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ACTEURS TV

Bernie Hamilton.

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Un portrait conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Twentieth Century Fox Television / ABC Television.

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ACTRICES TV

Joanna Lumley raconte le tournage de Chapeau Melon et Bottes de Cuir.

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Une série créée par Brian Clemens.

Un dossier conçu par Denis Chauvet.

Crédits photographiques : The Avengers Enterprise / TF1.

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REALISATEURS TV

Paul Krasny.

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Les grands réalisateurs de séries télévisées.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

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PRODUCTEURS TV

Glen A. Larson

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Un dossier conçu par Christophe Dordain en hommage au producteur disparu le 14 novembre 2014.

Crédits photographiques :  Universal Television / NBC Television / ABC Television / Larson Productions.

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La Poursuite Sans Nom de Boris Sagal avec Lorne Greene, Brooke Bundy, Lorraine Gary.

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Un téléfilm réalisé par Boris Sagal.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Groverton Productions / Universal Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2010

Body of Proof avec Dana Delany, Jeri Ryan, Nicholas Bishop. Guide des épisodes.

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Une série créée par Chris Murphey et Matt Gross.

Un guide conçu par Noah Ward.

Crédits photographiques : ABC Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2000

Les 4400 avec Joel Gretsch, Jacqueline McKenzie, Peter Coyote. Guide des épisodes.

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Une série créée par Scott Peters.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : USA Network / American Zoetrope.

 

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 80

Magnum avec Tom Selleck, John Hillerman, Larry Manetti. Guide des épisodes. Saisons 4 à 6.

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Une série produite par Donald P. Bellisario et Glen A. Larson.

Un guide conçu par Thierry Le Peut.

Crédits photographiques : Universal Television.

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Agences Tous Risques avec George Peppard, Dirk Benedict, Mr T, Dwight Schlutz. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Thierry Le Peut   
03-03-2015

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Une série créée par Stephen J. Cannell et Frank Lupo.

Un dossier conçu par Thierry Le Peut.

Crédits photographiques : NBC Television / Stephen J. Cannell Productions / Universal Television.

L'AGENCE TOUS RISQUES

(1983/1987)

 

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PREAMBULE

Comme la plupart des productions frappées du label Stephen J. Cannell, Agence Tous Risques (titre original : The A-Team, terme qui désignait des unités d'élite pendant la guerre du Viêtnam) n'a rien d'une série révolutionnaire. Maintes fois rediffusée depuis ses débuts, elle ne disputera cependant jamais la palme de meilleure série à un Twin Peaks, pas plus qu'elle ne gagnera un jour - quoique, de nos jours... - le statut de série-culte. Elle n'en est pas moins, selon les termes de son auteur, un agréable divertissement, tout à fait réussi dans son genre.

Lancée en 1983 sur NBC, Agence Tous Risques est née l'année précédente des imaginations conjuguées de Stephen J. Cannell et Frank Lupo. A l'époque, le premier est déjà connu pour quelques séries populaires comme Baretta et Deux Cents Dollars plus les Frais, et vient de créer quatre ans plus tôt sa propre maison de production à son nom. Quant au second, il a travaillé d'abord avec Glen A. Larson et Donald Bellisario sur Galactica, Galactica 1980 et Magnum, avant de rejoindre l'équipe de Stephen J. Cannell sur la série The Greatest American Hero. Il se fera connaître grâce à cette collaboration, poursuivie de manière fructueuse avec Riptide en 1984 et surtout Un Flic dans la Mafia en 1987. Seul, il sera à l'origine de la série Hunter (produite par Cannell) et fondera à son tour sa maison de production pour produire des séries telles que Duo d'Enfer, Le Monstre évadé de l'Espace et Raven.

Série d'aventures à mi-chemin entre la bande dessinée et le western, Agence Tous Risques doit son succès avant tout à un casting judicieux et à des héros bien trempés. Ce qui fait l'originalité (on verra qu'en réalité ce n'en est pas une...) de l'équipe vedette, c'est son caractère hétéroclite : un génie de la tactique militaire, un bricoleur culturiste, un fou volant authentiquement déjanté et un roublard talentueux composent un team dément, amateur d'action et d'aventure. Bien entendu, les choses ne sont pas toujours aussi simples : les plans prétendument « sans accroc » du fin stratège ne tiennent pas souvent la route, et le revirement final des situations les plus tordues est dû au moins autant à la chance et à la force qu'à la qualité du chef. Quant au talent d'escroc du Futé, il est plus souvent qu'à son tour pris en défaut. Avec tout ça, Barracuda a un caractère de cochon et Looping (Howling Mad - le Fou Hurlant, en v.o.) est constamment sur le point de perdre les pédales !

