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ACTEURS TV

Gary Collins

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Un portrait conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : ABC Television.

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Farrah Fawcett.

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Farrah Fawcett (1947/2009)

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : ABC Television.

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Irving J. Moore.

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Les grands réalisateurs de séries télévisées.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

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David Gerber

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Un portrait conçu par Christophe Dordain.

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La Poursuite Sans Nom de Boris Sagal avec Lorne Greene, Brooke Bundy, Lorraine Gary.

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Un téléfilm réalisé par Boris Sagal.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2010

Body of Proof avec Dana Delany, Jeri Ryan, Nicholas Bishop. Guide des épisodes.

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Une série créée par Chris Murphey et Matt Gross.

Un guide conçu par Noah Ward.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2000

Boomtown avec Donnie Wahlberg, Neal McDonough, Mykelti Williamson. Guide des épisodes.

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Une série créée par Graham Yost.

Un guide conçu par Julien Leconte.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 80

Simon et Simon avec Jameson Parker, Gerald McRaney. Guide des épisodes.

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Une série créée par Philip DeGuere.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Universal Television.

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Drôles de Dames avec Kate Jackson, Farrah Fawcett-Majors, Cheryl Ladd, Jacklyn Smith, Shelley Hack. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Christophe Dordain   
24-10-2015

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Une série produite par Aaron Spelling et Leonard Goldberg.

Un dossier conçu par Christophe Dordain et Thierry Le Peut.

Crédits photographiques : Spelling/Goldberg Productions.

DROLES DE DAMES

(1976/1981)

 

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Les drôles de dames ou des détectives au féminin travaillant pour le compte de l'énigmatique Charlie, un bonhomme affable qui les envoie effectuer les missions les plus périlleuses tout en leur servant d'ange gardien.

 

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UNE SERIE QUI BOUSCULA L'UNIVERS DE LA TELEVISION

L'arrivée tonitruante de ce programme, au milieu des années 1970, fit l'effet d'une bombe, car, pour la première fois, le casting était composé d'actrices, ce qui n'était pas forcément une innovation majeure, mais, surtout, parce qu'elles participaient à une série policière, territoire habituellement réservé aux mâles musclés type "Starsky & Hutch" avec Paul Michael Glaser et David Soul ou "Vega$" (1978/1981) avec Robert Urich.

Quelques mois après sa première diffusion, les héroïnes firent la une de tous les journaux. Farrah Fawcett devint la coqueluche de toute l'Amérique, se retrouvant en couverture des principaux magazines de la presse people, sans oublier pas moins de 16 millions de posters vendus à son effigie. Pourtant, à y regarder de plus près, on constate que cette série policière possède tous les ingrédients qui contribuent à la classer dans le kitsch voire parfois dans le mauvais goût. Il est vrai qu'à la baguette de la production, on retrouve un duo au métier affirmé : Aaron Spelling et Leonard Goldberg, grands spécialistes des productions télévisées ratissant larges et qui, à la fin des années 1970, avaient déjà à leur actif quelques fleurons mémorables tels que "Starsky & Htuch" (1975/1979), "La Croisière s'amuse" diffusée entre 1977 et 1986 ou "L'Ile Fantastique" (1978/1984).

Leur grande intuition fut de répondre à une demande de la société américaine en ajoutant un peu de glamour et de charme dans le monde des séries policières, et en donnant la vedette à des femmes dans le cadre d'une série d'action. Car, il faut bien reconnaître que le pari n'était pas minime à l'époque. Dans ce type de programmes, les hommes disposaient d'un large monopole, tant et si bien, qu'à de rares exceptions près, elles constituaient des éléments du décor, les faire-valoir des acteurs masculins et on les cantonnait dans des seconds rôles : victimes, veuves, orphelines, femmes battues, martyrisées, objet d'agressions, prostituées ou secrétaires du héros (l'archétype étant Gail Fisher dans "Mannix"), ce qui n'était pas toujours gratifiant tant s'en faut...

