VISITEURS ACTUELS

ACTEURS TV

Robert Conrad.

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Un portrait signé par Christophe Dordain avec le concours de Didier Liardet.

Crédits photographiques : CBS Television / NBC Television / Quinn Martin Productions / Stephen J. Cannell Productions / Régis Dolle.

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ACTRICES TV

Linda Thorson.

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Un portrait et une galerie conçus par Régis Dolle.

Crédits photographiques : ABC Television / Avengers Productions.

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REALISATEURS TV

Sutton Roley.

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Les grands réalisateurs de séries télévisées.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

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PRODUCTEURS TV

Glen A. Larson

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Un dossier conçu par Christophe Dordain en hommage au producteur disparu le 14 novembre 2014.

Crédits photographiques :  Universal Television / NBC Television / ABC Television / Larson Productions.

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FILMS TV

Le Chasseur d'Emeraudes de Bernard L. Kowalski avec Robert Vaughn, Stuart Withman, Barbara Eden.

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Un téléfilm produit par Jerome Epstein.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : CBS Television / Bing Crosby Productions / Jerome L. Epstein Productions.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2010

Body of Proof avec Dana Delany, Jeri Ryan, Nicholas Bishop. Guide des épisodes.

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Une série créée par Chris Murphey et Matt Gross.

Un guide conçu par Noah Ward.

Crédits photographiques : ABC Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2000

Les 4400 avec Joel Gretsch, Jacqueline McKenzie, Peter Coyote. Guide des épisodes.

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Une série créée par Scott Peters.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : USA Network / American Zoetrope.

 

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 80

Galactica 80 avec Kent McCord Barry Van Dyke Lorne Greene. Guide des épisodes.

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Une série créée par Glen A. Larson.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Universal Television / ABC Television / Larson Productions.

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Les Têtes Brûlées avec Robert Conrad, Dana Elcar, Simon Oakland. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Thierry Le Peut   
12-07-2016

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Une série créée par Stephen J. Cannell.

Un dossier conçu par Thierry Le Peut.

Crédits photographiques : Universal Television / Cannell Productions.

LES TETES BRULEES

(1976/1978)

 

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La série "Les Têtes Brûlées" est disponible en DVD depuis plusieurs années. Voilà qui a eu de quoi ravir les fans de cette série, nombreux en France mais présents également ailleurs dans le monde. De là à en faire l’événement que l’on avait vu à l'époque à la télévision à l'époque, on peut être surpris : car si le succès des "Têtes Brûlées" en France ne s’est jamais démenti, le statut « culte » de la série est un phénomène récent, à vocation d’abord commerciale. Universal avait ainsi saisi l’occasion en 2005 en sortant en trois coffrets l’intégralité de la série, soit 36 épisodes qui eussent pu être édités en un seul...

 

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UNE SERIE ATYPIQUE

Stephen J. Cannell, dont l’âge d’or fut le début des années 80, reste connu pour ses séries d’aventure et d’action, incluant le genre policier sans s’y être jamais laissé enfermer. Dans sa filmographie, Les Têtes Brûlées est aussi atypique qu’elle l’est dans l’ensemble du paysage télévisuel (même si d’autres programmes atypiques ponctuent les deux décennies que Cannell a consacrées à la télévision) :

- D’abord parce que les séries se déroulant sur un fond historique ne sont pas si nombreuses aux Etats-Unis, en dépit de succès comme MASH, L’Enfer du devoir et China Beach qui avaient pour toiles de fond la guerre de Corée (pour la première) et celle du Viêtnam (pour les deux suivantes). Certes, l’effet nostalgie persuade parfois les networks de se lancer (comme avec Les Jours heureux, largement inspirés d’American Graffiti de George Lucas, ou plus récemment avec American Dreams) mais force est de constater qu’il s’agit alors d’offrir une reconstitution d’un passé domestique et privé plus que des grands événements du même passé.

- Ensuite parce que la Seconde Guerre mondiale est une époque éloignée dans le temps, alors que la très grande majorité des séries US choisissent leur époque comme toile de fond ; peu de séries se déroulant durant cette guerre ont connu le succès : on note Combat, de 1962 à 1967 sur ABC, dans une moindre mesure 12 O’Clock High de 1964 à 1967 sur le même réseau, et dans un registre comique Papa Schultz de 1965 à 1971 sur CBS. Dans son livre sur Les Têtes Brûlées, Didier Liardet passe en revue les autres titres, confirmant que peu de séries dramatiques ont opté pour le récit de ces années lointaines, pour les raisons qu’on a dites mais en outre à cause du coût que représente la production d’une telle série à un rythme hebdomadaire. L’investissement est, de fait, un obstacle difficilement surmontable dans les conditions de la télévision commerciale sérielle : aussi est-ce plutôt vers le format court mais prestigieux de la mini-série que se dirigent les producteurs, par exemple avec Tant qu’il y aura des hommes de mars à août 1980 sur NBC, ou plus tard avec les deux mini-séries Le Souffle de la Guerre d’après Herman Wouk.

