VISITEURS ACTUELS

ACTEURS TV

George Peppard

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Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : NBC Television / Universal Studios / ABC Television / Cannell Productions / Télé 7 Jours.

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ACTRICES TV

Diana Rigg.

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Un portrait et une galerie conçus par Régis Dolle.

Crédits photographiques : ABC Television / Avengers Productions.

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REALISATEURS TV

George McCowan.

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Les grands réalisateurs de séries télévisées.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

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PRODUCTEURS TV

Columbia Pictures Television.

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Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Quinn Martin Productions / ABC Television / CBS Television / NBC Television.

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FILMS TV

Jim Bridger et Kit Carson de David Lowell Rich avec Ben Murphy, James Wainwright.

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Un téléfilm produit par David Lowell Rich.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Universal Television / American Broadcasting Comapny (ABC).

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2010

Body of Proof avec Dana Delany, Jeri Ryan, Nicholas Bishop. Guide des épisodes.

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Une série créée par Chris Murphey et Matt Gross.

Un guide conçu par Noah Ward.

Crédits photographiques : ABC Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2000

Grey's Anatomy avec Katherine Heigl, Patrick Dempsey, Justin Chambers. Guide des épisodes.

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Une série créée par Shonda Rhimes.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Buena Vista Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 80

Galactica 80 avec Kent McCord Barry Van Dyke Lorne Greene. Guide des épisodes.

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Une série créée par Glen A. Larson.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Universal Television / ABC Television / Larson Productions.

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Le Cheval de Fer avec Dale Robertson, Gary Collins, Bob Random. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Christophe Dordain   
31-12-2016

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Une série créée par James Goldstone et Stephen Kandel.

Un dossier conçu par Christophe Dordain avec le soutien de Thierry Le Peut et de Franck Anabataze.

Crédits photographiques : ABC Television / Dagonet Productions.

LE CHEVAL DE FER

(1966/1968)

 

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Dans l'ouest américain, un aventurier Ben Calhoun (Dale Robertson) se voit proposer de disputer une partie de poker. Sur les quatre joueurs, deux abandonnent. Seuls Ben Calhoun et un autre joueur continuent de miser. Outre leurs fortunes, Ben Calhoun incite son adversaire à jouer son train. Lorsque les cartes sont abattues, c'est Ben Calhoun qui gagne. Il devient le propriétaire d'une locomotive et recompose le train. A partir de là, il va vivre des aventures avec sa machine en compagnie de son ami Dave Tarrant (Gary Collins). Ensemble, ils affronteront les hors-la-loi, les pilleurs de trains et les Indiens.

 

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LE WESTERN A LA TELEVISION AMERICAINE

La fiction télé et le western sont étroitement liés. Genre mythique aux Etats-Unis, le western remplissait les salles de séries B tournées à la chaîne durant les années 40 et 50. Lorsque la production devint plus coûteuse, de nombreux artisans du grand écran s’intéressèrent à la télévision, alors médium débutant encore entouré de scepticisme. La petite lucarne était demandeuse en effet de productions en série susceptibles de fidéliser un public encore jeune.

Les succès du cinéma et de la radio trouvèrent alors une vie nouvelle et certains programmes allaient être appelés à une longue et glorieuse existence, comme Gunsmoke interprété à la radio par William Conrad et bientôt immortalisé sur le petit écran par James Arness, frère de Peter Graves à la ville et incarnation d’un envahisseur d’outre-espace dans La chose d’un autre monde de Howard Hawks et Christian Nyby. Source de richesses insoupçonnées à ses débuts, la télévision se mit à construire ses propres légendes en reprenant des personnages déjà éprouvés, faisant partie intégrante du folklore de l’Ouest : William Boyd fit ainsi fortune en incarnant Hopalong Cassidy dans une quarantaine d’épisodes télé entre 1949 et 1951 tandis que d’autres lui emboitaient le pas, Gene Autry en 1950 et Roy Rogers en 1951.

