VISITEURS ACTUELS

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ACTEURS TV

Tony Curtis

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Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : various.

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ACTRICES TV

Linda Thorson.

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Un portrait et une galerie conçus par Régis Dolle.

Crédits photographiques : ABC Television / Avengers Productions.

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REALISATEURS TV

Marc Daniels.

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Les grands réalisateurs de séries télévisées.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

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PRODUCTEURS TV

Columbia Pictures Television.

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Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Quinn Martin Productions / ABC Television / CBS Television / NBC Television.

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FILMS TV

La Poursuite Sans Nom de Boris Sagal avec Lorne Greene, Brooke Bundy, Lorraine Gary.

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Un téléfilm réalisé par Boris Sagal.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Groverton Productions / Universal Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2010

Body of Proof avec Dana Delany, Jeri Ryan, Nicholas Bishop. Guide des épisodes.

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Une série créée par Chris Murphey et Matt Gross.

Un guide conçu par Noah Ward.

Crédits photographiques : ABC Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2000

Rome avec Ciaran Hinds, Kevin McKidd, Ray Stevenson. Guide des épisodes.

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Une série créée par John Milius, Bruno Heller et William J. Mac Donald.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : HBO.

 

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 80

Loterie avec Ben Murphy, Marshall Colt. Guide des épisodes.

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Une série créée par Rick Rosner.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : ABC Television / Rosner Television / Orion Television Entertainment.

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Manimal avec Simon McCorkindale, Melody Anderson, Michael D. Roberts. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Didier Liardet   
11-08-2014

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Une série créée par Glen A. Larson et Ronald R. Boyle.

Un dossier conçu par Didier Liardet.

Crédits photographiques : Twentieth Century Fox Television.

MANIMAL

(1983)

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Nous venons d'apprendre la disparition de Simon McCorkindale le 14 octobre 2010 à l'âge de 58 ans. Le comédien avait illustré de sa grande stature plusieurs séries télévisées dont "Manimal" où il incarnait Jonathan Chase, professeur de criminologie à l'université de New York, qui à la faculté de se transformer en l'animal de son choix. Il met son don au service de la police afin de combattre le crime.

 

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PREAMBULE

Si l'on se fie au simple chiffre du taux d'écoute de Manimal, on comprend aisément les raisons qui ont précipité son annulation après seulement trois mois de production. Reste que cette série qui connut un joli petit succès en France et dans d'autres pays européens lors de sa diffusion, mérite qu'on s'y attarde au même titre que certaines autres. Les raisons tiennent essentiellement dans la renommée de ses interprètes, dont l'acteur britannique Simon MacCorkindale et la superbe Melody Anderson, dans le nom de son créateur, le fameux producteur Glen A. Larson qui possède plusieurs dizaines de séries à son actif, et enfin dans l'originalité de son concept et la qualité de ses effets spéciaux de maquillage, rarement égalée dans le cadre d'une série télévisée.

L'idée de départ de Glen A. Larson et Donald R. Boyle était de créer une série distrayante qui combine tous les éléments classiques d'une série télévisée aux techniques modernes de réalisation mais elle dérouta autant le public que les critiques. Comme nombre de séries américaines rapidement annulée telles que L'homme de l'Atlantide, L'âge de cristal, Gemini Man, Automan et Superminds, pour n'en citer que quelques-unes, elle doit son échec à un manque de créativité dans le développement de son concept.

Outre le peu de succès habituel de ce genre de production, il aurait fallu axer son développement sur un mode évolutif et non se complaire dans un immobilisme aussi bien narratif que visuel dès les premiers épisodes sans espoir de renouvellement. Par son désir de plaire au plus grand nombre, Larson n'est pas allé au bout de ses idées et n'a pas cette fois réussit à convaincre les téléspectateurs.