- Enfin, et cette troisième raison est la résultante de la précédente, Les Têtes Brûlées est l’un des rares programmes ayant l’audace de reconstituer une époque révolue en s’offrant le luxe de louer de véritables avions Corsairs et de les faire voler pour d’authentiques prises de vues. De fait, l’ensemble de la production de la série bénéficie de ce que les Américains appellent de high production values, comprenez : un standing visuel que ne peuvent s’offrir nombre de séries. Cela grâce à des dépenses effectives – que serait Les Têtes Brûlées sans les Corsairs et les Zéros japonais empruntés à la production du film Tora Tora Tora ? – mais aussi à une utilisation intelligente des archives de l’époque, celles des actualités comme de l’Armée. Les images d’archives ajoutent en effet à chaque épisode une crédibilité rare en posant en général avec une force suggestive irremplaçable les éléments réels de la fiction à venir – quand bien même celle-ci s’éloigne délibérément de l’exactitude historique !

 

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LE LANCEMENT

A l’époque qui nous intéresse (1976), Stephen J. Cannell est encore débutant mais n’est déjà plus un inconnu. Il a en effet créé et produit avec Roy Huggins (le créateur du Fugitif que produisit Quinn Martin dans les années 60) la série de détective privé 200 dollars plus les frais, avec James Garner dans le rôle du privé Jim Rockford, le père spirituel de Magnum, ainsi que Baretta avec Robert Blake. Garner comme Blake sont de fortes pointures, avec lesquelles il est indispensable de savoir dialoguer sur un plateau pour éviter parfois des déconvenues : est-ce la raison qui pousse Universal, studio producteur de 200 dollars plus les frais, à confier à Cannell le livre d’un « dur à cuire » de la Seconde Guerre mondiale, Gregory Boyington, colonel à la retraite qui a couché sur les pages de Flying Misfits les souvenirs de ses années de combat aérien dans le Pacifique sud, face à l’adversaire japonais ? Toujours est-il que le bouquin atterrit entre les mains de Cannell, invité à plancher sur une série que NBC voudrait diffuser dès la rentrée suivante, en 1976. Le délai est court mais ce n’est pas un problème pour Cannell, qui a l’habitude de travailler vite et qui se définit lui-même comme un malade de l’écriture : affligé d’un problème de dyslexie, il n’en noircit pas moins des pages par dizaines, les confiant ensuite à son assistante pour qu’elle les retape !

Voilà donc le bonhomme plongé dans les souvenirs de guerre de Boyington, placé durant la Seconde Guerre mondiale à la tête d’une escadrille de fortes têtes amenées à devenir les « terreurs du Pacifique ». Un Cannell sans doute perplexe devant le moyen d’adapter ce livre en série, en le faisant entrer dans les impératifs d’une production télé hebdomadaire. Mais le scénariste producteur n’en commence pas moins à noter les éléments qu’il souhaite conserver de ce livre pour les intégrer à un script où l’on sent la « patte » du futur co-créateur d’Agence Tous Risques : dans le script qu’il livre à Universal, Boyington est une « tête brûlée » qui passe outre les règlements de l’Armée et se révèle particulièrement doué pour commander un escadron de « propres à rien » en attente de cour martiale ! Cette vision ne plaira guère aux anciens acolytes de Boyington – certains sont encore en vie à l’époque – et ils le feront savoir ; mais le script reçoit l’aval d’Universal et de NBC qui autorisent le tournage du pilote, d’une durée de 90 minutes.

Habitué aux fortes têtes, Cannell n’aura aucun mal à travailler avec Robert Conrad, cascadeur-acteur auréolé du succès des Mystères de l’Ouest et auquel est confié le rôle de Greg « Pappy » Boyington. Conrad a sans conteste l’aura indispensable au personnage et campe un petit chef d’escadrille aux jambes solidement plantées sur le sol (être pilote n’empêche rien), respecté et redouté de ses subordonnés dont il partage les épreuves au quotidien, dormant comme eux sous une tente (avec son chien) et s’enfilant bière sur bière au mess des officiers. S’il s’est essayé ou s'essaiera à d’autres rôles (celui de Sloane, Agent Spécial lorgnait du côté de James Bond tandis que celui de L'Homme de Vienne est un espion au charme... européen), Conrad reste attaché à ceux de James West ET de Greg Boyington qui lui collent à la peau. Le courant passe immédiatement entre le comédien et son équipe, comme il passait avec Ross Martin (Artemus Gordon) dans Les Mystères de l’Ouest.