Le cow-boy télévisuel est fidèle à la mythologie du héros solitaire. The Lone Ranger, avec Clayton Moore, reste l’une de ses représentations les plus symboliques avec ses 221 épisodes diffusés entre 1949 et 1957 et son succès ouvrit la voie à un autre justicier masqué qui connut son heure de gloire à la télévision entre 1958 et 1960, signant ses exploits d’un Z resté fameux. L’influence de la bande dessinée est manifeste dans ces personnages manichéens souvent flanqués d’un cheval fétiche, qu’on l’appelle Silver ou Tornado, et d’un faire-valoir vaguement comique (Bernardo, Tonto et alii). The Adventures of Wild Bill Hickock, Buffalo Bill Jr, Range Rider, The Adventures of Kit Carson, Bat Masterson, Bronco, Cheyenne, Cisco Kid sont quelques-uns des héros solitaires qui chevauchent la lucarne au tournant des décennies 50 et 60.

 

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C’est aussi à cette période que naît ce que l’on a appelé le western « adulte », c’est-à-dire destiné au public adulte du début de soirée. En septembre 1955, ABC programme The Life and Legend of Wyatt Earp, avec Hugh O’Brian, qui contera sur 225 épisodes, jusqu’en 1961, la vie et les aventures de ce personnage légendaire de l’Ouest, immortalisé au cinéma par John Ford et John Sturges avec des noms prestigieux comme Bat Masterson, Doc Holliday, Tombstone ou O.K. Corral. Quelques jours plus tard, CBS lance son Gunsmoke qui tiendra l’antenne jusqu’en 1975, James Arness ne tardant pas à revenir dans un rôle de nouveau emblématique dans La Conquête de l’Ouest. Dans la même veine, The Restless Gun met en scène un héros « maudit », voyageant de ville en ville où sa réputation de tireur redoutable le rend souvent indésirable, tandis que Have Gun, Will Travel propulse le personnage de Paladin, redresseur de torts incarné par Richard Boone, en tête des audiences.

ABC, en partenariat avec Warner Bros., commande alors une série de produits formatés qui dureront pour la plupart de trois à cinq ans : Cheyenne est bâti sur la forte carrure de Clint Walker, The Lawman sur l’association d’un shérif expérimenté et d’un jeune assistant, campés par John Russell et Peter Brown, les autres ont pour titres Sugarfoot, Colt .45, Bronco et Maverick. Cette dernière est restée la plus fameuse en raison sans doute de la personnalité de James Garner, l’interprète de Bret Maverick, et de ses partenaires Robert Colbert, Jack Kelly et Roger Moore.

Le tournant des années 60 marque ainsi une sorte d’âge d’or du western télé, voyant l’apparition également de Bonanza, autre programme mythique de l’Histoire du western, voire de la télévision. En 1957, la société Four Star (fondée par Dick Powell, Ida Lupino, David Niven et Charles Boyer), productrice de plusieurs des programmes précités, lance une série narrant les exploits d’un Texas Ranger, Hoby Gilman, dans l’Ouest de l’après-guerre de Sécession. Trackdown durera deux ans et 71 épisodes, révélant le comédien Robert Culp qui s’y sentira d’ailleurs si malheureux qu’il déclarera après cette expérience ne plus jamais vouloir être la vedette d'une série télé ! (Ce qui ne l’empêchera pas d’être l’un des héros de Les Espions six ans plus tard et de rempiler pour The Greatest American Hero au début des années 80.)

D'autres séries vont venir illustrer le genre notamment Le Virginien produite par Charles Marquis Warren dès 1962 et qui durera pendant 9 années ou bien encore La Grande Vallée diffusée par CBS à partir de 1965, CBS qui lancera, deux ans plus tard, Cimarron Strip. Citons également Ranch L produite par la Fox entre 1968 et 1970 et Hondo, produite par la société Batjac et diffusée dès 1967, en s'appuyant sur le film réalisé par John Farrow et interprété par John Wayne en 1953, le propriétaire de Batjac.