Manimal reste néanmoins une série à part dans l'histoire de la télévision et, malgré de nombreux défauts et faiblesses indéniables, elle reste une production distrayante et fort sympathique, ce qui n'est déjà pas si mal par les temps qui courent. Si l'on se replonge dans le contexte de l'époque et que l'on regarde la grille des programmes 1983-1984, on remarque la présence de quatre autres séries du célèbre producteur diffusées en prime-time : K 2000, L'homme qui tombe à pic, Magnum et Trauma Center. C'était l'époque de la vague déferlante des feuilletons tels que Dallas, Dynastie, Falcon Crest et Côte Ouest qui dominaient largement les taux d'audiences. Cette suprématie empêchait les grands networks de produire des séries trop différentes et Larson sera le seul à prendre un grand risque pour cette saison en lançant Manimal dont la singularité sera à la base de son échec.

 

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LE CONCEPT

Si les créateurs ont mis l’accent sur l’aspect visuel, d’où sans doute sa popularité, ce fut malheureusement au détriment du développement des personnages. Ainsi, les explications concernant Jonathan Chase sont évasives et insuffisantes et son passé demeure obscur et mystérieux. Censée clarifier ce point, la voix off qui introduit chaque épisode n’apporte en rien les réponses attendues comme cet extrait le démontre bien : « J.C. Chase, belle situation, beau garçon, un homme qui a un avenir des plus brillants et un passé des plus obscurs. Des replis les plus profonds de l’Afrique aux sommets les plus élevés du Tibet, héritier du savoir de son père et des sombres mystères de l’univers. J.C. Chase, le maître des secrets qui ont séparés l’homme de l’animal, l’animal de l'homme. Il fait équipe avec une jeune femme officier de police et un ancien caporal rencontré au Viêt-nam. Un trio qui combat le crime qu’engendre la jungle de béton, le crime qui étend ses tentacules mortels sur un monde fascinant mais dangereux, le monde de l’Homme-Animal ».

Dans le pilote, Brooke MacKenzie consulte son journal, intitulé « Expériences sur les transformations », qui raconte ses différentes expériences à la suite des révélations extraordinaires de son père, un aventurier ayant parcouru le monde et découvert le fabuleux secret permettant à un être humain de se transformer en animal. Ces secrets lui ont été transmis par son père alors qu’il n’était qu’un enfant, comme on s’en rend compte dans la séquence prégénérique, et il dû attendre d’avoir atteint l’âge adulte avant de pouvoir les mettre en application au Cambodge, dans la situation dramatique où il faillit mourir avec Ty.

A l’évidence, Larson et Boyle n’ont pas jugé utile de développer en profondeur ces éléments qui servent uniquement de toile de fond à une approche simpliste et trop 1er degrés, Larson étant trop souvent coutumier de ce genre de faits pour plaire au plus grand nombre. Ses productions, malgré des concepts parfois très intéressants, s’enlisent souvent dans ce genre d’erreurs, privilégiant uniquement l’aspect distraction au détriment des paramètres créatifs. Le pilote de Manimal aurait dû à l’évidence expliciter en profondeur la teneur des secrets détenus par le père de Jonathan Chase, à travers son personnage et celui de Jonathan enfant, et pose les bases d’une atmosphère particulière de manière plus affirmée. Seul l’épisode « Le Souffle du Dragon » évoque le personnage de son père à travers celui de Tam, un ami de la famille Chase depuis que le père de Jonathan l’a aidé à sortir de Chine pour rejoindre les Etats-Unis.

Tous ces éléments auraient pu également faire l’objet d’un épisode en forme de flash-back à travers un retour aux sources pour Jonathan. Ce n’était visiblement pas la volonté des créateurs, désireux de fabriquer un produit commercialement rentable, qui limite les risques financiers en évitant d’en prendre sur le plan créatif. Outre le gâchis provoqué par une telle orientation, ce manque de clairvoyance entraîna une annulation très rapide.