C'est pourquoi, dès 1974, la situation évolua avec la programmation de "Sergent Anderson", une série policière de 92 épisodes diffusés du 13 septembre 1974 au 30 août 1978, sur le réseau NBC, avec Angie Dickinson dans le rôle-titre. Suivra "Get Christie Love", malheureusement jamais programmé en France, la première série policière avec une femme de couleur en tête du casting. 26 épisodes furent diffusés du 11 septembre 1974 au 18 juillet 1975 sur le network ABC.

 

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UNE SERIE VRAIMENT FEMINISTE ?

Au premier regard, cette affirmation semble exacte. Ces femmes accèdent pour la première fois à un rôle policier complet. Elles l'exercent aussi bien que des hommes puisqu'elles sont détectives, manient le revolver et usent des sports de combat au cours de scènes d'action supervisées par le chef cascadeur Ronnie E. Rondell. Elles parviennent également à apporter un brin d' humour et une touche de fantaisie au téléspectateur sans jamais oublier leur côté glamour.

Pourtant, cette dimension sexy provoqua quelques problèmes aux actrices. Harcelées en permanence par des fans masculins, mais aussi attaquées par les mouvements féministes qui leur reprochaient l'image stéréotypée véhiculée par la série. A la réflexion, ce dernier reproche apparaît justifié et les milieux de prédilection qui servent de cadre à leurs enquêtes sont surtout circonscrits à la mode, la prostitution, le show-business, etc...

Toutefois, la série eut un impact salutaire sur les directeurs des programmes puisque que ces derniers s'engagèrent dans la recherche d'autres séries avec des interprètes féminines. Ainsi, vit-on débarquer "Pour l'Amour du Risque" avec Robert Wagner et Stefanie Powers (1979/1984), une autre production Spelling/Goldberg; "Embarquement Immédiat" sur CBS avec Connie Selleca (1978/1979); puis, dans les années 1980, "Les Enquêtes de Remington Steele" avec Stephanie Zimbalist et Pierce Brosnan, voire "Arabesque" avec Angela Lansbury. Il en faut pour tous les âges...

 

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LES PERSONNAGES

Si les scénarios et les décors ne brillaient pas par une profonde originalité, le succès du concept résidait plutôt dans la caractérisation singulière des principaux protagonistes.

 

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L'équipe est surtout composée de :

-Sabrina Duncan (Kate Jackson pour les saisons I à IV) qui est l'intellectuelle du trio. Elle parle plusieurs langues, connaît l'art, la gastronomie asiatique sur le bout des doigts. Elle quittera le show au terme de la saison 1979/1980.

-Jill Munroe (Farrah Fawcett-Majors). Blonde, sportive et rusée, elle abandonnera le show au terme de la première saison et ne réapparaîtra que dans 6 épisodes au cours des trois saisons suivantes.

-Elle sera remplacée par sa soeur Kris Munroe (Cheryl Ladd), qui vient de l'Académie de police.

-Kelly Garreth (Jaclyn Smith) une texane dont l'enfance ne fut pas très heureuse. Elle a travaillé comme serveuse avant de s'engager dans la police. Jaclyn Smith est la seule comédienne qui ait participé à l'intégralité du tournage des cinq saisons.

 

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Ajoutons à ce quatuor de base :

-Tiffany Welles (Shelley Hack) pour la saison IV (1979/1980),

-Julie Rogers (Tanya Roberts) pour l'ultime saison,

-et l'incontournable John Bosley (David Doyle), le bras droit de Charlie, dont on n'entend que la voix (en l'occurrence, celle de John Forsythe dans la version originale, et celle de Jean Berger dans la version française, le doubleur attitré de Patrick Mc Nee alias John Steed).

 

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LA DIFFUSION ET L'EVOLUTION DE LA SERIE

Le pilote de la série, réalisé par John Llewellyn Moxey, fut diffusé le 21 mars 1976. Puis, chaque mercredi soir, à 22 heures et ensuite à 21 heures, plus de 40 millions d'américains suivirent les aventures du fameux trio. Il y eut un total de 108 épisodes programmés par le réseau ABC, du 22 septembre 1976 au 19 août 1981.