 

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UN CASTING RéUSSI

Pour mener tout ce monde, les producteurs ont engagé un acteur de cinéma, George Peppard. Ancien interprète du détective Banacek à la télévision, Peppard a tourné avec quelques grands noms du septième art, de John Wayne dans La Conquête de l'Ouest à Sophia Loren dans Opération Crossbow, en passant par le réalisateur Edward Dmytryk pour Les Ambitieux. Mais le rôle d'Hannibal va lui apporter une notoriété nouvelle, grâce au succès de la série. De son vrai nom (?) John Smith, l'équivalent américain de Jean Dupont, Hannibal emprunte son surnom au général carthaginois qui fit traverser les Alpes à ses éléphants pour marcher sur Rome, au IIIème siècle avant notre ère, réussissant à tenir tête aux puissants romains à cause de leur manque de cohésion et d'organisation, un exploit que renouvelle le moderne Hannibal face à la police militaire lancée à ses trousses.

A ses côtés, Dirk Benedict, un acteur sympathique qui fit partie quelques années plus tôt de l'éphémère aventure Galactica, succède dans le rôle du Futé (Faceman, dans la v.o.) au terne Tim Dunigan, détenteur du rôle dans le téléfilm pilote qui servit à lancer la série. En fait, Benedict fut le premier choix des producteurs mais la chaîne NBC s'y opposa. Au vu de la performance de Dunigan dans le pilote, ils changèrent d'avis et donnèrent leur accord. Elégant, exceptionnellement doué pour escroquer son prochain, capable de se faire passer pour n'importe qui, le Futé se situe dans la veine frégolesque du Leroy Turner de Timide et sans Complexes ou de Sonny Spoon dans une future série de Cannell Productions. S'il se déplace en Corvette, son attribut le plus précieux est cependant son visage, exprimant un angélisme qui lui permet d'obtenir tout ce qu'il veut, notamment auprès des dames. Comme Rick dans Magnum (lui aussi adepte du déguisement), il est également orphelin, et l'un des épisodes le mettra en présence de son père supposé. Un rôle familier pour Dirk Benedict, puisque son personnage dans Galactica était également séducteur et orphelin. Le Futé n'est donc pas un personnage très original, mais l'acteur sait le doter d'une certaine présence.

Aux antipodes du Futé, le personnage de Barracuda, quant à lui, revient à l'acteur noir Mister T, tout auréolé de la gloire acquise en tenant tête à Stallone sur le ring de Rocky III au cinéma. Son rôle de bricoleur râleur au coeur tendre lui apportera une popularité qui finira (dit-on...) par lui donner la grosse tête, l'acteur laissant libre cours à ses caprices de star et clamant partout : « La vraie vedette de The A-Team, c'est moi ! », ce qui ne sera guère du goût de George Peppard. Il ne fait aucun doute que la personnalité marquée du personnage, bourru mais doté d'un coeur d'or, particulièrement en présence d'enfants, a beaucoup fait pour la popularité de la série, justement auprès du jeune public, de même que sa coupe à l'iroquoise et les kilos de breloques en or que Mister T porte constamment autour du cou. Le nom français de Barracuda est en fait un croisement entre le nom du personnage dans la v.o. (Baracus) et son surnom 'Bad Attitude', intraduisible (littéralement : Mauvais Comportement).

Enfin, le personnage, haut en couleurs, de Looping, l'aviateur déjanté, est campé par un acteur peu connu, Dwight Schultz. Entrevu dans Hill Street Blues et CHiPs, il fut paraît-il recommandé aux producteurs par le vice-président de NBC. On le reverra, après l'aventure Agence Tous Risques, dans le film Les Maîtres de l'Ombre aux côtés de Paul Newman, et dans un rôle épisodique pour Star Trek : The Next Generation à la télévision.

Incontestablement, la prestation de Schultz dans un rôle pas si évident que cela est pour beaucoup dans la popularité de la série. Son personnage y introduit suffisamment de folie et de second degré pour sauver des scenarii parfois tristounets. On le voit au fil des épisodes endosser des personnalités très différentes, souvent farfelues : il singe Bogart dans « La Vache Maltaise », revêt un costume de justicier taillé dans un drap de lit pour « La Guerre des Taxis », prend la défense des balles de golf opprimées dans « Le Pain Quotidien » ou encore perpétue la légende du Lone Ranger, célèbre héros d'un western télévisé en noir et blanc, dans « Les Mustangs ». Même quand il se contente de surgir tout armé d'un cercueil un peu particulier dans « Pièces Détachées » ou de battre des ailes à l'arrière d'une Jeep dans « Les Braconniers », il est savoureusement génial. A plus d'un titre, l'acteur a réalisé là une performance digne du Scott Bakula de Code Quantum.

Pourtant, le personnage de Looping faillit bien être retiré du programme lorsque, au vu du pilote, les responsables de NBC le jugèrent un peu trop loufoque. Fort heureusement, sa réception très positive auprès du public lui garantit une survie dont on ne se plaint pas, au contraire !