Les scénarios sont dans l’ensemble assez banals, reprenant des intrigues usées jusqu'à la corde sans pour autant réussir à les renouveler malgré l’originalité du concept de base. Il s’agit de simples intrigues policières ou d'espionnage même si certains éléments utilisés, le milieu chinois, le thème de l'enfant élevé avec des animaux, la légende d'un ours de bronze et le milieu hippique, tentent de varier les situations et les contextes dans lesquels évoluent les personnages.

Les criminels sont des escrocs, des truands ou des agents secrets, des personnes sans réelle épaisseur psychologique et qui ne servent que de simples faire-valoir dans les enquêtes du trio formé par les personnages principaux. Il n’y a malheureusement pas d'histoires fantastiques à proprement parler alors que le concept s’y prêterait volontiers, une des raisons qui a sans doute dérouté les téléspectateurs, même si rien ne permet de dire quelle aurait été l'orientation de la série par la suite.

 

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STAN WINSTON, RESPONSABLE DES EFFETS SPECIAUX

"Manimal" a pu profiter du talent de Stan Winston, véritable légende vivante des effets spéciaux et lauréat de quatre Oscars. Stan Winston a contribué au succès de films comme TERMINATOR, ALIENS, LE RETOUR, JURASSIC PARK, EDWARD AUX MAINS D’ARGENT. Il détient également trois BAFTA Awards, deux Emmy Awards et plusieurs autres distinctions.

Il a été cité pour la première fois aux Oscars pour les maquillages des robots de HEARTBEEPS d’Allan Arkush en 1981 – la première année où les maquillages spéciaux ont été reconnus comme une catégorie officielle. Il a été nommé pour ALIENS, LE RETOUR de James Cameron, PREDATOR de John McTiernan, EDWARD AUX MAINS D’ARGENT de Tim Burton, JURASSIC PARK de Steven Spielberg, BATMAN, LE DEFI de Tim Burton, JURASSIC PARK, LE MONDE PERDU de Steven Spielberg et pour A.I. INTELLIGENCE ARTIFICIELLE également de Spielberg.

Il a remporté son premier Oscar pour ALIENS, LE RETOUR ainsi qu’un BAFTA Award. Il a obtenu deux Oscars pour TERMINATOR 2, celui des meilleurs maquillages spéciaux et, en équipe, celui des meilleurs effets visuels, et un second BAFTA Award pour les meilleurs effets visuels. Il a remporté son quatrième Oscar pour les dinosaures de JURASSIC PARK.

Stan Winston s’est établi à Hollywood en 1969 et est entré comme apprenti dans les maquillages spéciaux aux studios Disney. C’est là qu’il a obtenu son premier Emmy en 1972 pour le téléfilm "Gargoyles". Il a été cité à cinq autres reprises entre 1973 et 1979.

Parmi ses films les plus récents figurents PEARL HARBOR de Michael Bay, JURASSIC PARK 3 de Joe Johnston et NUITS DE TERREUR de Jonathan Liebesman. Il a également contribué au film de Tim Burton, BIG FISH en 2003.

En tant que réalisateur, il a signé LE DEMON D’HALLOWEEN, qui lui a valu un Prix de la meilleure première œuvre au Festival du Film de Paris et une citation au Saturn Award du meilleur réalisateur. Il a réalisé ensuite THE ADVENTURES OF A GNOME NAMED GNORM et "Ghosts" de Michael Jackson, sur la musique de "Bad".

Il dirige depuis plusieurs années sa propre société de production pour développer, réaliser et produire des longs métrages. A l’automne 2001, il a produit une série de cinq téléfilms originaux, "Creature Features" - des versions actualisées des films d’horreur et de S.F. de Sam Arkoff des années 50.

Stan Winston Productions a terminé le film d’horreur WRONG TURN et s'est lancé dans le thriller, TRICK OR TREAT. Winston a produit et coréalisé ce film où il y tenait le rôle principal. En 2004, une étoile à son nom a été ajoutée au Hollywood Walk of Fame. Depuis peu, il travaille avec le Massachusetts Institute of Technology (MIT) sur le robot à intelligence artificielle le plus poussé qui existe à ce jour.

