VISITEURS ACTUELS

Il y a actuellement 2 invités en ligne

ACTEURS TV

Gary Collins

Image

Un portrait conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : ABC Television.

Lire la suite...
 

ACTRICES TV

Joanna Lumley raconte le tournage de Chapeau Melon et Bottes de Cuir.

Image

Une série créée par Brian Clemens.

Un dossier conçu par Denis Chauvet.

Crédits photographiques : The Avengers Enterprise / TF1.

Lire la suite...
 

REALISATEURS TV

Herschel Daugherty.

Image

Les grands réalisateurs de séries télévisées.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Lire la suite...
 

PRODUCTEURS TV

Stephen J. Cannell

Image

Un dossier conçu par Thierry Le Peut.

Crédits photographiques : Stephen J. Cannell Productions.

Lire la suite...
 

FILMS TV

Jim Bridger et Kit Carson de David Lowell Rich avec Ben Murphy, James Wainwright.

Image

Un téléfilm produit par David Lowell Rich.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Universal Television / American Broadcasting Comapny (ABC).

Lire la suite...
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 2010

Body of Proof avec Dana Delany, Jeri Ryan, Nicholas Bishop. Guide des épisodes.

Image

Une série créée par Chris Murphey et Matt Gross.

Un guide conçu par Noah Ward.

Crédits photographiques : ABC Television.

Lire la suite...
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 2000

Rome avec Ciaran Hinds, Kevin McKidd, Ray Stevenson. Guide des épisodes.

Image

Une série créée par John Milius, Bruno Heller et William J. Mac Donald.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : HBO.

 

Lire la suite...
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 80

Automan avec Chuck Wagner, Desi Arnaz, Jr, Robert Lansing. Guide des épisodes.

Image

Une série créée par Glen A. Larson.

Un guide conçu par Thierry Le Peut avec le concours de Dariush Rowlands et Lisa D.Jenkins.

Crédits photographiques : Twentieth Century Fox Television / ABC Television.

Lire la suite...
 
Columbo avec Peter Falk. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Thierry Le Peut   
25-09-2016

Image

Une série créée par Richard Levinson et William Link.

Un dossier conçu par Thierry Le Peut et Christophe Dordain.

Crédits photographiques : NBC Television / Universal Television.

COLUMBO

(1971/1978)

 

Image

 

AUX ORIGINES DU FLIC A LA 403

Tout commence en mars 1960. Le magazine américain Alfred Hitchcock's Mystery publie une nouvelle de deux jeunes écrivains : Richard Link et William Levinson. Leur nouvelle paraît sous le titre Dear Corpus Delicti et raconte l'histoire d'un homme, Charles Lowe, qui, ayant tué sa femme, fait croire à son entourage que cette dernière est toujours vivante lorsqu'il prend un avion pour faire un voyage. Comment ? Avec l'aide de sa maîtresse pour tromper les passagers de l'avion. Dans cette nouvelle, on découvre un inspecteur Fisher qui est, en sorte, l'esquisse du futur Columbo.

Suite à ce succès littéraire, Link et Levinson essayent d'adapter leur histoire à la télévision. Cette dernière sera filmée et programmée le 31 juillet 1960 dans l'émission "The Chevy Mystery", émission sponsorisée par la célèbre marque Chevrolet. Pour la première fois, l'inspecteur porte le nom de Columbo, mais l'interprétation de l'acteur Bert Freed n'a pas laissé une grande trace dans l'histoire du petit écran. Par la suite, le matériau de base est utilisé pour une pièce de théâtre qui sera jouée aux USA et au Canada au cours des années 61 et 62.

Au milieu des années 1960, Link et Levinson apprennent que les studios Universal cherchent à produire des séries pour la télévision. Ils présentent alors une version réécrite de leur fameuse histoire titrée Prescription Murder. Richard Irving accepte de tourner le film-pilote. La sélection est rude pour trouver l'acteur principal. Le choix finit par se porter sur un certain Peter Falk, comédien d'une quarantaine d'années, qui a tourné une quinzaine de films, et qui surtout a participé à une autre série :"The Trial Of O'Brien", dont les 22 épisodes ont été produits par Alan Simmons et diffusés de 1965 à 1966 sur CBS. Dans ce show, Peter Falk y incarnait un ténor du barreau, à la vie extra-professionnelle un peu compliquée. Mais ce qui fait la véritable originalité du comédien est son appartenance à l'univers du grand John Cassavetes.