 

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SURTOUT PAS DE FEMME DANS L'AGENCE

L'équipe - tout au moins dans les débuts - serait incomplète sans la présence de la journaliste Amy Allen, incarnée par une jeune comédienne inconnue, Melinda Culea. C'est elle qui, dans le le téléfilm pilote, contacte le team d'Hannibal pour retrouver un collègue disparu quelque part au Mexique, et se retrouve ensuite intégrée à l'équipe, jouant parfois le rôle de tampon entre les fugitifs et la police militaire. Très vite, cependant, George Peppard se plaint du manque de professionnalisme de l'actrice, laquelle dénonce ses mauvaises manières aux journalistes : « George Peppard est cruel », déclare-t-elle. « Il me fait à chaque fois demander pour me dire que ne sais pas jouer la comédie. Et sur le plateau, il ne me regarde pas ! » (1) De fait, Peppard réussit, dit-on, à la faire virer du programme dès le milieu de la deuxième saison.

Elle sera aussitôt remplacée par Marla Haesley, une jeune actrice inconnue entrevue quelques mois plus tôt dans un rôle de figuration de l'épisode « Immigration Clandestine ». Elle tient le rôle de Tawnia Baker, une collègue de travail d'Amy Allen, elle aussi fascinée par la fabuleuse Agence Tous Risques : en fait, une copie du premier personnage. Elle non plus ne restera pourtant pas dans l'équipe, son personnage étant congédié à l'issue de « Au-Delà de la Rivière », le téléfilm d'ouverture de la troisième saison, à cause semble-t-il de réactions très froides du public. L'actrice n'est d'ailleurs jamais apparue au générique, son nom étant simplement mentionné en tant qu'also star dans les crédits d'ouverture des épisodes où elle apparaît. Cédant encore une fois à George Peppard, pour qui Agence Tous Risques était de toute façon « une série d'hommes », les producteurs n'ont pas cherché cette fois à remplacer la journaliste, se contentant de glisser dans les scenarii quelques seconds rôles féminins à la plastique avantageuse : on aura ainsi l'occasion de croiser dans « Au Feu ! » la future Dee Dee McCall de Hunter, Stepfanie Kramer.

 

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REBELLES ET JUSTICIERS

L'argument d'Agence tous risques, c'est donc l'équipée sauvage d'un quatuor de baroudeurs mettant ses talents au service de la veuve et, parfois, de l'orphelin. Jadis membres d'un commando d'élite au Viêtnam, évadés d'une prison de haute sécurité où ils étaient incarcérés à tort, ils se sont réfugiés dans les bas-fonds de Los Angeles où l'on peut, avec de la chance et beaucoup de persévérance, les retrouver pour louer leurs services. Car, bien sûr, leur expérience et leur savoir-faire ne sont pas gratuits, et le Futé se charge d'évaluer les besoins et de dresser la facture avant et après chaque mission - déductions fiscales comprises. L'honneur des héros reste sauf, cependant, puisqu'ils ne prennent, au bout du compte, que ce qu'on peut leur donner et rendent l'excédent le cas échéant. Menant une existence de hors-la-loi en marge de la société, les quatre larrons passent leur temps à fuir la police militaire, ce qui donne lieu à des poursuites souvent échevelées et à des démarrages sur les chapeaux de roue, comme dans la séquence d'ouverture de l'épisode « Agitateurs ».

Pour être exact, Looping n'est pas, lui, obligé de fuir, car il est censé poursuivre sa convalescence dans un hôpital psychiatrique de l'armée, mais la vie y est trop ennuyeuse pour qu'il ne préfère pas s'échapper par la fenêtre avec ses complices de toujours. Tout au long de la série, les militaires seront présents à travers une succession de gradés hargneux mais en général inefficaces : le colonel Lynch, tout d'abord, incarné par William Lucking, puis le colonel Decker, le plus dangereux detous, qui prend les traits de Lance LeGault, lequel, à la même époque, est aussi le méchant colonel Greene dans Magnum. Viendront ensuite le général Fullbright - Jack Ging, l'ennemi buté des détectives de Riptide - puis le général Stockwell, le seul qui réussira, dans la dernière saison, à coincer enfin les mercenaires pour en faire ses agents (très) spéciaux.

Ces nombreuses poursuites, omniprésentes dans la série, inscrivent Agence tous risques dans la lignée d'autres succès, comme Shérif fais-moi peur à la télévision (CBS, 1979-1986) ou les Blues Brothers au cinéma. Elles permettent aussi de visiter de nombreux décors en maintenant un mouvement constant au cours des épisodes. L'A-Team partage ainsi son activité entre la jungle des grandes villes et, à l'opposé, les petites villes perdues dans des étendues désertiques. Quelques excursions à l'étranger (le Mexique dans le téléfilm pilote, le Kenya dans « Les Braconniers », l'Italie dans « Le Jugement Dernier ») ajoutent une pincée d'exotisme qui ne coûte pas plus cher aux producteurs puisque tout est tourné dans les environs de Los Angeles. On retrouve la même diversité dans les milieux traversés par les héros : les grands casinos de Las Vegas, les champs de melons des vallées californiennes, les mines de diamant d'Amérique du Sud, les prisons, la mafia, les bas-fonds new-yorkais, rien n'est laissé de côté pour garantir le renouvellement des intrigues.

