La qualité de Masada tient encore à ce dépaysement. Serait-il intéressant d’habiller de costumes historiques des personnages en fait contemporains ? En étoffant la trame historique donnée par Flavius Josèphe, les auteurs ont vraiment cherché à recréer un ensemble historiquement plausible. On approche réellement la diversité des officiers romains, l’intransigeance des Zélotes, les tensions politiques de la cour de Vespasien ou la pureté des Esséniens. Les seconds, ainsi, furent bien une secte nationaliste juive, de recrutement surtout populaire, luttant au premier siècle après J.-C. contre l’occupant romain et les membres de l’aristocratie juive qui acceptaient de collaborer avec lui. Ils étaient très religieux et attachés à une stricte observance, ce qui apparaît moins dans Masada. Les sicaires, comme Eleazar et ses compagnons, étaient des Zélotes pratiquant le terrorisme politique. Comme le décrit le téléfilm, encore, l’empereur Vespasien eut réellement à faire face à une opposition formée de sénateurs stoïciens. Avec le pragmatisme qui le caractérise, l’empereur modela finalement un sénat plus favorable par de grandes fournées de nouveaux sénateurs.

On a noté plus haut le caractère contemporain de Silva. S’ils créent un personnage proche de nous, les auteurs n’en font pourtant pas une figure anachronique. Il illustrerait plutôt la hauteur des idées développées il y a deux mille ans dans certains milieux. Ce sont bien de célèbres vers de l’écrivain latin Virgile que cite Silva, qui peuvent rendre compte de sa pensée dans le téléfilm : « Voici, Romain, ton destin et ton mérite, tu imposeras des coutumes de paix, tu épargneras les humbles et tu mettras à genoux les puissants. »

C’est donc un ensemble de choses qui donne sa valeur à Masada : l’originalité de l’épisode relaté, l’attention portée à des personnages complexes, une certaine exactitude historique. Ce sont d’ailleurs ces mêmes critères qui distinguent d’autres réalisations historiques marquantes, depuis Racines, produite aux Etats-Unis à peu près à la même époque, jusqu’à une Allée du Roi réalisée en France plus récemment.

NOTES

2. Y. YADIN, Masada, a Fortress of Herod and Zelots’ Last Stand, Londres, 1966 (traduction française par P. Delavigne, Paris, 1967).

3. Les Esséniens sont une secte ascétique juive. Ayant rompu avec la religion officielle, ils étaient réfugiés dans les solitudes de la Mer Morte pour se consacrer uniquement à la Loi de Moïse. Leurs monastères furent effectivement détruits au moment de la révolte juive de 66-70 après J.-C. C’est alors qu’avaient été cachés les manuscrits de la Mer Morte redécouverts en 1947 et dont l’étude, avec celle du site de Qumran, permet de mieux connaître les Esséniens. On a pu proposer l’hypothèse d’un Jésus essénien mais ces stricts observateurs de la Loi n’auraient pu s’accorder avec le fondateur du christianisme sur de nombreux points (règles de pureté, etc.).

4. Empereur de 54 à 68 après J.-C. Psychologiquement instable, admirateur déréglé des despotes hellénistiques, pour la tradition Néron symbolise le personnage le plus monstrueux et le plus cruel de l’histoire romaine. C’est après son suicide et deux années de troubles militaires marqués par la succession de trois empereurs que Vespasien accéda au pouvoir, restaurant l’ordre et la paix et pouvant faire figure d’homme providentiel, comme le lui rappelle Silva.

5. Autel célébrant la paix établie par l’empereur Auguste, élevé par lui sur le Champ de Mars à Rome. On notera qu’en dehors de quelques sacerdoces les sacrifices étaient réalisés par des citoyens ordinaires : Silva lui-même aurait dû conduire les sacrifices au dieu Mars.

6. Enéide, VI, vers 851-853. Silva fait cette citation alors qu’il évoque la décoration de la villa qu’il se fait construire agrémentée de scènes de l’Enéide. En contrepoint, il faut noter qu’au même moment, à l’extérieur, Falco fait catapulter des vieillards juifs.