En fait d’équipe, Cannell et ses producteurs (essentiellement Philip DeGuere et Alex Beaton) ont réuni autour de Conrad une joyeuse bande où l’on reconnaît ceux qui deviendront justement à partir de ces années-là les fidèles de Cannell aussi bien que de Glen Larson et de Donald Bellisario (producteur de la seconde saison des Têtes Brûlées, comme on le rappellera plus loin) :

 

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- James Whitmore, Jr, fils de l’acteur James Whitmore, est le premier second rôle de la série puisqu’il campe le second de « Pappy », le Lt Gutterman, absent ensuite de la seconde saison : or, Whitmore réapparaîtra dans plusieurs épisodes de Magnum et sera le policier veule Bernie Terwilliger dans Rick Hunter produite en 1984 par Cannell, après avoir également côtoyé James Garner dans 200 dollars plus les frais ; Whitmore Jr en outre passera très vite de l’autre côté de la caméra et se fera réalisateur, notamment sur les séries de Cannell et Bellisario.

 

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- Simon Oakland, le flic de West Side Story, est le Général Moore, un personnage taillé d’une pièce, fort en gueule et impressionnant mais juste au fond, l’interlocuteur idéal pour Greg Boyington qui a en horreur les simagrées procédurières du Colonel Lard, hélas son contact numéro un, avant le Général Moore : Lard est interprété par Dana Elcar, un autre vétéran de la télé qui deviendra quelques années plus tard le patron de Richard Dean Anderson dans MacGyver.

Mais jetez un oeil aux seconds couteaux de la série et vous découvrirez des visages indissociables des deux autres producteurs mentionnés ci-dessus :

- Larry Manetti (Bobby Boyle) sera Rick dans Magnum après être apparu dans Galactica et 200 dollars plus les frais ;

 

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- Jeff MacKay (French), lui, sera l’un des copains militaires de Magnum dans la série du même nom avant de devenir le père de Bud Roberts dans JAG, il joue en outre dans Jake Cutter et dans Berlin antigang créée après la fin de Magnum par l’un des scénaristes attitrés de la série, Reuben Leder ;

 

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- W.K. Stratton (Casey), futur récurrent de Code Quantum et d’Agence Tous Risques, participera aussi à plusieurs épisodes de Magnum. On pourrait prolonger la liste : qu’il suffise d’y ajouter John Larroquette, revu plus tard dans Tribunal de nuit et The Practice ;

 

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- Robert Ginty, récemment disparu, qui tentera de jouer les émules de Schwarzenegger au cinéma, et encore Red West, déjà cascadeur et acolyte de Conrad sur Les Mystères de l’Ouest, habitué aussi des séries de Larson et des autres.

Un petit mot, simplement, sur la musique. Comme pour 200 dollars sur les frais, Cannell fait appel pour la série à un tandem de compositeurs composé d’un homme de jazz (Pete Carpenter) et d’un homme de rock (Mike Post). L’association peut paraître étonnante pour une série se déroulant durant la Seconde Guerre mondiale, mais Post et Carpenter restent les compositeurs les plus prolifiques et emblématiques de toute la décennie 1980, constamment sollicités par Cannell puis par Donald Bellisario pour mettre en musique leurs productions (autre amateur mais plutôt de Mike Post seul : Steve Bochco, qui confie dès 1981 la musique de Hill Street Blues à celui qui l’accompagne encore aujourd’hui).

 

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LA PREMIERE SAISON

Cannell écrit lui-même six épisodes de la première saison, confiant l’écriture des autres segments essentiellement à son producteur Philip DeGuerre (le futur créateur de Simon & Simon est encore débutant à l’époque) et à Ken Pettus, un scénariste que l’on retrouve sur les productions Glen Larson notamment (comme Galactica et Magnum). Très souvent, bien que les épisodes s’ouvrent sur des images d’archives empruntées aux actualités de l’époque – et introduites par le logo d’Universal, véritable certificat d’authenticité ! -, l’Histoire sert surtout de toile de fond aux intrigues imaginées par les scénaristes. Il s’agit moins de rendre hommage aux souvenirs de Boyington que de développer des histoires dans lesquelles peuvent s’exprimer de manière cohérente les personnages mis en place par Cannell dans le pilote.