 

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UN SCHEMA REPETITIF

Agence Tous Risques n'en est pas moins ce que les anglo-saxons appellent un formula show, c'est-à-dire une série fondée sur la répétition du même canevas scénaristique. Une séquence d'introduction ayant montré les exactions des méchants de la semaine - en général une bande de truands patibulaires qui s'en prend à des femmes, des enfants ou un homme seul -, on retrouve l'une des victimes ou son représentant dans un endroit insolite où elle demande le secours des héros. ne râclée aux malfrats puis, la leçon n'étant généralement pas suffisante, utilisent les grands moyens pour terrasser le monstre. Comme dans d'autres séries contemporaines, comme Supercopter, la séquence de résolution est répétitive et ne fait pas dans la dentelle.

Certains scenarii modifient un peu ce schéma canonique, par exemple en commençant l'action in medias res, c'est-à-dire au milieu, alors que la mission est déjà commencée : c'est le cas dans « Les enfants de Jamestown » et « Pas si Facile que Ca », ou en provoquant une rencontre impromptue entre les héros et les méchants, comme dans « Agitateurs » et « Belle Evasion ». Avec les années, pour relancer un peu la popularité du programme, on invitera même quelques personnalités du show-business : Boy George dans « Cow-boy George », le catcheur Hulk Hogan dans « Rien que du Muscle », et jusqu'à l'équipe américaine du jeu La Roue de la Fortune dans l'épisode du même nom ! Le résultat n'est pas toujours convaincant, et le procédé ne parvient pas à masquer les carences des scenarii. On songe plutôt à une astuce commerciale à la Croisière s'amuse, comme tentèrent de le faire les producteurs de Starsky et Hutch à la fin des années soixante-dix en envoyant leurs héros enquêter sous les palmiers des Tropiques ou à bord d'un paquebot luxueux.

Entrée en dixième position des programmes les plus regardés dès sa première saison, la série gagne la troisième place en 1983-1984 puis descend à la sixième l'année suivante avant de s'effondrer de manière dramatique : elle occupe en effet la trentième place en 1985-1986. On décida donc, en mettant en avant une étude de marché réalisée auprès du public, de lui faire subir un ravalement complet pour la saison 1986-1987. Le ton devient plus sérieux et les personnages sont détournés de l'aventure à gogo pour devenir... des agents du gouvernement ! Finalement capturés par le général Stockwell, une huile du Pentagone proche du personnage d'Archangel dans Supercopter, ils se retrouvent en effet enrôlés à leur corps défendant comme groupe d'intervention spécial et interviennent dans des affaires de sécurité nationale, damant le pion aux espions est-allemands ou à des sbires du KGB !

 

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L'INFLUENCE DES SIXTIES

L'intérêt de cette nouvelle définition du programme réside surtout dans la mise en évidence d'une parenté originelle avec les séries d'espionnage de la grande époque des Sixties. L'équipe imaginée par Cannell et Lupo imitait en effet le team déjà très complémentaire de Mission Impossible : le chef charismatique couronné de cheveux blancs (Jim Phelps), le bricoleur noir de génie (Barney Collier), Monsieur Muscles (Willy Armitage) et l'as du déguisement (Rollin Hand) étaient simplement reliftés pour devenir Hannibal, Barracuda (un personnage « deux-en-un », puisqu'il reprend à la fois le bricoleur et le culturiste) et le Futé (adepte lui aussi des déguisements insolites, et dont l'élégance n'est d'ailleurs pas sans rappeler le personnage incarné par Martin Landau dans la série de Bruce Geller), dans une version moderne et résolument fantaisiste du succès dramatique des années soixante. L'ajout de Looping confirmait la volonté des auteurs de donner naissance à un programme plus speedé et décalé que son lointain ancêtre. Le principe du formula show était lui-même une résurgence de cette parenté à peine dissimulée, les scenarii de Mission Impossible reposant également sur la répétition d'un schéma invariable, exceptionnellement modifié durant les premières années de la série.

L'autre influence avouée par les producteurs apparaît avec le choix de Robert Vaughn pour tenir le rôle du général Stockwell. L'acteur incarna en effet l'agent Napoleon Solo dans la série Des Agents Très Spéciaux, entre 1964 et 1968, et il retrouve d'ailleurs son partenaire d'alors, David McCallum, dans l'un des épisodes de cette dernière saison. Enfin, peut-être pour donner un coup de jeune supplémentaire au programme, un nouveau personnage est intégré au team, celui de Frankie Santana, un séduisant spécialiste des effets spéciaux, qui jouera un rôle important dans les machinations à la Mission Impossible de la nouvelle Agence tous risques.