 

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Peter Strauss

 

UN TOURNAGE EPIQUE

Sur les six mois de tournage de "Masada", quatre se déroulèrent en Israël, en partie sur les lieux mêmes de l’affrontement entre la Légion romaine et les rebelles zélotes. Peter O’Toole confia d’ailleurs après le tournage les conditions éprouvantes dans lesquelles celui-ci avait eu lieu. « Outre les problèmes gigantesques posés par le ravitaillement en nourriture et en eau, en plein désert, des 300 techniciens et des 500 figurants, l’équipe travailla sous l’emprise d’une véritable malédiction : nous avons été soumis à des températures atteignant parfois 60 degrés, les mêmes qui faillirent décimer jadis l’armée romaine. De même, les tempêtes qui régnèrent à cette époque ont ravagé à trois reprises le camp romain reconstitué au pied de Masada. Ces calamités naturelles s’étaient aussi manifestées il y a deux mille ans ! Des figurants recrutés sur place nous répétaient sans cesse : ‘C’est la vengeance de Dieu ! C’est la vengeance de Dieu !’ D’autres ont même fui le tournage, le visage livide... » (cité dans Ciné Télé Revue)

D’autres problèmes de logistique devaient rendre le tournage difficile. La production en effet reconstitua la rampe d’accès qu’érigèrent jadis les Romains pour atteindre la forteresse construite au sommet d’une montagne. Si les Romains utilisèrent la main d’oeuvre « locale » fournie par des milliers d’esclaves juifs, les techniciens, eux, eurent recours à une infrastructure métallique et il fallut souder 110 tonnes d’acier en deux semaines. De même, l’immense tour au sommet de laquelle les Romains placèrent un énorme bélier pour enfoncer les remparts de la forteresse dut être reconstituée en grandeur nature, équivalant à plusieurs tonnes de bois et d’acier. Le résultat est époustouflant d’authenticité.

Pour accroître le réalisme de la Légion et des milliers de personnages nécessaires à l’authenticité de la reconstitution, le spécialiste des effets visuels Albert Whitlock ("L’Homme qui voulut être roi" de John Huston, "L’Odyssée du Hindenburg" de Robert Wise, "Airport 77", la mini-série "MacArthur") dut, quant à lui, trouver le moyen de créer une armée de cinq mille soldats avec seulement 300 figurants. Un exploit qui passe quasiment inaperçu dans le téléfilm tant il est réussi !

 

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LA PRODUCTION

« Masada est devenu le symbole universel de la lutte pour la liberté », déclarait Peter O’Toole au moment du tournage. « Sur les rives de la Mer Morte, une communauté d’Hébreux a préféré le suicide à l’esclavage. Une tragédie insoutenable. Je rêvais d’un rôle fort, mais j’avoue avoir été surpris par le côté impitoyable de ce général de la Légion. Rien n’est épargné dans ce film. » Comme l’histoire du Titanic, celle de la forteresse juive souffrait au départ d’un sérieux handicap : attestée par l’Histoire, sa fin pouvait être facilement connue de tout téléspectateur un peu curieux. Il fallait donc porter un soin particulier à tous les aspects de la reconstitution afin de retenir le public par la qualité de l’ensemble et pas seulement par l’histoire.

Les producteurs ont investi vingt millions de dollars dans le projet et engagé des valeurs sûres pour le porter sur leurs épaules : Peter O’Toole, toujours auréolé de son personnage de "Laurence d’Arabie" en 1962, retrouve sous un soleil torride l’acteur britannique Anthony Quayle qui fut le colonel Brighton dans le film de David Lean, et face à lui Peter Strauss, qui venait d’incarner le sénateur Rudy Jordache dans les deux volets de "Le Riche et le Pauvre", d’après le roman d’Irwin Shaw, prête sa présence au zélote Eleazar Ben Yair.