(Sources consultées : dossier de presse du film Big Fish)

 

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ANALYSE FORMELLE DE "MANIMAL"

Une étude approfondie des mécanismes filmiques de la série tend à montrer qu’elle ne possède pas des arguments visuels originaux et susceptibles d’attirer l’attention des téléspectateurs alors que les moyens techniques semblaient importants. Ce qui est le moins que l’on puisse dire…

La mise en scène demeure classique avec peu d’effets particuliers et des mouvements de caméra sans grande envergure malgré quelques panoramiques et travellings sur les déplacements des différents animaux utilisés pour le tournage qui entraînent cependant une certaine richesse à l’ensemble : vues du sol et du ciel lors des scènes avec le faucon, contre-plongées sur le saut de la panthère, etc. Ce sont les scènes d’action qui contiennent les rares effets permis par la mise en scène mais leur teneur ne s’amplifie pas au-delà d’un ou deux plans.

L’échelle des plans est assez restreinte, le plan dominant étant le plan moyen, utilisé dans les nombreuses scènes dialoguées et le plan rapproché, employé lors des scènes de transformations ou avec les animaux (gros plans de la gueule de la panthère ou de la tête du faucon). Ainsi les étapes successives de chaque métamorphose sont filmées de près, en plan rapproché ou gros plan pour certains éléments tels que les poils qui poussent, les changements touchant les yeux, les ongles sortant de la peau, etc...

Les extérieurs délivrent quelques plans d’ensemble par épisode qui permettent d’élargir le cadre de l’action à l’ensemble du paysage dans lequel évoluent les personnages. La photographie est par contre une des qualités premières de la série, chaque plan bénéficiant d’un traitement attentionné qui confère à l’ensemble d’indéniables atouts par rapport à d’autres productions télévisées moins réussie sur ce plan.

Le montage s’adapte aux exigences du récit et de la mise en scène, avec un montage assez long lors des séquences dialoguées et plus court pour les phases d’action, insufflant une vitalité et un rythme indéniable à certaines séquences : dans « Illusion », lorsque Jonathan sous la forme d’un faucon tente de sauver Brooke et Ty enfermés dans un camion lancé à toute allure vers la mer ou dans «La femme-louve», lorsque celle-ci est poursuivie par Jonathan et Brooke. Les scènes de transformation nécessitent un montage assez long afin de mettre en valeur les différentes étapes qu’elles contiennent, permettant de s’attarder sur les effets proprement dit sans pour autant que les éventuels défauts soient visibles.

Les procédés transitionnels, outre les fondus au noir clôturant chaque fin de partie pour l’introduction d’une plage de publicité, n’ont recours aux fondus enchaînés que lors des scènes de métamorphose, afin de figurer l’ellipse de temps nécessaire au personnage pour prendre l’apparence d’un animal. On en remarque ainsi plusieurs successifs selon les transformations. Un montage alterné souligne les orientations du récit, les personnages se séparant régulièrement en deux groupes : Jonathan d’un côté et Brooke et Ty de l’autre, parfois accompagné d’un personnage secondaire. Ce montage alterné possède comme particularités d’être plus court dans la partie liée au personnage central du récit lorsqu’il revêt l’apparence d’un animal et globalement équivalente lorsqu’il évolue sous son enveloppe charnelle originelle.

On note l’utilisation de quelques inserts, surtout pour les scènes utilisant les animaux - coups de pattes, de serres entrevus dans presque tous les épisodes mais surtout dans le pilote- ou des éléments fabriqués censés représenter une partie de leur corps comme des fausses pattes de panthère ou d’ours qui permettent de réaliser des scènes d’action crédibles ou des plans figurant des mouvements et gestes «humains» des animaux. De plus, les plans liés spécifiquement aux animaux sont en général filmés à part, en dehors des scènes avec les principaux personnages et montés comme des inserts, les seuls personnages qui apparaissent avec les animaux sont des figurants joués par des cascadeurs.