Parmi les éléments constitutifs du genre western aussi bien au cinéma qu'à la télévision, il en est un que l'on retrouve dans de nombreuses séries produites à la fin des années 60, il s'agit du train, instrument de civilisation par excellence et symbole de la conquête de l'Ouest...

 

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Dale Robertson est Ben Calhoun.

 

AUX ORIGINES DU CHEVAL DE FER

Le train au cinéma

En effet, dans l'histoire des Etats-Unis, le train symbolise la marche en avant du progrès dans cette deuxième partie du siècle; il est l’incarnation d'une civilisation industrielle avec laquelle il faut désormais s'accomoder, c’est une évidence (et c'est un aspect que les scénaristes de la série "Le Cheval de Fer" ont su exploiter par exemple dans l'épisode "Le Retour de Hode Avery" au cours de la saison II).

Le train et le western sont deux facteurs qui ont su trouver une émergence des plus radicales et une cohabitation des plus parfaites dans leurs rapports souvent conflictuels mais qui, du Middle West jusqu'aux confins du Nouveau-Mexique, ont su faire preuve d'une régularité parfaite. Le train dans le western a souvent donné de bons films d'exploitation héroïques ou dramatiques et a souvent volé la vedette aux chevaux.

Les plus grandes épopées du Far-West, avec le concours du train, débutèrent pendant la guerre civile à l'époque du fameux texte de loi voté par le Congrès, le Railroad Act (Le 01 juillet 1862 le Président Abraham Lincoln signe par exemple le Pacific Railway Act, qui autorise la construction de la première ligne de chemin de fer transcontinentale. Le Railroad Act de 1865 complète cette première disposition législative). Beaucoup de westerns ont su s'en inspirer dont les plus célèbres sont "Les Conquérants" de Michael Curtiz, "Les Conquérants de Carson City" de Andre de Toth avec Randolph Scott, "Pacific Express" de Cecil B. de Mille, "La Conquête de l'Ouest" de John Ford, George Marshall et Henry Hathaway, en 1963, et tant d'autres...

 

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Dans le genre western le premier film qui a marqué le siècle est "Le Vol du Rapide", réalisé par Edwin S. Porter, en 1903; il s'agit de la première véritable attaque de train filmée de toute l'histoire du cinéma. Or, n'oublions pas qu'à cette époque on pillait encore des trains (ce qui a été illustré avec les frères James dans "Le Brigand Bien Aimé" de John Ford en 1940, "Les Rebelles du Missouri" de Gordon Douglas ou bien "La Horde Sauvage" de Sam Peckinpah en 1968). D'autres productions, d'une plus grande notoriété, réhausseront le niveau de certains westerns car elles étaient voulues d'emblée comme bien plus ambitieuses : "L'Homme de l'Ouest" d'Anthony Mann (1958) ou "Le Survivant des Monts Lointains" de James Neilson, avec James Stewart, en 1957.

Le train servira aussi de cadre pour des enquêtes menées par un détective tel Alan Ladd dans "Smith Le Taciturne" avec Alan Ladd et Robert Preston, en 1948, ou bien dans l'excellent "Le Solitaire de Fort Humbolt" de Tom Gries avec Charles Bronson en 1975; le train est aussi à l'honneur dans le superbe western qu'est "Le Dernier train de Gun Hill" mis en scène par John Sturges en 1958, où il était la seule échappatoire pour le shérif (Kirk Douglas); ou bien dans "3H10 pour Yuma", réalisé par Delmer Daves, et interprété par Glenn Ford (1957) où il est également le seul moyen de transporter des prisonniers. Notons que cet aspect a été évacué dans le remake quelque peu décevant réalisé par James Mangold, avec Russell Crowe et Christian Bale, et qui était sorti en mars 2008 sur les écrans français. 