La plupart des épisodes accueillent en outre un « invité », héros en proie à ses démons ou prisonnier d’une réputation usurpée, correspondant de guerre, as de l’aviation, fils de grand général assombri par l’ombre paternelle, etc. ; on est bien en territoire connu puisque chacun de ces personnages invités arrive dans la vie des pilotes récurrents avec une rédemption à accomplir, un passé à exorciser, un progrès à faire, un défi à réaliser : Les Têtes Brûlées n’a certes pas l’innocence de l’Ouest des Ingalls mais le destin de ces personnages évoque bien celui des « invités » usités à Plum Creek ou dans le cabinet d’un Dr Marcus Welby !

Tournée dans les environs de Los Angeles, la série n’en a pas moins un cachet d’authenticité tant dans la reconstitution au sol des baraquements de l’escadrille que dans celles des combats aériens, alliant images d’archives et prises de vues réelles (les mêmes seront souvent réutilisées, pour des raisons évidentes d’économie). Quelques attaques aériennes contre l’escadrille ajoutent des effets spectaculaires à un ensemble déjà rehaussé par l’abondance des tournages en extérieurs et par les nombreux plans tournés dans les véritables Corsairs ou à proximité. Le vrai Boyington est même convié à apparaître dans le rôle d’un Général que croise son alter ego fictionnel. De quoi asseoir le « réalisme » de la série pour longtemps et faire taire les anciens acolytes mécontents !

Les Têtes Brûlées pouvait axer son propos sur la guerre sans merci que se livrèrent Américains et Japonais dans cette partie du monde, éloignée du théâtre européen des opérations. Cannell, DeGuere et Pettus, les principaux scénaristes, auraient pu, dans cette optique, peindre l’ennemi comme l’incarnation du Mal et le cantonner à l’apparition et à la destruction de ses Zéros, premier signe de sa présence. De fait, les combats aériens, bien sûr, limitent les possibilités dramatiques et reposent sur l’opposition de deux types d’avions, de deux bruits de moteur ! Mais plusieurs épisodes insistent aussi sur la vision de la guerre par les Japonais, que l’on découvre parfois dans leur camp de base, que l’on voit fréquemment aux commandes de leurs avions, qui sont certes cantonnés parfois à des rôles de « grands méchants » mais qui franchissent aussi cette limite restrictive pour prendre un peu de personnalité : c’est le cas spécialement lorsque surgit l’alter ego nippon de Boyington, un as de l’aviation japonaise répondant au nom de Harachi. Les deux hommes s’affrontent périodiquement dans les airs et il arrive même qu’ils se retrouvent sur la terre, après un double crash. C’est là encore un choix très cannellien : les rôles ne sont pas distribués en fonction des camps mais plutôt en fonction des individus, ce qui n’exclut pas, par conséquent, qu’un type sympathique soit dans le camp des « méchants », ni qu’un antipathique se retrouve au milieu des « gentils ». Cela participe à l’aspect divertissant de la série mais la sauve aussi d’un manichéisme qui la rendrait moins attrayante aujourd’hui (à titre de comparaison, revoyez les épisodes de Magnum où les Russes et les Viêtnamiens sont d’odieux communistes sans nuance : vous saisirez mieux).

Malgré d’indéniables qualités, la série est pourtant annulée en fin de saison. Ses scores d’audience n’ont rien de déshonorant et l’explication est plutôt à chercher ailleurs ; NBC aurait invoqué semble-t-il la violence des images d’archives mais l’argument paraît peu convaincant. Toujours est-il qu’au terme d’une première saison plutôt de bonne facture Les Têtes Brûlées semble bel et bien abandonnée.

 

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LA SECONDE SAISON

Les Têtes Brûlées renaquit de ses cendres à la faveur d’une défection : la série programmée à sa place à la rentrée 1977 ne remporta pas le succès attendu et NBC décida de rappeler l’équipe du Pacifique sud pour reprendre du service sitôt le « nouveau » annulé ! Chacun répondit donc présent pour la reprise de la production, mais des changements importants marquent pourtant cette deuxième saison. A commencer par le départ de James Whitmore, Jr, John Larroquette et Robert Ginty, qui disparaissent de l’écran très vite tandis qu’un « nouveau », incarné par le jeune Jeb Adams, fait son apparition.