La bande-son est un des atouts de la série. Composée par Alan Silvestri, elle rythme avec constance les scènes d’action (poursuites, bagarres, filatures) et les moments de calme et les scènes dialoguées, soulignant agréablement et efficacement les rebondissements du récit. Il s’agit d’une musique moderne qui regroupe des instruments modernes (guitare électrique, synthétiseurs, etc.) mais dont les harmonies contiennent une puissance d’évocation certaines et qui reste toujours agréable à entendre. Le thème du générique, rythmé et efficace, fait l’objet de reprises parfois réorchestrées pour mettre en valeur les scènes de transformations, annonçant leur introduction quelques secondes à l’avance même si certaines proposent des morceaux originaux.

Un mot pour finir sur les décors et les lieux de tournage, qui n’apportent pas grand-chose aux intrigues et à leur déroulement, les paysages urbains et les décors de campagnes et collines n’offrant guère de variété à l’ensemble. Seul le décor de la maison de Jonathan chase a fait l’objet d’un soin particulier, porté principalement sur le sous-sol qui contient son bureau de travail et les cages en verres réservées aux animaux. D’une manière générale, il est clair que l’aspect formel n’a pas été la préoccupation première des producteurs, à l’exception des effets spéciaux de maquillage qui ont marqué une avancée dans le domaine de telles productions télévisées.

Trop classique sans doute pour permettre la création d’un climat baigné de mystères et d’étrange elle n’épouse pas suffisamment les autres paramètres conceptuels de la série, une idée centrale intéressante, des effets spéciaux envoûtants et des personnages prenants, pour lui insuffler une certaine aura et avoir un réel impact auprès du public qui aille au-delà d’un simple plaisir visuel.

 

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LE CASTING

Simon MacCorkindale (professeur Jonathan « J.C. » Chase)

Le rôle le plus délicat à attribuer fut sans conteste celui du personnage principal. Pour incarner le distingué autant qu'inquiétant professeur Jonathan Chase, le choix de Larson et Boyle se porte sur Simon MacCorkindale, un acteur anglais qui semble fait pour le rôle et dont l'expérience cinématographique est garante de ses capacités à tenir un rôle principal à la télévision. Les autres rôles sont attribués à des comédiens d'expérience, le vétéran Reni Santoni incarnant le lieutenant Nick Rivera et la belle Melody Anderson, aperçu dans plusieurs films et séries, obtenant le rôle de la détective de police Brooke McKenzie grâce à Glen A. Larson, pour lequel elle avait déjà travaillé en faisant une apparition dans un épisode de sa série B.J. and the Bear.

 

Glynn Turman (pilote) et Michael D. Roberts (série) (Tyrone C. Earl)

Le rôle de Tyrone C. Earl, le partenaire du professeur Chase, est confié dans le pilote à Glynn Turman, un acteur très expérimenté (il est né le 31 janvier 1946 à New York). On a en effet pu le voir dans deux mini-séries très célèbres, Peyton Place et Colorado. Dans Peyton Place où se côtoient des stars comme Dorothy Malone, Mia Farrow et Ryan O'Neal (diffusée de 1964 à 1969 sur ABC), il tient lors de la dernière saison le rôle de Lew Miles et dans Colorado, diffusée de 1978 à 1980 sur NBC, il est Nate Person dans une superproduction où l'on retrouve entre autres Robert Conrad, Richard Chamberlain et Raymond Burr. Depuis, il a tourné dans divers épisodes de séries dont « Prisoner of War » de Riptide en 1985, dans deux sitcom, Hail to the chief, diffusée en 1985 sur ABC où il est le Secrétaire d'Etat LaRue Hawkes et A different world, le spin-off du Cosby Show avec Lisa Bonnet, où il interprète de 1988 à 1993 le colonel Clayton Taylor. Il a également tourné pour le cinéma, notamment dans le film Gremlins (1984) de Joe Dante. Malgré une bonne interprétation dans un rôle assez effacé, il sera remplacé par un autre acteur noir, Michael D. Roberts, pour le reste de la série.