Le premier téléfilm est diffusé le 20 février 1968 sur la chaîne NBC et le succès est immédiat. C'est pourquoi Universal et NBC envisagent la production d'un show dont le personnage central serait Columbo. Perspective que n'avait pas envisagé les deux auteurs du script initial. L'accord est signé mais un second pilote doit être réalisé, règle incontournable en matière de production télévisuelle aux USA. Ainsi "Columbo" est-il un des rares programmes qui ait été lancé par l'intermédiaire de deux pilotes successifs. Pourquoi un second pilote ? Il semble que certains dirigeants de NBC ne comprenaient pas pourquoi le premier pilote avait eu un tel succès d'audience alors que l'on connaissait le coupable dès le début, et que le véritable héros n'apparaissait qu'au bout de vingt minutes, éléments qui deviendront pourtant les marques de fabrique de la série.

 

Image

 

LE SECOND PILOTE ET LA DIFFUSION

Le 01 mars 1971, un second pilote est programmé, toujours réalisé par Richard Irving. Il est donc acquis que le format définitif de la série se situera entre 75 et 90 minutes plus les insertions de spots publicitaires. Le choix de ce format n'a rien de surprenant car l'ambition du network NBC est de commander sept épisodes pour la saison 71/72 et d'intégrer l'ensemble dans un nouveau programme intitulé : "The Mystery Movies From NBC". Plutôt que d'acheter des films de cinéma, la chaîne avait décidé de commander aux studios Universal plusieurs séries de téléfilms à consonnance policière. Ainsi, entre 1971 et 1978, NBC diffusa près de 150 épisodes de 75à 95 minutes. Beaucoup de ces programmes ont favorisé la naissance de nouveaux héros. On peut citer "Madigan" avec Richard Widmark, "Banacek" avec George Peppard, "Mc Coy" avec Tony Curtis, "Mc Millan & Wife" avec Rock Hudson, "Un Shérif à New York" avec Dennis Weaver ou encore "Hec Ramsey" avec Richard Boone. Autant de séries qui ont connu la faveur d'une programmation sur les chaînes françaises dans les années 1970 et 1980. Autre précision d'importance, ces programmes permettaient aux studios Universal de tester de jeunes cinéastes. Parmi eux, un certain Steven Spielberg...

En effet, de 1969 à 1973, Steven Spielberg a mis en scène pour la télévision pas moins de onze épisodes de séries et téléfilms (chiffre remarquable au regard du jeune âge du réalisateur et des difficultés de la profession). Appliquant les règles en vigueur (tournage d'un 52 minutes en six jours, emploi du format 35 mm, comédiens polyvalents, équipes rodées au long-métrage), Spielberg dirige l'épisode "Murder By book" où le style cinématographique du cinéaste s'affirme déjà. On remarque donc que "Columbo" a bénéficié de la compétence de solides cinéastes ou de jeunes pousses promises à un brillant avenir.

Le 15 septembre 1971 est proposé le premier épisode et nombreux seront les téléspectateurs à suivre, avec passion, les enquêtes de l'inspecteur à la 403. En effet, chaque épisode respecte des règles strictes : Columbo est souvent considéré comme un simple obstacle par le meurtrier, puis se transforme en véritable sangsue qui ne lâchera sa proie qu'après l'aveu final. On peut également observer que, dans chaque épisode, on ne voit jamais la moindre trace de sang ni de coup porté. Aucune violence dans une série policière, voici qui détonne singulièrement. Quant au meurtrier, il est souvent originaire de la haute société, arrogant et méprisant envers le petit lieutenant qui ne paie pas de mine mais qui causera sa ruine. Une série à la gloire des petits face aux représentants de la bourgeoisie ? Voila une interprétation qui ne manque pas de sel au pays de l'Oncle Sam... La production de la série va se poursuivre jusqu'au 01 septembre 1978, quand, à la stupéfaction générale, Peter Falk, lassé du rythme imposé par les tournages, tombera l'imperméable et laissera la 403 au garage.