On remarque aussi au générique le nom de David Warner, un visage très connu des sériphiles puisqu’on le croise dans "Star Trek" ou "Total Recall 2070". Son rôle de Pomponius Falco, qui s’oppose brièvement au général Silva campé par O’Toole, lui valut d’ailleurs un Emmy Award du meilleur rôle secondaire. Quant à Barbara Carrera, qui deviendra plus tard une Bond Girl aux côtés de Sean Connery dans "Jamais plus jamais" et l’adversaire de J.R. dans la huitième saison de "Dallas", elle figura aussi au générique de la saga "Colorado", avec Robert Conrad et Richard Chamberlain.

De l’autre côté de la caméra, la mini-série offre également des atouts de taille, à commencer par la partition musicale de Jerry Goldsmith, compositeur à succès des musiques de La Planète des Singes, L’Age de Cristal, Star Trek le film et autres Rambo mais aussi de génériques télé comme ceux des Agents très spéciaux et de Police Story. Le thème musical de Masada est une oeuvre forte mêlant la vigueur martiale aux accents orientaux, indissociable du téléfilm. Elle valut à son auteur un Emmy Award. C’est Morton Stevens, l’auteur du thème musical mondialement connu d’Hawai Police d’Etat, qui compléta la partition de Goldsmith pour les deux dernières parties de la saga.

Etant donné l’importance du détail dans le programme, il était essentiel de confier l’un des postes clés, celui du responsable des costumes, à une autre valeur sûre. Nino Novarese, également conseiller technique durant la préparation et le tournage, avait occupé le même poste sur "Spartacus" de Stanley Kubrick en 1960 et reçu un Oscar pour "Cléopâtre" de Joseph L. Mankiewicz trois ans plus tard, avant de travailler encore sur "La Plus grande histoire jamais contée" de George Stevens en 1965. La responsabilité des décors et d’une grande partie de l’aspect visuel du téléfilm fut confiée à John H. Senter, qui avait oeuvré en 1978 sur "Colorado", secondé au poste de directeur artistique par George Renne dont on retrouve le nom aux génériques de séries comme "Switch", "Bonanza", "Le Grand Chaparral" ou "La Petite Maison dans la Prairie". La photographie fut, elle, supervisée par Paul Lohmann, titulaire d’un Emmy Award pour le téléfilm "Eleanor and Franklin" en 1976 et habitué également à travailler pour le cinéma, notamment sur "Meteor" mis en scène par Ronald Neame en 1979.

Quant au montage, il valut à Peter Kirby et Edwin England un Eddie Award pour l’épisode 4 et fut supervisé par John Bloom, nominé à l’Oscar en 1981 pour sa contribution à "La Femme du Lieutenant français" et qui travaillera l’année suivante sur le "Gandhi" de Richard Attenborough.

Scénario et réalisation furent confiés également à de vieux routiers de la télévision. Entré dans le « milieu » dans les années cinquante, Boris Sagal venait de diriger Robert Duvall et Lee Remick dans la mini-série "Ike" et avait signé auparavant trois segments du feuilleton "Le Riche et le Pauvre". Crédité au générique de nombreuses séries, du premier "Mike Hammer" en 1957 à "Columbo", Sagal avait aussi dirigé Richard Widmark dans "The Omega Man" et signé un grand nombre de téléfilms. Il est mort quelques mois plus tard dans le crash d’un hélicoptère lors d’un tournage. Côté scénario, c’est Joel Oliansky, crédité d’un Edgar Award pour l’écriture de la mini-série "The Law" en 1975, qui signa l’adaptation du roman d’Ernest K. Gann, The Antagonists.