Si les raisons concernant ce remplacement demeurent obscures, force est de reconnaître qu'il s'agit d'une pratique courante dans la production télévisuelle, le pilote d'une série permettant de tester un acteur et, en cas de doutes, de le remplacer avant le lancement de la série. Michael D. Roberts est surtout connu pour avoir tenu un rôle secondaire dans la série policière Baretta, diffusée de 1975 à 1978 sur ABC. Il était Rooster, l'indicateur de Tony Baretta (Robert Blake), et son personnage distillait déjà de l'humour, ce qui a peut-être influencé les producteurs de Manimal dans leur choix. Après l'arrêt de la série, il a participé à la sitcom Double Trouble, diffusée en 1984-1985 sur NBC, qui raconte la vie agitée de deux soeurs jumelles (il y est un instructeur odieux et despotique). Sa carrière est depuis au point mort et ses apparitions se font de plus en plus rares mais on l'a revu dans l'épisode « Miss Melny et son chauffeur » de la série Code Quantum en 1989.

 

Reni Santoni (lieutenant Nick Rivera)

Reni Santoni, qui interprète le lieutenant Rivera, possède une imposante filmographie. Il est en outre connu pour sa participation à la série Owen Marshall, counselor at law qui raconte les affaires menées par un avocat de la défense, Owen Marshall (joué par Arthur Hill), exerçant dans une petite ville de Californie. Il y tenait le rôle de Danny Paterno, le nouvel associé du personnage principal lors de la dernière saison (à noter la présence dans la distribution de Lee Majors puis de David Soul). Auparavant, il s'était illustré dans quelques épisodes de séries comme Love, american style, The Psychiatrist, avec Roy Thinnes, et Sur la piste du crime. Après l'arrêt d’Owen Marshall, counselor at law, il tourne dans d'autres épisodes de séries comme Barnaby Jones, Hawaii Police d'Etat, Lou Grant, 200 dollars plus les frais, Drôles de dames, Chip's, etc., tenant souvent des rôles secondaires sans réelle ampleur.

Après avoir tourné dans quelques films dont Les Colts des Sept Mercenaires (1969), avec George Kennedy, et L’Inspecteur Harry (1971), avec Clint Eastwood, dont il interprète le coéquipier, il fait partie en 1974 de la distribution du téléfilm Panique dans le 17h22, de Harvey Hart, aux côtés de Lynda Day George, et Dana Elcar, connu des amateurs de séries pour ses rôles dans Les têtes brûlées et MacGyver. L’histoire de ce téléfilm est centrée sur les agissements de jeunes truands qui attaquent des riches passagers dans un train de la banlieue new-yorkaise.

Dans Manimal, il interprète le lieutenant de police Nick Rivera, le supérieur de Brooke MacKenzie, qui ne se doute pas un seul instant du secret qu’elle partage avec Jonathan Chase qu’il considère comme un professeur original tout en respectant ses compétences. Malgré un rôle secondaire parfois très effacé dans certains épisodes, chacune de ses apparitions permet de recadrer le récit vers le genre policier dont la série s'éloigne parfois. Il tourne assez peu par la suite pour la télévision, même si on le retrouve avec plaisir au milieu des années 80 dans des épisodes de Les deux font la paire, Le juge et le pilote et Arabesque, faisant néanmoins quelques apparitions au cinéma, notamment dans Cobra (1986) de George Pan Cosmatos, aux côtés de Sylvester Stallone, dont il interprète le coéquipier.