Il est à noter que les producteurs tenteront d'exploiter le filon par le biais d'un spin-off intitulé "Madame Columbo", diffusé du 26 février au 06 septembre 1979, avec Kate Mulgrew dans le rôle principal. Le résultat est pitoyable malgré la présence à la production de James Mc Adams, le futur producteur du show "The Equalizer". Le filon fut exploité une dernière fois avec "Kate Loves Mystery", série diffusée du 28 octobre au 06 décembre 1979, toujours avec Kate Mulgrew. Heureusement, les chaînes françaises nous ont épargné la vision de ce second naufrage. Quant à Peter Falk, il finira par reprendre le rôle de 1988 jusque 2003 pour une nouvelle série de téléfilms n'ayant plus la saveur d'antan. En effet, ce qui faisait le charme de l'ancienne série, c'était la participation d'authentiques stars du petit ou du grand écran : Patrick Mc Goohan, Robert Conrad, etc... Bref, que des pointures !

 

Image

Sur le tournage de la série avec Patrick McGoohan.

 

ANALYSE DE LA SERIE

Présenter Columbo à un téléphile est à peu près aussi intéressant que d’expliquer à un Américain ce qu’est un MacDo. On essaiera donc d’éviter de répéter l’histoire désormais très connue de la genèse du personnage pour s’intéresser plutôt à sa nature et à sa pérennité. A une époque où l’Amérique venait de traverser une période d’exubérance et d’aventures internationales et gadgétisées (Des agents très spéciaux, Les Mystères de l’Ouest, Les espions, Max la Menace  et dans un autre registre Ma Sorcière bien-aimée, Batman, Les Monstres, La Famille Addams), le petit inspecteur créé par Richard Levinson et William Link ne payait pas de mine avec son look commun, son cigare allumé, son oeil de verre, sa voiture cahotante – et française – et ses origines italiennes. Le type même du personnage insignifiant dont on aurait sans doute hésité à faire un héros de série télé s’il n’avait pas d’abord rencontré un certain succès au théâtre.

Columbo n’a rien d’un héros, ni alors ni maintenant ; il se rapproche de ce que la classification moderne a appelé un « anti-héros » et encore : celui-ci est souvent un paumé, un « héros malgré lui » embarqué dans des situations qu’il n’a pas souhaitées et qui le dépassent souvent, or Columbo n’a rien de tout cela. Il n’est pas paumé, il est même plutôt bien dans ses chaussures, marié, propriétaire d’un chien apathique, manifestement motivé par son métier et peu enclin à s’inquiéter de ce que l’on peut penser de lui. Bref, c’est plutôt un type ordinaire, à la Maigret.

Tout le monde sait bien aussi que c’est ce qui fait sa force car les criminels qu’il côtoie se fient trop vite aux apparences et ont vite fait de le prendre pour un naze, ce qui lui permet, à lui, de reconstituer tranquillement la trame du crime tout en jouant la mouche du coche. Qu’on se le dise : une fois qu’il s’est accroché aux basques d’un criminel, rien ne saurait le faire lâcher prise, ni les menaces, ni l’intimidation, ni le recours à ses supérieurs. Chassez-le par la grande porte, il revient par la fenêtre ; jetez-le hors de votre propriété, il passe par dessous la haie et vient fouiner dans votre abri de jardin. Ce que cherche Columbo, ce sont des indices ; pas des preuves éclatantes qui permettent de coffrer un coupable sans se poser davantage de questions, non, des indices minuscules, des traces insignifiantes oubliées dans un coin, sous un tapis ou dans un cendrier, voire dans les entrailles d’un être humain. Un trombone, un bout de cigare, un fil, n’importe quoi pourvu qu’il puisse servir de base à une hypothèse plausible ou de pièce manquante dans le puzzle policier.