Le remède se révèle finalement pire que le mal : non seulement l'audience n'est pas meilleure, mais les fans de la première heure, déçus par ce reformatage inopiné, désertent le show, qui se retrouve en... soixante-et-unième position ! La tension qui règne sur le plateau n'arrange rien, Peppard et Mister T en étant arrivés à ne plus se supporter : « Le climat était tendu », reconnaîtra Dwight Schultz (Looping), « mais nous n'avions pas à nous en préoccuper tant que le résultat était bon ». La série s'arrête donc à mi-saison, après seulement treize épisodes. Et les responsables de NBC de déclarer, malgré tout, qu'Agence Tous Risques « aurait pu encore aller loin. Posséder trois vedettes en ses rangs était un formidable atout. » (1)

De fait, Agence Tous Risques était un concept plutôt original au début des années quatre-vingt, témoignage réussi d'une veine qui allait connaître plusieurs années de gloire avant d'être contestée pour sa violence, celle des programmes à forte teneur en action et en cascades spectaculaires, dans la foulée de L'Homme qui tombe à Pic de Glen A. Larson. La série, comme beaucoup d'autres, subit l'influence de groupes de pression contestant le « modèle » qu'elle offrait au jeune public : anecdote amusante, on a pu constater que les héros bouclaient leur ceinture de sécurité dans trente-neuf pour cent des scènes de voiture du programme en 1986, contre un pour cent seulement en 1984. La raison ? Une campagne menée auprès de la production et de Mister T lui-même, qui aurait reçu plus de huit cents lettres l'enjoignant de boucler sa ceinture ! (2)

Aujourd'hui, même si elle est toujours méprisée par la critique (ce qui, entre nous, ne veut pas dire grand chose), la série a laissé chez ses anciens fans un parfum de nostalgie, au point que des rumeurs ont longtemps circulé concernant une adaptation au cinéma, rumeurs finalement confirmées par Stephen J. Cannell himself. On murmura même quelques noms pour les rôles principaux : Mel Gibson prendrait la suite de George Peppard, décédé en 1994, Ving Rahmes (Mission Impossible) celle de Mister T, Tom Cruise celle de Dirk Benedict (vous y croyez, vous ?) et, tenez-vous bien, Jim Carrey deviendrait l'ineffable Looping. Heureusement que ce ne sont que des rumeurs, finalement...

NOTES

1. Cité dans Ciné Télé Revue n°39, 1987.

2. Mentionné par David Gauntlett, Moving Experiences : Understanding Television's Influences and Effects, Londres, John Libbey & Company Ltd, 1995, p.82.

 

 

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AGENCE TOUS RISQUES,

concept populaire et discours populiste

 

Les séries d’espionnage des Sixties ne constituent pas la seule influence dans laquelle baigne constamment Agence Tous Risques. Cannell et Lupo ont aussi puisé dans la culture populaire de leur pays pour concevoir un cocktail riche en potentialités.

 

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Un univers de bande dessinée

Selon l'expression très juste de François Julien (1), Agence Tous Risques a « fait basculer le concept de série dans l'univers de la B.D. ou, plus précisément, dans celui du comic book. » Ici, les rafales d'artillerie fusent de tous côtés mais ne tuent personne, les voitures exécutent d'impressionnants vols planés mais les conducteurs en sortent indemnes, prêts à reprendre la partie comme s'il s'agissait seulement d'un jeu, ce qu'est effectivement la série. Les mimiques et les cris de Looping remplissent une fonction analogue : amuser sans se prendre au sérieux, car les histoires racontées ne visent qu'à divertir et rien d'autre. Pour Cannell, l'essentiel est dans « le rêve et la distraction, deux composantes inégalables de la vraie mission de la télévision, celle que souhaitent les téléspectateurs. »

La série ne s'attarde donc jamais sur la psychologie des personnages, simplement évoquée dans des épisodes plus graves comme « Chasseurs de primes », où Looping tombe amoureux. Les scénaristes utilisent également un gimmick récurrent dans nombre d'épisodes : la réalisation d'une machine insolite (et improbable !) à partir de bouts de ferraille et d'objets hétéroclites, symbole de la débrouillardise des héros et du côté résolument ludique de la série elle-même. Qu'il s'agisse de transformer une petite voiture en char d'assaut ou de fabriquer un lanceur de choux, les héros font feu de tout bois et réussissent grâce à leur astuce à mettre hors d'état de nuire les méchants les plus corrompus qui se puissent imaginer. Là encore, c'est l'esprit de Mission Impossible que retrouvent les scénaristes, mais en le dévoyant pour en faire un motif de comédie.

Les prises de vues contribuent également à donner à la série un visuel dynamique et « bande dessinée » : caméras au sol pour filmer les véhicules en mouvement, plans d'ensemble pour les cascades, forcément spectaculaires, changements d'angle en plein vol plané, éclaboussures projetées sur la caméra, travellings panoramiques suivant les malfrats propulsés au-dessus d'un bar par Barracuda, rien n'est laissé de côté pour offrir au téléspectateur un véritable show, et chaque épisode contient son lot d'explosions et de fusillades. Complément obligatoire de ce débordement d'action, les tournages en extérieur sont nombreux et ajoutent à l'attrait déjà alléchant du programme. Les rares épisodes pauvres en extérieurs, comme « Détournement » et « Racket », ne figurent d'ailleurs pas forcément parmi les meilleurs.