Dès la diffusion des premiers épisodes, en septembre 1976, l'Amérique se passionne pour les aventures des trois héroïnes. C'est alors une véritable vague déferlante qui s'abat sur le continent américain relayée par un merchandising agressif. Toutefois, du trio initial, c'est Farrah Fawcett qui fait la plus grosse impression et dont les posters se vendent à des millions d'exemplaires. De façon surprenante, la comédienne ne se réjouit guère de l'orientation prise par sa carrière. Décidée à mettre un terme à son contrat de cinq ans, elle s'engage alors dans une procédure judiciaire retentissante contre les producteurs Aaron Spelling et Leonard Goldberg. Ayant obtenu gain de cause, elle acceptera quand même de réapparaître dans des épisodes en tant que guest-star au cours des saisons à venir, fonction qu'elle assumera à six reprises.

La saison 77/78 est surtout marquée par la recherche d'une remplaçante. Le choix se porte sur Cheryl Ladd, fille de l'acteur Alan Ladd disparu au début des années 60 et qui a connu son heure de gloire dans des films de gangsters aux côtés de Véronica Lake. Cependant, Cheryl Ladd refuse tout d'abord cette proposition faite au printemps 1977. Il s'avère qu'elle réclamait en fait des ajustements concernant son personnage, demande à laquelle accèdent Spelling et Goldberg. Aussi, en mai 1977, donne-t-elle son accord pour incarner Kris Munroe, la soeur de Jill, une enquêtrice moins à l'aise que son aîné mais qui finit par triompher à la fin. Le grand public valide rapidement ce changement et l'audience demeure solide à l'automne 1977 malgré un changement de case horaire : 21h au lieu de 22h mais toujours le mercredi.

La troisième saison marque le retour de Farrah Fawcett devenue Majors après son mariage avec Lee Majors. On comprend aisément que ce retour suscite beaucoup d'excitation chez les fans de la série en apprenant que Farrah serait invitée dans 3 épisodes de la saison III puis dans trois nouveaux au cours de la saison IV. Quant aux médias, ils se déchaînent en relatant les tensions, souvent grossies et/ou inventées, règnant sur le plateau. Toutefois, l'apothéose est atteinte quand Kate Jackson annonce à son tour son intention de quitter la série au printemps 1979.

Pour cette nouvelle saison, c'est Shelley Hack qui devient la nouvelle "drôle de dame" en incarnant Tiffany Welles, une policière diplômée de l'Académie de Police de Boston. Aaron Spelling et Leonard Goldberg faisant alors le pari de redonner un coup de fouet à la série en intégrant un ancien mannequin qui apporterait une touche d'élégance et de classe au trio. Néanmoins, ce pari n'est pas gagnant puisque l'audience commence à décliner de façon inquiétante. Certes, les "Drôles de Dames" font toujours partie des 20 séries parmi les plus regardées aux Etats-Unis à la fin des années 1970 mais ne sont plus intégrées dans le top 10 de l'époque. Or, jamais la série n'avait quitté ce classement flatteur au cours des trois premières saisons. Voila pourquoi, Shelley Hack ne voit pas son contrat reconduit après les 24 épisodes de la saison IV.

La production tente par la suite un nouveau coup de poker en introduisant le personnage de Julie Rogers, rôle tenu par Tanya Roberts, une totale inconnue à l'époque. Elle devient une ancienne détective qui intègre l'équipe au cours de la rentrée 1980. Les producteurs mettent le paquet puisque cette intronisation se déroule dans le cadre d'un épisode de 2 heures diffusé le 23 novembre 1980. Qui plus est, on délocalise les aventures du trio pendant 6 épisodes sous les cieux plus que cléments des îles Hawaï, élément qui permet de mettre en valeur leurs atouts lors de nombreuses scènes à la plage...

Rien n'y fait et la série s'arrête une première fois le 28 février 1981 avec l'épisode "L'Ombre d'un Héros". Une ultime tentative pour sauver la série est faite avec la programmation de 4 ultimes épisodes entre le 03 et le 24 juin. En vain, la série est annulée quelques jours plus tard...