Vous me direz que c’est classique : Edgar Poe avait déjà trouvé la formule, Conan Doyle l’avait peaufinée, et même Sophocle résolvait l’enquête d’Oedipe Roi avec des indices « confondants ». Soit. Mais si le genre policier a tant de succès depuis des lustres, c’est bien parce que ses lecteurs aiment chercher la petite bête, et s’amuser avec l’enquêteur à la repérer dans la masse d’informations que recèle une page de livre ou une scène de crime. Ce sont d’ailleurs toujours les détails infimes qui font le « truc » irremplaçable des Experts, encore plus infimes qu’avant d’ailleurs grâce à la magie des effets spéciaux et du matériel de pointe dont disposent les « Sherlock Holmes » d’aujourd’hui. Mais enfin, on vous l’accorde sans problème : l’idée de Columbo, en effet, n’est pas originale et il en fallait plus pour assurer le succès d’une formule policière très classique. D’ailleurs, à propos d’indices, on vous les a tous mis sous le nez dans ces premières lignes : car l’originalité de Columbo c’est justement la conjonction de cette formule classique entre toutes et de son personnage aussi remarquable, physiquement, qu’une génisse dans un champ de génisses ; encore qu’il aurait plutôt l’air d’un boeuf rachitique et mal fichu au milieu du troupeau. En plus, il appartient à une minorité ethnique – d’ailleurs, il a dû apporter sa voiture avec lui en émigrant par la France.

Mais soyons sérieux : ce qui fait encore aujourd’hui l’attrait irrésistible de cet inspecteur désormais mondialement reconnaissable et télévisuellement unique (un comble !), c’est son caractère subversif. Et ça, ce n’est pas forcément aussi classique qu’on pourrait le croire : Maigret et Bourrel, nos inspecteurs « classiques » à la française, se fondaient dans la masse par leur look très commun et se comportaient comme les policiers qu’ils étaient. Ils soulevaient des voiles que les coupables aussi bien que les victimes auraient préféré laisser tendus, ils traquaient la vérité dans les recoins de l’âme humaine et des quartiers de Paris et d’ailleurs, mais enfin ils étaient finalement dans la norme et remplissaient le rôle dont la société les avait chargés.

Avec Columbo, c’est un peu différent. La petite bête, il ne va pas seulement la chercher dans l’âme humaine ; d’ailleurs les criminels qu’il confond n’ont pas une âme spécialement torturée ni compliquée. Ils sont plutôt simples, gouvernés par l’ambition le plus souvent, par la peur de tout perdre ou la volonté de voler leur réussite plutôt que de la construire. Et c’est là que réside la vilénie que l’inspecteur a à coeur de démasquer, comme on dénonce une imposture. Les masques que portent les criminels de Columbo ne sont pas seulement ceux du criminel qui dissimule son crime ; ce sont ceux de la respectabilité, de l’honorabilité, de la réussite sociale, politique ou médiatique. Ce sont des masques qui leur valent la reconnaissance, l’admiration et la gratitude du public, car la plupart du temps ces criminels sont connus, célèbres, adulés même parfois. Ce sont des hommes politiques en vue, briguant des postes importants ; des stars de cinéma, acteurs, réalisateurs ou producteurs dont la carrière est ou a été couronnée de succès ; des artistes du spectacle qui soulèvent le soir des torrents d’applaudissements et des lueurs d’étonnement admiratif ; des enquêteurs privés qui ont acquis une renommée dans leur profession parce qu’ils gèrent avec brio leur affaire ; des écrivains dont la photo et le nom sont connus dans tout le pays et dont les derniers titres s’arrachent dès leur parution. Mais ce sont des criminels. Et dans ce paradoxe qui unit la réussite et le crime se joue à chaque lever de rideau la même pièce, à peu de choses près, dans chaque épisode de Columbo.