 

Les Sept Mercenaires font la java

Une autre influence patente d'Agence Tous Risques est le western. Le téléfilm pilote est d'ailleurs un assez mauvais remake des Sept Mercenaires, librement adapté par Cannell et Lupo et mis en images assez platement par Rod Holcomb. L'équipe y prend en mains un village mexicain racketté par des bandits, dans un coin baptisé Rio Blanco - en hommage aux films de John Wayne et Howard Hawks, ou simplement par référence au Rio Grande, qui marque la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique ? Cannell et Lupo furent apparemment satisfaits de cette histoire, puisqu'ils la recyclèrent un an plus tard pour en faire le téléfilm d'ouverture de la troisième saison, « Au-Delà de la Rivière » : l'acteur mexicain Sergio Calderon y reprendra d'ailleurs son rôle de méchant, troquant la poussière du Mexique contre les rivières tropicales d'Amazonie !

Toujours est-il que les grandes étendues sont un terrain de jeu idéal pour ces mercenaires des années quatre-vingt. Les petites villes dirigées par un shérif (tantôt intègre, tantôt corrompu) et terrorisées par des hommes d'affaires sans scrupules ou des gangs de motards reprennent des poncifs du western, mais traités souvent avec bonheur. La plupart des séries tournées en Californie finissent par succomber à la tentation d'un épisode « westernien » - citons Starsky et Hutch ou Supercopter parmi bien d'autres -, mais Agence Tous Risques a l'avantage de s'accorder tout à fait avec cet esprit Far-west, son manichéisme primaire se prêtant aux affrontements frontaux générateurs d'action. La tension dramatique étant quasiment absente de la plupart des scenarii de la série, la caméra peut tirer un profit maximal du décor et suivre les déambulations granguignolesques des personnages.

L'utilisation la plus réussie des motifs du western dans Agence Tous Risques est sans doute l'épisode « Les Mustangs », qui marque l'arrivée en fanfare du Colonel Decker dans le programme. Les héros y enfilent leurs habits de cow-boy pour venir en aide à des Indiens victimes d'un propriétaire terrien trafiquant de chevaux. Sur fond de plaines s'étendant à perte de vue, Indiens, mustangs et attaques de train y côtoient les hélicoptères et les armes automatiques, dans un enchaînement de situations explosives et vaudevillesques placées par une nouvelle lubie de Looping sous le patronage du légendaire Lone Ranger (2).

 

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L'INDIVIDU CONTRE LE POUVOIR FEDERAL

Peut-être est-ce également l'esprit de la vieille Amérique pionnière qui inspire à la série un discours résolument populiste, si tant est que l'on puisse lui attribuer un discours assumé, ce qui va à l'encontre des déclarations de Cannell. Si la série ne s'embarrasse pas de peinture sociale - « allez chercher un soupçon de social-politique dans Agence tous risques », a écrit Vincent Guignebert dans un numéro du magazine Mad Movies (ou Impact, je ne sais plus) -, elle surfe en revanche sur la vague individualiste de l'Amérique profonde, stigmatisant dans les pisteurs opiniâtres mais incapables de la police militaire la vieille méfiance des Américains envers les institutions fédérales, à mille lieues des préoccupations locales. Cette suprématie du local sur le fédéral est omniprésente dans la série, à travers les petites villes et les quartiers maintenus sous la coupe du crime organisé, où les mercenaires organisent à leur tour une résistance et conduisent les victimes elles-mêmes à chasser leurs oppresseurs. A l'inverse, le colonel Decker n'hésite pas à passer un accord avec les méchants pour prendre les héros dans ses filets, comme dans « La Pêche miraculeuse », ce qui en dit long sur la moralité variable des autorités officielles.

L'attitude de Decker stigmatise la rupture entre le pouvoir institutionnel et une Amérique en proie au crime généralisé. Dans « Dites-le avec du Plomb », encore, on constate que l'armée est plus préoccupée d'arrêter l'Agence tous risques que de mettre sous les verrous un criminel qui opère en son propre sein. Dans plusieurs épisodes, les militaires n'embarquent les criminels que parce qu'ils leur sont abandonnés tout empaquetés et ficelés par Hannibal et ses acolytes. Les organisations officielles et la police ne valent guère mieux : dans « Une Petite Guerre Privée », une unité d'élite de la police de Los Angeles est gangrenée par la corruption, dans « Immigration Clandestine » ce sont les services de l'immigration qui s'enrichissent en faisant entrer à prix d'or des travailleurs clandestins, et dans « La vache Maltaise » un agent fédéral est à la botte des gangsters. Dans cette atmosphère de corruption généralisée, les rares individus qui ont su rester honnêtes sont contraints par l'indifférence de leur hiérarchie à aller chercher de l'aide ailleurs : en l'occurrence, auprès de mercenaires recherchés par les autorités officielles !