 

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GROS PLAN SUR LE NARRATEUR

Le narrateur de la série, dans la version originale n'est autre que William Conrad. Né en 1920, cet ancien chef de production de la Warner Bros. a fait une carrière extraordinaire, touchant à bien des domaines en exerçant des activités aussi différentes que producteur, réalisateur, acteur et narrateur. Parallèlement à une carrière d'acteur bien remplie au cinéma où il a joué dans une vingtaine de films dont Les Tueurs (1946) de Robert Siodmak et Ville Haute, Ville Basse (1949) de Mervyn LeRoy, il a beaucoup tourné pour la télévision. Malgré son physique peu avantageux, il fut l'interprète principal de plusieurs séries très célèbres : Cannon (1971-1976), L'homme à l'orchidée (1981) et La loi est la loi (1987-1992) tout en faisant de nombreuses apparitions en tant que vedette invitée dans des séries telles que Bat Masterson, Have gun will travel, Suspicion, Le grand chaparral, Gunsmoke, L'homme qui tombe à pic, Arabesque, Hôtel et Matlock.

Il a mis en scène quatre films, intitulés The Man from Galveston (1964), Two on a Guillotine (1965), My Blood Runs Cold (1965) et Brainstorm (1965). Il a également prêté sa voix aux intonations particulières à de nombreux programmes télévisées et des séries : Le Fugitif (1963-1967), Voyage dans l'Inconnu (1977), la mini-série et la série La conquête de l'Ouest (1978-1979), la 1ère saison de Buck Rogers au 25ème siècle (1979), L'homme qui tombe à pic (1981-1986) et The Highwayman (1988).

William Conrad nous a quittés le 11 février 1994 d'une crise cardiaque, à l'âge de 74 ans.

 

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FICHE TECHNIQUE

 

Série américaine en 7 épisodes de 46 mn et un pilote de 70 mn

 

Diffusion américaine originale : du 30 septembre au 17 décembre 1983 sur NBC.

Première diffusion française : à partir du 26 juin 1985 sur FR3.

Rediffusion : en 1988 et 1989 sur La Cinq.

Rediffusions : en 1996 et 1997 sur M6.

 

Créée par : Glen A. Larson et Donald R. Boyle

Co-producteur exécutif : Paul Mason

Supervision de la production : Donald R. Boyle

Producteurs : Harker Wade (pilote), Paul Radin, Michael Berk, Douglas Schwartz

Producteurs associés : Randall Torno et Keith Pierce

Responsable exécutif de la production : Mark Evans

Responsable de la production : Barry R. Stern

Réalisateur seconde équipe : David G. Phinney

Consultant au scénario : Robert Earll

Directeurs de la photographie : Chuck Arnold, Dennis Dalzell

Musique : Alan Silvestri, Stu Phillips

Thème du générique : Paul Chihara

Supervision de la musique : Lionel Newman

Création des effets spéciaux pour la transformation en panthère et en faucon : Stan Winston

Création des effets spéciaux pour la transformation en serpent : Michael John Mc Cracken et Michael Shawn McCracken

Directeur artistique : Fred Tuch

Décors : Jim Hassinger

Montage : Joe Morrissey, Neil Macdonald, Gene Ranney, Al Breitenbach

1ers assistants réalisateurs : Jack Armstrong, Tony Brown, Mike Formica

2ème assistant réalisateur : Chip Chalmers

Supervision de la post-production : Dann Cahn, A.C.E.

Costumes : Jean-Pierre Dorleac

Casting : Rachelle Farberman, A.S.C.D.

Couleur : par De Luxe

Narrateur : William Conrad

Une production Glen A. Larson pour 20th Century Fox (1983)

 

LE GUIDE DES EPISODES

Dernière mise à jour : ( 11-08-2014 )
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 70

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Les archives du Magazine des Séries.

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Un index conçu par Christophe Dordain.

Dernière mise à jour le 29 mai 2017.

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ARCHIVES RADIO

Dominique Paturel dans Le Magazine des Séries sur Radio Campus Lille le 26 janvier 2013.

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Un événement radiophonique en collaboration avec Jean-Luc Vandiste.

Le 26 janvier 2013 sur Radio Campus Lille.

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