Par son systématisme et sa perfidie (absolument), la croisade subversive de Columbo est presque un mythe moderne, mais en parfaite cohérence avec le vieux mythe grec de l’hubris, la démesure, mythe fondamental dans la culture et la tragédie grecques, par lequel l’homme est puni lorsqu’il cherche à s’élever au-dessus des autres et défie les dieux. C’est cette notion qui est à la base d’Oedipe Roi, archétype du récit policier où un roi est brutalement et cruellement jeté à bas de son piédestal pour avoir voulu échapper au destin que lui avaient tissé les Parques et annoncé un oracle. En l’occurrence, Columbo traque les imposteurs pour les faire, eux aussi, tomber de leur piédestal, qu’ils ont acquis ou conservé de manière malhonnête ou dont ils trahissent l’honneur et les responsabilités. L’écrivain de « Le livre témoin » (l’épisode réalisé par Steven Spielberg débutant chez Universal) a acquis le succès en n’écrivant pas une ligne et tue son associé pour éviter qu’il ne le révèle ; le politicien de « Candidat au crime » tue pour empêcher que sa carrière ne soit ruinée en pleine période électorale, et trahit par le fait l’esprit de la politique (son esprit idéal, bien sûr) ; la star déchue de « Requiem pour une star » tue pour garder enfoui un secret qui salirait irrémédiablement sa gloire passée. A quelques exceptions près, les criminels de Columbo commettent ce péché d’orgueil qui les rend prêts à tout pour rester au sommet qu’ils ont atteint, chacun dans son domaine.

La subversion de Columbo réside dans sa nature, certes : cet Italo-américain aux épaules tombantes et à l’oeil torve, fumant le cigare bon marché et se promenant partout avec un imperméable des plus commun, peut-être même jamais lavé, irrite les « puissants » parce qu’il dépareille leur environnement savamment arrangé, traînant dans tous les coins ses chaussures sales et mettant sa cendre dans les cendriers, quand ce n’est pas sur les tapis ; il agace par ses manières à la fois obséquieuses et familières, faussement naïves et envahissantes, comme sont ses questions. Mais la méthode même de l’inspecteur est subversive : car c’est en utilisant les connaissances du criminel qu’il finit en général par confondre celui-ci, le prenant par conséquent à son propre jeu, dans lequel il avait eu l’arrogance de se croire le meilleur. La recette est imparable et répond à un besoin profondément enraciné dans notre âme collective : l’inversion des rôles – le gueux devenant noble, le noble gueux – est la base même du carnaval tel qu’il se célébrait au Moyen-Age, et n’est qu’un écho du mythe grec dont la forme pragmatique pourrait être aujourd’hui « le désir de justice ».

En voyant ce petit inspecteur malingre et commun, dont la femme fait des gâteaux, regarde la télévision et s’intéresse à tous les potins, ôter leur superbe aux « parvenus » qui se considèrent – à tort – au-dessus des lois, chaque téléspectateur peut avoir le sentiment d’avoir assisté à une démonstration de justice idéale, sans les complexités du système judiciaire, simplement par l’affrontement de deux hommes, de deux esprits, de deux figures manichéennes : le bon et le méchant. C’est là, me semble-t-il, la nature profonde de ce spectacle, qui met en scène non un enquêteur arrogant et bourgeois, comme pouvaient l’être Sherlock Holmes ou le Dupin d’Edgar Poe, mais un homme ordinaire convié parmi les puissants pour les ramener aux justes proportions de l’humanité et les faire descendre de leurs sphères lointaines, tout là-haut, au-dessus des mortels.

 

Image

 

PETER FALK EST COLUMBO

Né le 16 septembre 1927 à New-York de père italien et de mère hongroise, c'est à l'âge de trois ans qu'il perd son oeil droit atteint d'un cancer. Il suivra des études supérieures de sciences politiques et de droit administratif après avoir fait son service dans la marine marchande, en tant que 3ème cuisinier (il avoua récemment, dans l'émission "The Actor's Studio", n'avoir jamais su cuisiner que les côtelettes de porc !). Diplômes en poche, il devient un comptable efficace dans le bureau du budget de l'état du Connecticut.

Lassé au bout de quelques années par la routine du fonctionnariat, il se lance dans le théâtre dramatique en tant qu'amateur, avant de devenir professionnel en 1955. Ses petites apparitions en tant que figurant dans les films, téléfilms et pièces de théatre attireront l'attention des professionnels. Il obtiendra donc assez rapidement, des seconds rôles, voire des apparitions guest star, dans des séries à succès de l'époque telles "Alfred Hitchcock Present", "Les Incorruptibles", ou encore "La Quatrième Dimension". C'est ainsi qu'il s'est vu un jour, proposer le rôle principal dans une nouvelle série "The Trials Of O'Brien" au cours de la saison 1965/1966. Il n'eut pas longtemps à attendre avant que l'occasion de reprendre le rôle-titre d'une autre série se présente. Ce fut le cas en 1968 avec Columbo.