Le train, et surtout la construction des trains, ont également tenu un rôle prépondérant dans les suivants films : "Pacific Express" par exemple déjà cité précédemment, et surtout "Le Cheval de Fer" (1924) que le maître Ford réalisa avec la volonté de nous montrer les efforts humains colossaux mais nécessaires à une telle entreprise, un film qui a fortement inspiré les deux créateurs de la série étudiée dans le présent dossier. Des petits westerns de séries B passèrent ici et là, inaperçus ou presque, et illustrèrent à leur façon le thème du train. N'oublions pas d'autres réussites telles que "Les Rivaux du Rail" de Byron Haskins avec Sterling Hayden (1952) et "Canadian Pacific" de Nat Holt avec Randolph Scott, en 1949.

Enfin, le train sera utilisé dans une poursuite fantasmagorique dans l'excellente production des Studios Disney : "L'Infernale Poursuite" de Francis D. Lyon, en 1959, avec Jeffrey Hunter et Fess Parker. Toutefois, il serait aussi injuste d'oublier des oeuvres passionnelles comme "L'Homme qui n'a pas d'étoile" avec Kirk Douglas, "Rio Lobo" avec John Wayne, "Le Sergent Noir" avec Woody Strode, "Kansas Pacific" de Ray Nazzaro avec Sterling Hayden, "Cow-boy" de Mark Rydell avec John Wayne, "Bronco Apache" de Robert Aldrich avec Burt Lancaster, "Le Train sifflera Trois Fois" de Fred Zinneman avec Gary Cooper, qui dénoncent, à leur manière, les conséquences liées à l'utilisation et au développement du train dans le Far-West.

 

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L'irruption au petit écran

Il était  logique que le petit écran, alors en pleine expansion au cours des années 60, utilise cet élement visuel fort qu'est le train comme "acteur principal" d'une série western. Pourtant, c'est par l'intermédiaire d'une série mélangeant western et espionnage, les formidables "Mystères de L'Ouest", avec Robert Conrad et Ross Martin, que le train eut droit aux honneurs du petit écran puisqu'il est le moyen de transport préféré des deux agents secrets James West et Artemus Gordon.

Lancée en septembre 1965 sur le réseau CBS, "Les Mystères de l'Ouest" a connu immédiatement un vif succès se classant 16ème parmi les 25 programmes les plus regardés aux Etats-Unis au cours de la saison 65/66. Il apparaît clairement que les responsables du réseau ABC, ainsi que les créateurs, James Goldstone et Stephen Kandel en tête, ont vraisemblablement tenu compte de ce succès pour imaginer une nouvelle série qui devait commencer sa diffusion dès le mois de septembre 1966.

 

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LA CONCEPTION DE LA SERIE

C'est donc à l'automne 1965 que les producteurs et créateurs sollicités par la firme Columbia Pictures lancèrent le tournage du pilote de la série intitulé "Scalplock", un téléfilm inaugural produit par Charles Marquis Warren en personne. Ce dernier est, à cette époque, un ponte de la production télévisuelle. C'est lui qui avait produit 52 épisodes de la série "Police des Plaines" avec James Arness entre 1955 et 1957, et c'est toujours lui qui avait participé au lancement en fanfare de la série "Rawhide" avec Clint Eastwood et Eric Fleming, dès septembre 1959, sur CBS (il en produira 67 épisodes entre 1959 et 1961) avant enfin de s'atteler à une série phare du western version petit écran, "Le Virginien", avec James Drury, dont les téléspectateurs purent suivre les premières galopades dès le 19 septembre 1962 sur NBC.

C'est James Goldstone en personne qui a assumé la mise en scène du pilote en s'appuyant sur le script développé par Stephen Kandel. Ce dernier avait pourtant écrit peu de scripts pour la télévision avant de se retrouver propulsé à la tête d'un projet de cette envergure. "Scalplock" décrit les aventures de Ben Calhoun, un joueur de cartes professionnel dans l'Ouest américain des années 1870. Alors qu'il arrive à Kansas City, il a l'opportunité de participer à une partie exceptionnelle au cours de laquelle il gagne une concession de voies férrées ainsi qu'un train au grand complet, les hommes, plus le matériel qui est jalousement contrôlé par l'ingénieur Dave Tarrant.