 

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DISTRIBUTION

Peter O’Toole (Flavius Silva),

Peter Strauss (Eleazar Ben Yair),

Barbara Carrera (Sheva),

Nigel Davenport (Mucianus),

Alan Feinstein (Aaron), Giulia Pagano (Miriam),

Anthony Quayle (Rubrius Gallus), Denis Quilley (Quadratus),

Paul L. Smith (Gideon), Anthony Valentine (Merovius),

Timothy West (Vespasien), David Warner (Pomponius Falco),

Clive Francis (Attius), George Peter Innes (Titus),

David Opatoshu (Shimon),

Richard Pierson (Ephraim), Jack Watson (décurion),

Joseph Wiseman (Jerahmeel)

 

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ET AVEC

Heinz Bernhard (l’ancien),

Christopher Biggins (Albinus),

David A. Block (Reuben),

Nick Brimble (Milades),

Warren Clarke (Pline),

Vernon Dobtcheff (le prêtre),

Patrick Gorman (centurion),

Michael Helphick,

David Hooks (Kophar),

Ken Hutchison (Fronton),

Alex Karras (soldat romain),

David Mauro (Epos),

Derek Newark (officier du génie),

Alex Peleg (Zidon),

Johnny Phillips (centurion),

Joey Sagal (Seth),

Michael Schneider,

Morgan Sheppard,

Michael Shillo (Ezra),

Ray Smith (Lentius),

David Webster,

Reuben Bar Yotam (le Boucher)

 

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FICHE TECHNIQUE

Réalisé par : Boris Sagal.

Ecrit pour la télévision par : Joel Oliansky, d’après le roman The Antagonists d’Ernest K. Gann.

Produit par : George Eckstein.

Chargé exécutif de production : Richard Irving.

Producteur superviseur en Israël : Arnon Milchan.

Musique de : Jerry Goldsmith (thème et parties 1 et 2) et Morton Stevens (parties 3 et 4).

Directeur de la photographie : Paul Lohmann.

Production designer : John H. Senter.

Directeurs artistiques : George Renne et Kuli Sander.

Montage : Peter Kirby, Edwin F. England.

Conseiller au montage : John Bloom.

Conseiller technique et concepteur des costumes : Nino Novarese.

Effets spéciaux visuels : Albert Whitlock.

Décorateurs de plateau : Joseph J. Stone, Edward M. Parker.

Son : Brian Marshall, Jim Alexander.

Répétitrice : Marge Champion Sagal.

Casting : Mark Malis, Weston Drury, Jr.

Costumes : Peruzzi Roma/Firenze.

Directeurs de production : Robert G. Stone, Ben Bishop.

1er assistant réalisateur : James Gardner.

2ème assistant réalisateur : Mark R. Schilz.

Coordinateurs de production : Claude Hudson, Ian Lewis.

Directeur de production en Israël : Rony Yacov.

Régisseur d’extérieurs : Danny Ben-Menahem.

Assistant réalisateur en Israël : Dov Maoz.

Générique et effets optiques : Universal Title.

Photographie Matte par : Bill Taylor.

Caméraman 2ème équipe : Ken Withers.

Maquillage : Del Acevedo, Albert Jeyte.

Coiffures : Christopher Taylor, Terri Cannon, Irene De’Atley.

Monteur effets sonores : Ken Sweet.

Monteur musique : Robert E. Mayer.

Supervision des costumes : Lambert Marks, Alex D’Alessio, Edward Marks.

Couleur par : Technicolor.

Les producteurs signalent la contribution spéciale de William Sackheim.

Produit en association avec Arnon Milchan Film Production Ltd et Universal (une compagnie de MCA) (1981).

 

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LE GUIDE DES EPISODES

Par Thierry Le Peut qui a égalemet écrit le tournage ainsi que la production Mini-série américaine de 4 x 90 minutes diffusée du 05 au 08 avril 1981 sur ABC aux Etats-Unis, en France sur Antenne 2 en 1983.

AVERTISSEMENT : Ces lignes contiennent l’essentiel du récit de Masada. Si vous ne voulez pas en savoir trop pour pouvoir regarder la mini-série d’un oeil innocent, ne lisez pas ce qui est écrit en italiques. Ou alors, à vos risques et périls...

 

première partie

De nos jours. Des soldats israëliens gravissent le rocher sur lequel ils prêteront serment de fidélité à leur pays.