 

Image

 

Filmographie

1958 - Wind Across The Everglades - La forêt interdite (film de Nicholas Ray)    

1959 - The Bloody Brood (film de Julian Roffman)    

1960 - Murder, Inc. - Crime, société anonyme (film de Burt Balaban et Stuart Rosenberg)  

1960 - Pretty Boy Floyd (film de Herbert J. Leder)    

1960 - The Secret Of The Purple Reef (film de William Witney)    

1961 - Pocketful Of Miracles - Milliardaire pour un jour (film de Frank Capra)    

1962 - Pressure Point (film de Hubert Cornfield)     1963 - The Balcony (film de Joseph Stick)   

1963 - It's A Mad Mad Mad Mad World - Un monde fou, fou, fou (film de Stanley Kramer)    

1964 - Robin And The Seven Hoods - Les 7 voleurs de Chicago (film de Gordon Douglas)    

1965 - The Great Race - La grande course autour du monde (film de Blake Edwards)    

1965 - Italiano Brava Gente / Attack And Retreat (film de Giuseppe de Santis)    

1966 - Penelope - Les plaisirs de Pénélope(film d'Arthur Hiller)    

1966 - Too Many Thieves (film d'Alner Biberman)    

1967 - Luv (film de Clive Donner)    

1967 - Prescription : Murder - Inculpé de Meurtre (téléfilm de Richard Irving)    

1968 - Anzio / The Battle For Anzio - Bataille pour Anzio (film d'Edward Dmytryk)    

1969 - Castle Keep - Un chateau en enfer (film de Sydney Pollack)    

1969 - Rosolino paterno, Soldato (film de Nanni Loy)    

1970 - Husbands (film de John Cassavetes)    

1970 - Machine Gun Mc Cain / Gli Intoccabili - Les intouchables (de Giuliano Montaldo)    

1970 - Opération Snafu (film de Cyril Frankel)    

1972 - The Politics Film    

1974 - A Woman Under The Influence - Une femme sous influence (film de John Cassavetes)   

1976 - Griffin And Phoenix : A Love Story - Le sourire aux larmes (téléfilm de Daryle Duke)    

1976 - Mikey And Nicky (film d'Elaine May)    

1976 - Murder By Death - Un cadavre au dessert(film de Robert Moore)    

1977 - Opening Night (film de John Cassavetes)    

1978 - The Brink's Job - Têtes vides cherchent coffre plein (film de William Friedkin)    

1978 - The Cheap Detective - Le privé de ses dames(film de Robert Moore)    

1979 - The In-Laws - Ne tirez pas sur le dentiste (film d'Arthur Hiller)    

1981 - All The Marbles / The California Dolls - Deux filles au tapis (film de Robert Aldrich)    

1981 - The Great Muppet Caper (film de Jim Henson)    

1985 - Big Trouble (film de John Cassavetes)    

1987 - Happy New Year (film de John G. Avildsen)    

1987 - The princess bride - Princess Bride (film de Rob Reiner)    

1988 - Vibes (film de Ken Kwapis)    

1988 - Wing of desire / Der himmel über Berlin - Les ailes du désir (film de Wim Wenders)    

1989 - Cookie - Cookie (film de Susan Seidelman)    

1990 - Tune In Tomorrow - Tante Julia et le scribouillard (film de Jon Amiel)    

1992 - The Player (film de Robert Altman)    

1993 - Faraway, So Close ! - Si loin, si proches ! (film de Wim Wenders)    

1998 - Vig (film de Graham Theakston)    

1999 - Lakeboat (film de Joe Montegna)    

2000 - Enemies of Laughter (film de Joey Travolta)    

2000 - Storm in Summer (téléfilm de Robert Wise) 

 

Image

 

Autre série de Peter Falk :

Avant Columbo, Peter Falk a également été le principal acteur d'une autre série : "The Trials Of O'Brien". Dans cette série, comportant 22 épisodes, Peter Falk incarnait un avocat, ténor du barreau, mais ayant une vie extra-professionelle quelque peu compliquée.