En poursuivant Hannibal et son équipe, Decker et ses semblables ne font donc que démontrer à quel point ils se trompent de cible, voire ont partie liée avec la corruption, devant laquelle ils ferment les yeux. Symboliquement, l'origine de cette rupture est située dans la guerre du Viêtnam : poursuivis à la place d'un supérieur véreux qu'ils voulaient démasquer, Hannibal, Barracuda et Futé n'ont d'autre choix que de fuir l'armée pour se réfugier dans les bas-fonds de Los Angeles. La guerre du Viêtnam est ainsi désignée comme un moment de rupture, où le pouvoir s'est détaché du peuple (autre événement symbolique de la même époque : l'affaire du Watergate, qui a inauguré la méfiance des Américains envers leurs institutions, générant un sentiment de paranoïa aujourd'hui central dans une série comme The X-Files). La ville non plus n'est pas indifférente : la Cité des Anges est le modèle de la grande ville moderne, et ses bas-fonds une sorte de no man's land où l'application de la loi devient problématique. C'est là que les membres de l'Agence entrent en contact avec l'homme du peuple, que la Loi a bel et bien abandonné à une lutte inégale contre le crime.

 

CONTRE LE CRIME ORGANISE, POUR LA LIBRE ENTREPRISE

Car dans la plupart des épisodes ce sont des individus isolés qu'Hannibal et ses comparses viennent épauler. Frères et soeurs, parents et enfants, membres soudés d'une petite communauté, tous ont le désir de vivre en paix et de faire prospérer une petite entreprise de type familial. Malheureusement, ils se heurtent à des truands polymorphes, véritables gangsters (en général italiens) ou représentants du capitalisme sauvage qui ne s'embarrasse pas d'une éthique contraire au profit. Le combat est forcément inégal : les braves gens n'ont pour eux que leur sens de l'effort et leur bonne volonté, alors que leurs adversaires, secondés par une armée d'hommes de main patibulaires, sont prêts à tout, y compris le meurtre, pour parvenir à leurs fins.

Autre détail signifiant : les entreprises de toutes ces braves gens sont au service du consommateur, alors que leurs ennemis ne songent qu'au profit et mettent en danger les honnêtes gens, qui en déversant des déchets toxiques dans les égouts de la ville (« Effacez-les ! »), qui en vendant de l'alcool frelaté (« Les Marchands de Poison »), qui encore en briguant le poste de shérif pour couvrir ses activités illégales (« Le Candidat »). En s'opposant à ces malfrats interchangeables, Hannibal et ses acolytes se présentent donc comme les défenseurs de la libre entreprise à l'américaine face au face au grand capitalisme assimilé au gangstérisme.

Là encore, c'est la morale individuelle, celle qui émane du peuple, que la série oppose au comportement corrompu des grands groupes. Ceux-ci, armée y compris, obéissent au culte du chef, seul à prendre les décisions, alors que le groupe constitué par les héros tire au contraire sa force de sa diversité et laisse chacun s'exprimer pour le bénéfice de tous. De même, c'est lorsqu'un individu a le courage de se distinguer d'un corps constitué, comme la police ou l'armée, que la poursuite des criminels devient possible. Evidemment, le trait est simplifié à outrance, puisque tous les méchants sont intégralement pervertis, à l'image du Frank Gaines de « Histoire d'Eau » qui déclare ne pas obéir aux règles d'un monde civilisé mais seulement aux siennes, dictées par la recherche du profit immédiat et maximal.

Absente, la police officielle est réduite à des figures stéréotypées et déshumanisée par son assimilation, dans les scènes de poursuite, à des véhicules standardisés qui se suivent dans un nuage de poussière et le hurlement de leurs sirènes. Pas une once d'humanité ne transparaît dans les personnages de Lynch, Decker ou Briggs. Seul Fullbright, leur successeur, échappera à la règle en poursuivant dans « L'Orage des Souvenirs » un but plus personnel, au nom duquel il transigera avec sa mission.

 

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AU SERVICE DU REVE AMERICAIN

Cette simplification extrême sert le populisme de la série. A la culture de compromission incarnée par les militaires, les héros opposent une vision du monde résolument manichéenne, infantile, à leur image. Même la question moderne de la représentation des sexes est occultée, puisque tous les méchants sont des hommes, femmes et enfants étant toujours du côté des bons. Les méthodes des héros s'inscrivent dans le même discours populiste. Elles sont volontairement rudimentaires : les qualités particulières de chacun et un sens aigu du bricolage sont les seules armes de l'équipe. Dans plusieurs épisodes, les héros, enfermés dans un garage ou un débarras ordinaires, utilisent tout ce qui leur tombe sous la main, véhicules, cordes, ferraille, outils divers mais toujours ordinaires, pour construire l'instrument de leur victoire. Victoire du bon sens et de la débrouillardise sur la balourdise et l'excès de confiance en soi.

On est loin des gadgets compliqués de Mission Impossible et des engins futuristes des James Bond : ici, pas de masques en latex qui transforment un personnage en un autre, mais des déguisements grossiers qui répondent au goût de tous les enfants pour le travestissement. Rien, non plus, de la technologie high tech sur laquelle repose l'efficacité des nouveaux agents de l'IMF dans Mission Impossible 20 ans après ou dans Caraibes Offshore. Quant aux machines utilisées par les héros, elles ne sont rien d'autre qu'une voiture ordinaire renforcée par des plaques d'acier et de la vieille tôle, ou une machine agricole munie d'un gros tuyau fixé avec les moyens du bord.