La seconde saison ne comptera que quatorze épisodes ; sept sont écrits par le nouvel associé de Cannell à la production, Donald Bellisario. Ce jeune scénariste (jeune dans le métier, car il a déjà les tempes grisonnantes) ne tardera pas à faire parler de lui ; après Les Têtes Brûlées, il sera engagé par Glen Larson pour produire et écrire en partie Galactica, puis Universal le chargera de reprendre un script écrit par Larson lui-même pour une nouvelle série : Magnum !

Pour l’heure, Bellisario se retrouve pratiquement aux commandes des Têtes Brûlées, dans un univers auquel il s’identifie parfaitement, étant lui-même imprégné des valeurs militaires et grand admirateur des films de guerre d’antant, en particulier de la période couvrant la Seconde Guerre mondiale. Il ne pouvait trouver meilleur véhicule pour sa passion : le personnage de Jeb Pruitt, interprété par Jeb Adams, est d’ailleurs un personnage éminemment bellisarien car il incarne le jeune adolescent pris en charge par l’Armée et littéralement adopté par ses compagnons d’armes. Courage, exploits et hommage au cinéma d’hier sont les composantes de l’écriture de Bellisario, qui intègre à la série ses préoccupations récurrentes (comme la présence d’un Irlandais dans "La prière de l’Irlandais"» !).

La seconde saison se signale également par un ajout discutable qui en modifie quelque peu la nature : une équipe d’infirmières débarque sur l’île de l’escadrille, prélude à des développements romantiques plus rares dans la première saison. Le résultat n’est pas toujours de mauvais goût mais il oriente parfois les scénarii de la série vers plus de légèreté et de digression. Trop courte, la seconde saison n’aura pas permis de savoir jusqu’où la production aurait voulu pousser l’expérience !

Qu’on se soit consolé en sautant sur les trois coffrets DVD d’Universal même si l'on pouvait regretter un prix excessif pour chaque coffret qui ne contenait que 13 épisodes.

 

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FICHE TECHNIQUE

Créée par : Stephen J. Cannell

Producteur exécutif : Stephen J. Cannell

Supervision de la production : Alex Beaton, Philip DeGuere

Producteur associé : Chuck Bowman

Producteurs : Donald P. Bellisario, Russ Mayberry

Producteurs associés : J. Rickley Dumm, Chas. Floyd Johnson

Consultant aux scénarios : Ken Pettus

Musique : Mike Post, Pete Carpenter

Directeurs de la photographie : Edward R. Plante, John Elsenbach, Chuck Arnold, H. John Penner, Rexford L. Mex (2ème équipe)

Montage : Robert L. Kimble, Jerry Dronsky, George Potter, Christopher Nelson, Harvey Stambler, George R. Rohrs

Montage son : Lowell Harris, Larry Crow, Pieter Hubbard, Walt Jenevein, Charles E. Moran, Colin C. Mouat, Lawrence E. Neiman, David Pettijohn, Kendrick Sweet, Donald L. Warner Jr.

Directeur artistique : John D. Jeffries, Sr, Ron Forman, Adrian Gorton, Robert Crawley, Sr

Décors : Ed Baer, Richard Reams, Ron Jeschke

Costumes : Yvonne Wood

Assistants-réalisateurs : Larry Powell, David Menteer, James W. Gavin, Robert Gilmore, Leonard Bram 

Cascadeurs : Conrad E. Palmisano, Jean Coulter, Ron Veto, Tom Morga, James P. Winburn, Chuck Courtney, Bruce Paul Barbour, Mic Rodgers, Bill Hickman, John Galindez, 

Coordinations des cascades aériennes : James W. Gavin

Cascades aériennes : Milt Rosen, Art School, Frank Tallman, Steve Hinton, Gerald Martin, Junior Burchinal, James W. Gavin

Production : Stephen J. Cannell Productions / Universal TV (1976/1978)

 

LE GUIDE DES EPISODES

LA GALERIE DE PHOTOS (1ère PARTIE)

LA GALERIE DE PHOTOS (2ème PARTIE)

Dernière mise à jour : ( 12-07-2016 )
 

GUIDES D'EPISODES ANNEES 70

Los Angeles, Années 30 avec Wayne Rogers. Guide des épisodes.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 50

Au Nom de la Loi avec Steve McQueen. Guide des épisodes. Saison 2.

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Les archives du Magazine des Séries.

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Un index conçu par Christophe Dordain.

Dernière mise à jour le 02 janvier 2017.

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ARCHIVES RADIO

Dwight Schultz dans Le Magazine des Séries sur Radio Campus Lille le 19 mars 2011.

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Un événement radiophonique en collaboration avec Jean-Luc Vandiste.

Le 19 mars 2011 sur Radio Campus Lille.

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