Pour les besoins du tournage, la firme Screen Gems, filiale de Columbia Pictures, en charge des productions télévisuelles, utilisa  le site historique de Sierra Railroad à Jamestown, en Californie, ainsi que la ville de Sonora, toujours dans le même Etat. Elle fît également appel à une solide équipe de producteurs quand il fut acquis que "Le Cheval de Fer" allait devenir une série hebdomadaire dès la rentrée 1966 : Hugh Benson et Fred Freiberger venant renforcer le staff de producteurs au fur et à mesure des deux saisons qu'a connu ce programme.

Le pilote du "Cheval de Fer" fut diffusé pour la première fois le 10 avril 1966 dans le cadre du "ABC Sunday Night Movie". Le succès fut au rendez-vous et suffisamment conséquent pour envisager une production à grande échelle cette fois qui va compter 47 épisodes programmés du 12 septembre 1966 au 06 janvier 1968. En France, c'est la 2ème chaîne de l'ORTF qui proposa la série au public français à partir du 27 avril 1969.

 

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LES CREATEURS

James Goldstone

James R. Goldstone est né le 08 juin 1931 à Los Angeles et est décédé le 05 novembre 1999. Pourtant, c'est en Angleterre qu'il suit de brillantes études de littérature au collège de Dartmouth dont il ressort diplômé en 1953. Il poursuit ce cursus au Collège Bennington où il se spécialise dans la dramaturgie jusqu'en 1959.

A partir des années 60, Goldstone développe une intense activité à la télévision à la fois en tant que scénariste mais aussi en tant que réalisateur de près de 150 épisodes dont le premier pilote de la série "Star Trek" diffusé lors de la première saison le 22 septembre 1966 sur NBC. Parmi les autres programmes auxquels il a collaborés citons "L'Homme à la Rolls" avec Gene Barry, "Voyage au Fond des Mers" avec Richard Basehart, "Perry Mason" avec Raymond Burr, "Rawhide" avec Clint Eastwood, "Le Fugitif" avec David Janssen et Barry Morse, "Au-Delà du Réel", etc.

Pour le grand écran, on peut retenir quelques films intéressants dont un sympathique film-catastrophe typique des seventies, "Le Toboggan de la Mort", en 1979, avec George Segal, Richard Widmark et Henry Fonda. Ajoutons, avec une tendresse particulière, un excellent film de pirates bien plus intéressant que le tryptique avec Johnny Depp, "Le Pirates des Caraïbes", avec Robert Shaw, James Earl Jones et Peter Boyle, en 1976.

 

Stephen Kandel

Stephen Kandel est un auteur plus que prolifique dans l'univers des séries télévisées. Il commence sa carrière de producteur sur la série "Sea Hunt" avec Lloyd Bridges à la fin des années 50, carrière qui se poursuivra jusqu'à sa collaboration à "MacGyver" (avec pas moins de 14 épisodes scénarisés) à la fin des années 80. "Star Trek", "Mannix", "Wonder Woman", "Cannon", "Barnaby Jones", "L'Homme qui valait Trois Milliards", "Mission : Impossible" et "Banacek" ont profité de ses talents de scénariste. Bref, il est quasiment impossible pour un amateur de séries des années 60 à 80 d'avoir échappé à un des scripts qu'il a pu écrire.

 

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Gary Collins interprète l'ingénieur Dave Tarrant.

 

LA CONTRIBUTION MAJEURE A LA SERIE : SAMUEL FULLER

Avec un total de 6 épisodes réalisés au cours de la première saison, Samuel Fuller a su apporté une touche personnelle à la série "Le Cheval de Fer".