Pas davantage, ici, d'intelligence supérieure dans le style du Jim Phelps de Mission Impossible. Hannibal est censé être un génie de la stratégie, mais ses plans relèvent souvent eux aussi du bricolage et s'appuient sur le principe simple de la confrontation directe, et non de la dissimulation chère aux espions surentraînés de l'Impossible Mission Force.

Les héros d'Agence Tous Risques, à l'instar de celui de MacGyver, qui surfera d'ailleurs sur la même vague, sont donc mis à la portée de l'homme du peuple, c'est-à-dire du téléspectateur, vous et moi. Il est significatif que l'Agence ne soit jamais le représentant de ses clients mais bien plutôt leur alliée : loin de se substituer à eux, elle leur apporte en fait le soutien et l'expérience qui leur manque, ainsi qu'une bonne dose d'audace, mais ceux-là mêmes qui réclament son aide sont toujours mis à contribution, sur le modèle des Sept Mercenaires. L'Agence tous risques ne crée pas des assistés mais des gens responsables, autonomes, capables de prendre leur destin en main pour peu qu'on leur donne un petit coup de pouce : bref, le principe même de la libre entreprise. En s'en faisant les défenseurs, les héros de la série se posent ainsi en représentants (musclés) de ce que l'on appelle encore... le rêve américain !

NOTES

1. François Julien, La Loi des séries, Barrault, 1987. L'un des premiers ouvrages de référence consacrés aux séries télé en France.

2. Lone Ranger est une série western des années cinquante, dont on voit quelques images sur le poste de télé de Looping à l'hôpital des vétérans. Durant tout l'épisode, Looping se prend pour la réincarnation de ce justicier masqué.

 

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FICHE TECHNIQUE

Créée par : Stephen J. Cannell

Produite par : Stephen J. Cannell

Producteurs associés : Gary Winter, Steeve Beers, Alan Cassidy, Rob Bowman, Patrick Hasburgh, Tom Blomquist

Producteurs exécutifs : Frank Lupo

Supervision de la production : Jo Swerling Jr.

Responsable de la post-production : Michael J. Maschio

Co-producteur exécutif : John Ashley

Musique : Pete Carpenter, Mike Post, Garry Schyman

Supervision de la musique : John Caper Jr.

Directeurs de la photographie : Bradley B. Six, Frank E. Johnson

Montage : Chris G. Willingham, Albert J.J. Zúñiga, Howard Terrill, Ron Spang, David Latham, Michael T. Elias, George R. Rohrs, Buford F. Hayes, Gloryette Clark, John Elias, Ronald LaVine, Larry Lester, Jack Harnish, David Ramirez, John J. Dumas, Gene Ranney

Casting : Reuben Cannon, Peg Halligan, Victoria Burrows

Directeurs artistiques : Carlos Berben, Sherman Loudermilk, Charles L. Hughes, Vincent M. Cresciman, William Cruse, Al Rohm

Décors : Sam Gross, Robin Royce, Richard Friedman, Raymond Paul, Charles Korian, Robert L. Zilliox, Robert C. Furginson

Supervision des Costumes : Kent Warner, Daniel J. Lester, Lorry Ritcher

Costumes hommes : Richard Butz, Darryl Levine, Jan Kemp, Jered Green  

Costumes femmes : Sheila Mason, Joy Tierney

Coiffures : Elaina Cizek, Connie Nichols 

Maquillage : Ve Neill, Scott H. Eddo, Mark Reedall, Elaina P. Schulman

Effets spéciaux de maquillage : Michael R. Jones

Assistants-réalisateurs : Craig R. Baxley (2è équipe), Anderson G. House, Craig West, David Newman, Jon Paré, Garry A. Brown, John Peter Kousakis, Robin Chamberlain, Steve Stafford, Stephen Sassen, Beau Marks, Jerram A. Swartz, David Newman, Patrick Duffy, James Lansbury, Chip Chalmers, Christian Drew Sidaris,

Effets spéciaux : Al Di Sarro, Bob Dawson, Frank Ceglia, Robert Cole, Ken Speed, Bruno Van Zeebroeck

Coordination des cascades : Graig R. Baxley

Cascadeurs : Diana Valentine, Eddy Donno, Gary Hymes, Thomas Robinson Harper, Gregory J. Barnett, Bobby Bass, Jophery C. Brown, Steven Chambers, Nick Dimitri, Dick Durock, George Fisher, Allan Graf, Leslie Hoffman, Jeff Imada, Steven Ito, Monty Jordan, Lane Leavitt, Ron Oliney, Pat Romano, Art School, Charles A. Tamburro, Dick Warlock

Production : Stephen J. Cannell Productions / Universal TV (1983/1987)

 

LE GUIDE DES EPISODES

Dernière mise à jour : ( 03-03-2015 )
 

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Un événement radiophonique à ne pas manquer en collaboration avec Jean-Luc Vandiste.

Le 22 janvier 2011 à 14h sur Radio Campus Lille.

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