JERUSALEM, 70 AP. J.-C. - Les Romains s’emparent de la cité, brûlant le Temple et massacrant une partie des habitants. Un Juif, Eleazar, parvient à rejoindre sa femme Miriam et leur fils Reuben et leur fait quitter la ville. Ils retrouvent d’autres survivants et tous partent pour Masada, une forteresse réputée imprenable, où ils pourront résister à l’envahisseur romain. Sur leur route, ils interceptent un messager romain. Pendant ce temps, alors que les Romains commencent la collecte de l’impôt, le général Silva, commandant de la Xème Légion, passe en revue les soldats. Ceux-ci renâclent à rester davantage en Judée. L’un d’eux, Lentius, tente d’assassiner le général. Bien que blessé, Silva harangue ses troupes et parvient à les apaiser momentanément, grâciant in extremis le soldat Lentius. Pendant que le général dicte une lettre annonçant à l’empereur l’établissement de la paix en Judée, les zélotes menés par Eleazar attaquent la ville d’Hebron.

Silva se rend sur place et organise une rencontre avec Eleazar. S’étant engagé à entamer un processus de paix, il suspend la levée de l’impôt et regagne Rome pour soumettre les conditions dictées par le zélote. Mais Vespasien, en butte à l’opposition de quelques sénateurs qui lui reprochent de ne pas parvenir à un règlement de la situation en Judée, veut une victoire rapide, éclatante et sans condition. Profitant de l’absence de Silva, le général Marcus Quadratus, rallié aux adversaires de Vespasien, rompt la trève et vole aux Juifs des terres qu’il donne aux soldats. Le propriétaire d’une aire de battage est ainsi tué par les Romains et son épouse, Sheva, devient la captive de l’officier Merovius. Ailleurs, une communauté essénienne est chassée de ses terres et rejoint Masada, emportant ses rouleaux sacrés...

 

deuxième partie

La trève étant rompue, les zélotes lancent de nouvelles attaques, empoisonnant les puits. Silva revient de Rome accompagné de l’ingénieur militaire Rubrius Gallus, qui doit l’aider à prendre Masada. Après avoir tancé violemment ses seconds Quadratus et Merovius, il met le siège devant la forteresse. Suivant les conseils de l’empereur, il se débarrasse de ses seconds, espions de Mucianus, en les envoyant dans une reconnaissance suicide sur les pentes de la forteresse. Sheva devient sa propre captive. Gallus, de son côté, conçoit le projet d’une rampe permettant d’amener les machines de guerre romaines au pied des remparts de Masada.

Dans la synagogue de la forteresse, Eleazar évoque ses motivations : elles ne sont pas religieuses, ce qu’il veut c’est la liberté pour son peuple. Dans le désert, les travaux des Romains gagnent en ampleur. Des prisonniers juifs sont amenés pour travailler à la rampe et l’on commence à construire la tour-bélier à l’abri des regards des assiégés. Mais la chaleur croissante et la soif font souffrir les soldats romains. L’un d’entre eux, chargé de surveiller les assiégés depuis un piton rocheux, voit les rebelles se baigner grâce aux immenses réserves d’eau que recèle la forteresse ! Une guerre des nerfs s’engage, pendant que Silva trouve un réconfort dans la compagnie de Sheva... 

 

troisième partie

Le travail et l’attente se poursuivent dans le camp romain. Silva offre à ses légionnaires une récréation en les autorisant à profiter des plaisirs d’un camp de marchands moabites établi à proximité, tandis que lui-même se rapproche de Sheva. Eleazar ne reste pas inactif : profitant de la distraction des Romains, il dirige une expédition visant à souiller les animaux destinés aux sacrifices et dont la pureté garantit de bons présages. Le lendemain, lorsqu’un sacrifice révèle les entrailles infectées des animaux, ce mauvais présage ajoute au mécontentement et à la lassitude des soldats, aggravés encore par une soudaine tempête de sable qui balaie le camp. Et tandis que Pomponius Falco, un politicien ambitieux qui espère se mettre en valeur à Rome en intervenant dans les événements de Judée, débarque avec sa suite, l’ingénieur Gallus est atteint par une flèche en dirigeant les travaux de la rampe. Il meurt en donnant d’ultimes instructions sur la poursuite des travaux.