Réalisateur américain né le 12 août 1911 à Worcester, dans le Massachussetts, venu très tôt dans le monde du travail, il débute en 1924 dans le journalisme en qualité de copyboy. Employé du New York Journal, il gravit rapidement les échelons et devient, après avoir été le copy-boy personnel du grand reporter Arthur Brisbane, le plus jeune spécialiste des affaires criminelles. Mais le démon de l'écriture le tient aussi et il écrit plusieurs nouvelles, romans et scénarios avant de faire ses débuts dans la mise en scène en 1949.

Plusieurs de ses films ont été tirés de ses propres romans. On trouve aussi son nom en qualité d'auteur aux génériques des films suivants : HATS OFF de Boris Petroff (1936), IT HAPPENED IN HOLLYWOOD de Harry Lachman (1937), GANGS OF NEW YORK de James Cruze (1938), ADVENTURE IN SAHARA de Ross Lederman (1938), FEDERAL MAN-HUNT de Nick Grinde (1938), BOWERY BOY de William Morgan (1940), CONFIRM OR DENY de Archie Mayo (1941), POWER OF THE PRESS de Lew Landers (1942), GANGS OF THE WATERFRONT de George Blair (1945), SHOCKPROOF de Douglas Sirk (1949), LES TANKS ARRIVENT de Lewis Seiler (1950), L'INEXORABLE ENQUÊTE de Phil Karlson (1952), LA POURSUITE DURA SEPT JOURS de David Butler (1953), L'HOMME DU CLAN de Terence Young (1974).

L'un de ses romans The Big Red One, qu'il portera à l'écran après plus de dix années de patience, est directement tiré de son expérience de la Seconde Guerre mondiale qu'il a fait comme fantassin au sein de la première division américaine, des sables de l'Afrique du Nord à ceux des plages de Normandie, et jusqu'en Tchécoslovaquie, en passant par Bonn, la ville de Beethoven, musicien qu'il vénère, et cadre de son film UN PIGEON MORT DANS BEETHOVEN STREET.

C'est avec le portrait de l'assassin de Jesse James que commence sa carrière de metteur en scène, une carrière en rupture avec les grands dogmes hollywoodiens et toute entière consacrée à l'étude de la violence, celle du temps de la guerre (J'AI VÉCU L 'ENFER DE CORÉE, BAÏONNETTE AU CANON, CHINA GATE, ORDRES SECRETS AUX ESPIONS NAZIS, THE CRIMSON KIMONO, LES MARAUDEURS ATTAQUENT), celle des bas-fonds (LE PORT DE LA DROGUE, MAISON DE BAMBOU, LES BAS-FONDS NEW-YORKAIS, POLICE SPÉCIALE) mettant déjà en vedette Dale Robertson, celle de l'Amérique des pionniers (THE BARON OF ARIZONA, QUARANTE TUEURS, LE JUGEMENT DES FLÈCHES), voire la violence clinique (SHOCK CORRIDOR).

Diversement apprécié, son lyrisme a fait la joie de plusieurs cinéastes de la jeune génération. Il a ainsi fait l'acteur pour Jean-Luc Godard dans PIERROT LE FOU, Luc Moullet dans BRIGITTE ET BRIGITTE, Dennis Hopper dans THE LAST MOVIE, Wim Wenders dans L'AMI AMERICAIN, HAMMETT et L'ÉTAT DES CHOSES, ainsi que Steven Spielberg dans 1941 et Larry Cohen dans LES ENFANTS DE SALEM.

 

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LES COMEDIENS

Dale Robertson

A l'instar de Ben Johnson, Dale Robertson est un des acteurs parmi les plus crédibles du genre, un cavalier hors pair né le 14 juillet 1923 et élevé dans le ranch familial de ses parents à Harrah (Oklahoma), de son vrai nom Dayle Le Moine Robertson. En 1927, sa famille s'installe à Oklahoma City où Dale fera ses études. Doué pour les sports, il va exceller dans la pratique de la boxe et devenir un temps boxeur professionnel. En 1942 il s'engage dans l'armée, dans la cavalerie à Fort Riley (kansas), puis à Fort Knox (Kentucky) et à fort Belvoir (Virginie) avant de rejoindre la 3ème armée du général Patton en Europe. Il quitte l'uniforme en 1945 couvert de médailles dont la "Purple Heart" et la "Croix de Lorraine" française.