Cette série, populaire aux US, a vu défiler, à l'instar de Columbo, une pléïade de Guest Stars telles que Roger Moore, David Carradine, Gene Hackman, ou encore Martin Sheen. Détail intéressant : un épisode (The Greatest Game), en deux parties, fut transformé en un film porté au grand écran (Too Many Thieves).

 

The Trials Of O'Brien (1965-1966 - CBS : Columbia Broadcasting System)

Genre : Série Policière

Producteur : Alan Simmons

Nombre d'épisodes : 22 Principaux

Scénaristes : George Bellak, Davis Ellis, Don M. Mankiewicz

Principaux interprètes :

Peter Falk (Daniel J. O'Brien)

Joanna Barnes (Katie)

David Burns (The Great McGonigle)

Elaine Stritch (Miss G.)

Ilka Chase (Margaret)

Dolph Sweet (Le lieutenant Garrison)

 

Production : Mayo Productions, Inc. The O'Brien Company et Filmways TV Productions, Inc.

Diffusion : CBS, le samedi à 20h30 du 18 septembre au 27 novembre 1965, puis le vendredi à 22 du 03 décembre 1965 au 18 mars 1966.

 

 

LISTE DES EPISODES

1/01 - Over The Defense Avec Murray Hamilton, Kathie Cody, Vincent Gardiena et Ned Glass.

1.02 - Bargain Day On The Street Regrets Avec Robert Blake, Tony Musante, Charles Dierkop et Judy West.

1.03 - Notes On A Spannish Prisoner Avec Buddy Hackett, Martin Green et Mary Tahmin.

1.04 - Never Bet On Anything That Talks Avec Phil Foster, Marian Heiley et Kenneth Mars.

1.05 - What Can Go Wrong ? Avec Roger Moore et Michael Constantine.

1.06 - Good Bye And Keep Cool Avec Cloris Leachman, Marian Heiley et Robert Loggia.

1.07 - A Gaggle Of Girls Avec Reni Santoni, Tammy Grimes, Jennifer West, David Doyle.

1.08 - The Trouble With Archie Avec Theodore Bikel, Lou Jacobi, Alice Ghostley et Simon Oakland.

1.09 - How Do You Get To Carnegie Hall ? Avec Kurt Kasznar, Zohra Lampert, Dana Elcar et Frank Langella.

1.10 - Charlie Has All The Luck Avec Jack Albertson, Martin Sheen, Tony Roberts et Joe Smith.

1.11 - Picture Me A Murder Avec Alan Alda, Harold J. Stone, Joanna Pettet, Jessica Walter et John Randolph.

1.12 - Dead End On Flugel Street Avec Milton Berle, Rite Moreno et Hal March.

1.13 - No Justice For The Judge Avec Burgess Meredith.

1.14 - Live It To Me Avec Angela Lansbury.

1.15 - Alarums And Excursions Avec John McGiver, Estelle Parsons et Marc Connely.

1.16 - The 10-Foot, Six Inch Pole Avec Faye Dunaway, Murray Hamilton, Albert Paulsen et Will Geer.

1.17 - A Horse Called Destiny Avec Barbara Barrie, J.D. Cannon et J. Ging.

1.18 - A Blue Style Suite Avec Pat Hingle, Warren Finerty, Tony Musante et Al Freeman Jr.

1.19 - The Partridge Papers Avec Paul Massie et Sheila MacRae.

1.20 - The Greatest Game (Partie 1) Avec Nehemiah Persoff, Britt Ekland, David Carradine et Georges Coulouris.

1.21 - The Greatest Game (Partie 2) Avec Nehemiah Persoff, Britt Ekland, David Carradine et Georges Coulouris.

1.22 - The Only Game In Town Avec Gene Hackman, Brock Peters, Alejandro Rey, Will Geer et Robert Walker Jr.

 

Image

 

LES CREATEURS : RICHARD LEVINSON ET WILLIAM LINK

Ce couple de créateurs s'est formé au Collège d'Elkins Park à Philadelphie au cours des années 40. Tous deux se découvrent une passion commune pour l'écriture, la critique cinématographique et le développement de magazines.