Estimant que le siège ne progresse pas assez vite, Falco prend le commandement de la légion grâce aux pouvoirs de légat dont l’a investi Vespasien. Il croit obtenir la reddition des zélotes en faisant catapulter des captifs juifs. Furieux de ce comportement « indigne de Rome », Silva reprend le commandement en intimidant la garde personnelle de Falco. L’arrêt du massacre, survenant alors qu’Eleazar vient de s’adresser à Dieu en le sommant de s’expliquer sur de telles horreurs, amène les Esséniens à se ranger du côté des zélotes, convaincus que Dieu a répondu à l’appel d’Eleazar...

 

quatrième partie

Silva demande une nouvelle entrevue à Eleazar. Il essaie de le convaincre que ni lui ni Rome ne sont en cause dans ce qui s’est passé lors de la prise de commandement de Falco mais Eleazar repousse son offre d’une issue honorable. La conclusion paraît proche maintenant et les assiégés se préparent à un combat inévitable. Redoublant d’efforts, Silva attise le courage de ses hommes en travaillant à leur côté à l’achèvement de la rampe. Ses rares moments de repos, il les passe auprès de Sheva, dont il essaie vainement de se faire aimer. Enfin la rampe est terminée. Les Romains révèlent alors leur arme secrète : l’impressionnante tour-bélier que les esclaves juifs vont hisser au sommet de la rampe, jusqu’aux remparts de Masada...

Le bélier n’a aucun mal à enfoncer le mur de la forteresse mais les assiégés ont construit un autre mur, en bois celui-ci, qui absorbe les coups du bélier en fin de course. Silva ordonne d’incendier ce second mur, espérant qu’un changement de vent ne repoussera pas les flammes sur la tour. Après des heures d’angoisse au cours desquelles le vent change en effet mais redevient bientôt favorable aux Romains, les soldats peuvent enfin investir la citadelle. Entretemps, cependant, Eleazar et les Zélotes ont convaincu tous leurs alliés de se donner la mort afin de n’être pas réduits en esclavage. Silva ne trouve que mort et amertume dans les constructions silencieuses de Masada. Devant le cadavre sans vie de son adversaire, qui a exécuté sa propre famille avant de se suicider à son tour, Silva crie sa déception et sa colère de n’avoir pas su convaincre Eleazar de ses bonnes intentions et de celles de Rome.

 

"MASADA" EST DISPONIBLE EN DVD !

Dernière mise à jour : ( 30-05-2015 )
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 70

Sloane, Agent Spécial avec Robert Conrad, Dan O' Herlihy, Ji-Tu Cubumka. Guide des épisodes.

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Une série créée par Cliff Gould.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Quinn Martin Productions, NBC Television et Woodruff Productions.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 60

Les Bannis avec Don Murray et Otis Young. Guide des épisodes.

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Une série créée par Ben Brady et Leon Tokatyan.

Un guide conçu par Christophe Dordain et Thierry Le Peut.

Crédits photographiques : ABC Television / Screen Gems / Equidia.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 50

Au Nom de la Loi avec Steve McQueen. Guide des épisodes. Saison 2.

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Une série créée par Vincent Fennelly.

Un guide conçu par Thierry Le Peut.

Crédits photographiques : Four Star Films, Inc. / Malcolm Enterprises, Inc / CBS Television.

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CONSULTEZ NOS ARCHIVES

Les archives du Magazine des Séries.

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Un index conçu par Christophe Dordain.

Dernière mise à jour le 02 janvier 2017.

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ARCHIVES RADIO

Henry Darrow dans Le Magazine des Séries sur Radio Campus Lille le 15 septembre 2012.

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Un événement radiophonique en collaboration avec Jean-Luc Vandiste.

Le 15 septembre 2012 sur Radio Campus Lille.

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