Civil, il décide de devenir acteur et part pour Hollywood. Il joue de petits rôles proches de la figuration, puis se voit offrir l'opportunité d'incarner Jesse James dans "Fighting Man of the Plains" aux côtés de Randolph Scott. Quoiqu'il n'apparaisse que dans les 30 dernières minutes, le public des previews remarque le jeune acteur. Dale plait et enchaîne un autre western "The Cariboo Trail" toujours avec Randolph Scott.

Le 09 novembre 1949, il signe, pour sept ans, avec la Fox qui veut à tout prix lui faire perdre son fort accent d'Oklahoma : "I don't want to put my voice in a dinner jacket. I'm a horseman, not a cafe society fellow" est sa réponse. En 1953 il tourne dans "Son of Sinbad", entouré de jolies filles peu vêtues dont une toute jeune Kim Novak. Son accent ne semble pas être un handicap, puisque en 1958 on lui donne un rôle d'italien dans "Anna di Brooklyn" film supervisé par Vittorio De Sica, dont Gina Lollobrigida est la vedette.

Toutefois, Dale Robertson est rapidement happé par la télévision pour laquelle il tourne la série "Tales of Wells Fargo", une série de 201 épisodes imaginée par James Brooks, Gene Reynolds et Frank Kruber, diffusée du 18 mars 1957 au 02 juin 1962 sur NBC. Indépendamment du "Cheval de Fer", il fut également l'hôte et la vedette occasionnelle de la série "Histoires du Siècle Dernier".

Bien plus tard, il participe à la série "Dynastie" dont il tourne 13 épisodes au cours de la première saison 1981/1982. Puis, il connaît un ultime succès, de modeste envergure, cependant en incarnant "J.J. Starbuck", l'excentrique multi-milliardaire texan Jerome Jeremiah Starbuck qui passe son temps à résoudre des crimes en usant de son charme naturel, mais surtout de ses relations. Les 16 épisodes de ce programme conçu par Stephen J. Cannell ont été diffusés entre le 26 septembre 1987 et le 28 juin 1988 sur NBC.

 

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Gary Collins

Gary Collins, acteur et animateur à la télévision, ancien maître de cérémonie du concours de beauté "Miss America", est décédé ce samedi 13 octobre, ont annoncé les autorités. Il était âgé de 74 ans.

Gary Collins était né le 30 avril 1938 à Los Angeles. Après plusieurs participations à des séries en tant que vedette-invitée, il trouvait son premier engagement de longue durée en 1966, en incarnant l'ingénieur Dave Tarrant dans la série "Le Cheval de Fer". Par la suite, il est le Capitaine Larkin dans deux épisodes de "L'Homme de Fer", puis il tourne pour le cinéma dans le film "Airport" réalisé par George Seaton en 1970.

Parmi les moments les plus importants de sa carrière notamment télévisuelle, citons le fait qu'en 1972 il soit la vedette de la série fantastique "Le Sixième Sens" dont les 24 épisodes sont diffusés du 15 janvier au 23 décembre 1972 sur le réseau ABC. Il récidive deux ans plus tard avec "Vivre Libre", aux côtés de Diana Muldaur, un programme produit par David Gerber et diffusé du 09 septembre au 30 décembre 1974 sur NBC.

Durant les années 1980, Collins a animé le concours "Miss America" ainsi que diverses émissions de télévision, dont "Hour Magazine", pour laquelle il a reçu un Daytime Emmy en 1983. Gary Collins est demeuré actif à titre d'acteur pendant des décennies, participant même à un épisode de la série "Dirty Sexy Money" en 2009. Gary Collins était le mari de la comédienne Mary Ann Mobley, lauréate au concours Miss America en 1959, et originaire du Mississippi.