A la fin des années 1950, la Desilu ayant acheté une de leurs histoires pour le compte de l'émission « The Westinghouse Desilu Palyhouse », une anthologie théâtrale, ils émigrent à Los Angeles et travaillent pour le compte de la compagnie Four Stars (créée par quatre acteurs très populaires à l'époque : Dick Powell, Joel McCrea, Charles Boyer et Rosalind Russel). Ils écrivent notamment des dizaines de scripts pour « Au Nom de la Loi », « Honey West » avec Anne Francis, « Johnny Ringo », etc.

Ils produisent leur première série, « Jericho », en 1966, programme qui ne dure qu'une saison mais dont on salue la qualité puis c'est « Mannix » en 1967 et, surtout, « Columbo » à partir de 1968.

Bien plus tard, ils seront à l'origine de la série « Arabesque », dès 1984, pour laquelle Mike Connors reprendra le rôle de Joe Mannix le temps d'un épisode diffusé en 1997.

Leur collaboration s'est achevée à la mort de Richard Levinson, terrassé par un crise cardiaque le 12 mars 1987. 

 

Image

Columbo version années 90.

 

FICHE TECHNIQUE

Créée par : Richard Levinson, William Link

Producteurs exécutifs : Richard Irving, Richard Levinson, Roland Kibbee

Producteurs : Everett Chambers, Dean Hargrove, Edward K. Dodds, Richard Levinson, William Link, Robert F. O'Neill, Richard Alan Simmons

Producteurs associés : Jerrold Freeman, Edward K. Dodds, Joseph D'Agosta, Anthony Kiser

Supervision de la production : Richard Bielding

Responsable des scénarios : Steven Bochco

Thème musical : Henry Mancini

Musique : Jeff Alexander, Richard deBenedictis, Billy Goldenberg, Dave Grusin, Gil Mele, Oliver Nelson, Bernardo Segall, Jonathan Tunick, Patrick Williams

Directeurs de la photographie : Lloyd Ahern, Duke Callaghan, Charles Correl, William Cronjager, Richard C. Glouner, Milton R. Krasner, Lionel Lindon, Isodore Mankofsky, Russell L. Metty, Jack Priestly, Ray Rennahan, Earl Rath, Gabriel Torres, Geoffrey Unsworth, Ted Voigtlander, Harry L. Wolf

Directeurs artistiques : Archie J. Bacon, Michael Baugh, John W. Corso, Howard E. Johnson, Russell Kimball, Seymour Klate, John J. Lloyd

Décors : Jerry Adams, Bert Allen, Peg Cummings, John M. Dwyer, Richard Friedman, Richard B. Goddard, John McCarthy, Bill McLaughlin, James Reed

Costumes : Grady Hunt, Burton Miller, George Witthaker

Maquillage : Bud Wtesmore

Production : Universal Television (1971/1978)

 

Image

 

LE GUIDE DES EPISODES

Dernière mise à jour : ( 31-12-2016 )
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 70

Kojak avec Telly Savalas, Dan Frazer, Kevin Dobson. Guide des épisodes.

Image

Une série créée par Abby Mann.

Un guide conçu par Christophe Dordain et Jérôme Bonjean.

Crédits photographiques : Universal Television.

Lire la suite...
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 60

Les Envahisseurs avec Roy Thinnes. Guide des épisodes.

Image

Une série créée par Larry Cohen.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques :  ABC Television / Quinn Martin Productions.

Lire la suite...
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 50

Au Nom de la Loi avec Steve McQueen. Guide des épisodes. Saison 3.

Image

Une série créée par Vincent Fennelly.

Un guide conçu par Thierry Le Peut.

Crédits photographiques : Four Star Films, Inc. / Malcolm Enterprises, Inc / CBS Television.

Lire la suite...
 

CONSULTEZ NOS ARCHIVES

Les archives du Magazine des Séries.

Image

Un index conçu par Christophe Dordain.

Dernière mise à jour le 29 mai 2017.

Lire la suite...
 

ARCHIVES RADIO

Robert Conrad dans Le Magazine des Séries sur Radio Campus Lille le 18 décembre 2010 !

Image

Un événement radiophonique à ne pas manquer en collaboration avec Jean-Luc Vandiste.

Le 18 décembre 2010 à 14h sur Radio Campus Lille.

Lire la suite...
 

RECHERCHEZ

SYNDICATION