 

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FICHE TECHNIQUE

Série américaine en 47 épisodes de 45 mn, diffusée sur ABC du 12 septembre 1966 au 06 janvier 1968.

Diffusion USA : le lundi de 19h30 à 20h30 (saison 1), puis le samedi de 21h30 à 22h30 (saison 2) sur ABC.

Diffusion France :

- à partir du 27 avril jusqu'au 26 octobre 1969 sur la 2ème chaîne de l'ORTF le dimanche soir à 20h00.

- Rediffusion à partir du 05 septembre (notamment chaque mercredi à 15h15) jusqu'au 26 décembre 1973, toujours sur la 2ème chaîne de l'ORTF.

- Dernière diffusion connue sur AB1 au milieu des années 1990.

Distribution :

Dale Robertson (Ben Calhoun)

Gary Collins (Dave Tarrant)

Bob Random (Barnabas Rogers)

Roger Torrey (Nils Torvald) (saison 1)

Ellen McRae (Julie Parsons) (saison 2)

 

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Bob Random est Barnabas Rogers.

 

Créée par : James Goldstone, Stephen Kandel

Produite par : Stephen Kandel, Fred Freiberger

Producteurs exécutifs : Charles Marquis Warren, Joseph Dackow, Matthew Rapf

Musique : Dominic Frontiere, Gerard Fried

Consultant pour la musique : Don Kirshner

Consultant au scénario : Oliver Crawford

Supervision musicale : Ed Forsyth

Directeurs de la photographie : Fred H. Jackman, Ralph Woosley

Directeurs artistiques : Ross Bellah, Robert Peterson

Montage : Richard C. Meyer, Gerard Wilson, Jack Ruggiero, Norman Colbert

Décors : James E. Roach

Supervision de la post-production : Lawrence Werner

Supervision du maquillage : Ben Lane

Responsable de plateau : Herb Wallerstein

Assistants-réalisateurs : Robert Rosenbaum, Jack Roe, Anthony M. Ray, Ron Meredith

Réalisateur de 2ème équipe : Mel Swope

Assistants de production : Louis H. Goldstein, Henry Batista

Effets sonores : Fred J. Brown

Effets spéciaux : Ira Anderson

Cascadeurs : Steven Burnett, Chuck Hicks, Robert F. Hoy, Ronnie Rondell Jr., Dean Smith (doublure de Dale Robertson)

Couleur par : Pathé

Production : Dagonet Productions / Screen Gems, Inc, une division de Columbia Pictures / ABC Television (1966/1968)

 

LE GUIDE DES EPISODES

Dernière mise à jour : ( 31-12-2016 )
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 70

Super Jaimie avec Lindsay Wagner, Richard Anderson, Christopher Stone. Guide des épisodes.

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Une série produite par Kenneth Johnson.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : MCA Universal Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 60

Le Proscrit avec Chuck Connors. Guide des épisodes.

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Une série créée par Larry Cohen.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Madison Productions / Mark Goodson-Bill Todman Productions / Sentinel Productions / NBC Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 50

Au Nom de la Loi avec Steve McQueen. Guide des épisodes. Saison 2.

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Une série créée par Vincent Fennelly.

Un guide conçu par Thierry Le Peut.

Crédits photographiques : Four Star Films, Inc. / Malcolm Enterprises, Inc / CBS Television.

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CONSULTEZ NOS ARCHIVES

Les archives du Magazine des Séries.

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Un index conçu par Christophe Dordain.

Dernière mise à jour le 02 janvier 2017.

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ARCHIVES RADIO

Henry Darrow dans Le Magazine des Séries sur Radio Campus Lille le 30 juin 2012.

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Un événement radiophonique en collaboration avec Jean-Luc Vandiste.

Le 30 juin 2012 sur Radio Campus Lille.

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