 

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LES PRODUCTEURS

Cela fait longtemps qu’on ne présente plus Aaron Spelling, peut être le plus grand des producteurs de séries télévisées avec Glen A. Larson et Stephen J. Cannell. Depuis sa première production, en 1959, Johnny Ringo (la seule série dont il est créateur à part entière) à l'an 2000, il a produit séries, téléfilms et films de qualité et il a su constamment se renouveler, comprendre les époques, donner à voir ce que le public demandait. "L’Homme A La Rolls", "La Nouvelle Equipe", "Starsky & Hutch", "La Croisière s’Amuse", "Vega$", "Pour l’Amour du Risque", "Hooker", "Beverly Hills 90210", "Sunset Beach", "Charmed", voici quelques exemples de réussite qui ont permis à Spelling de survivre et de s’adapter aux modes.

Quant à Leonard Goldberg, s'il fut un compagnon de longue date de Spelling, il s'est néamoins séparé de lui à la fin des années 1980. Moins investi dans les séries, il s'occupe d'avantage des longs métrages. Cela ne l'a pas empêché de produire avec son ami, "Hooker" et "l'Ile Fantastique". Le cinéma lui réussit aussi : il a produit des succès comme "Wargames" avec Matthew Broderick ou "Double Jeu", avec Tommy Lee Jones. Détenteur de la licence de la série, il a produit également les deux versions grand écran de la série.

 

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ANALYSE DE LA SERIE

Il était une fois trois filles superbes qui avaient décidé de s’engager dans la police. Mais on les avait cantonnées dans des travaux bien peu passionnants. Alors moi, Charlie, je les ai sorties de ce cauchemar pour les engager et je ne le regrette pas, car ce sont vraiment de... Drôles de Dames !

On ne résiste pas au plaisir de citer ce préliminaire à chaque épisode de Charlie’s Angels, dont l’adaptation cinéma a popularisé le titre original, qu’avait totalement gommé la série originelle. Bien plus connues chez nous que les Anges de Charlie, les Drôles de Dames entrent dans la catégorie des séries dites « cultes », par leur côté kitsch si réjouissant. Personne ne songerait à placer cette production Spelling-Goldberg parmi les « grandes » séries policières, d’abord parce qu’il s’agit surtout d’aventure – fût-elle policière -, ensuite parce que l’indigence de ses scénarii est quasiment proverbiale. Pourtant Drôles de Dames a sa place au Panthéon des séries indémodables, quand bien même son look et son esprit sont aujourd’hui profondément désuets.

Le débat qui agite les uns et les autres autour de la série n’est pas nouveau : on discute encore de la nature « libératrice » ou « sexiste » du show, qui en donnant le premier rôle aux femmes ne les utilise pas moins comme des « objets de divertissement » en les plaçant dans des situations fantasmatiques ô combien. Voir Farrah Fawcett au volant d’un camion ou évoluer en maillot moulant sur la glace a longtemps nourri les rêves délicieux de l’audience masculine et il va de soi que les (a)mateurs de la série appartiennent aux deux sexes. Que la série ait été développée par le tandem Ivan Goff & Ben Roberts, adaptateur de Mannix sur une idée de Richard Levinson et William Link, est d’emblée plutôt cocasse : Mannix est l’un des archétypes du héros macho dont Charlie’s Angels prendrait a priori le contrepied. Bref, ces dames sont aptes à damer le pion aux mâles dominants du PAF d’avant la révolution, et il est bien vrai que leur naissance doit beaucoup au succès d’Angie Dickinson dans Police Woman (Sergent Anderson), mais la Girl Attitude des Drôles de Dames reste l’expression d’un fantasme éminemment masculin, bien innocent lorsqu’il se limite aux frontières du divertissement. Les Anges ont beau réaliser les mêmes prouesses que les mâles, elles n’en travaillent pas moins pour un homme, oisif et friand de jolies filles, et sous la supervision d’un autre !

En dehors de cette question d’identité, Charlie’s Angels est un show semblable à d’autres productions issues de la même écurie. Les intrigues y sont en général prétextes à mettre les héroïnes dans des milieux et des situations variés, où se succèdent des malfrats et autres escrocs interchangeables. Glamour, exotisme (la dernière saison est tournée en partie à Hawaii), action sont les maîtres mots de la production, indifférente aux changements de casting qui l’émailleront. Spelling emploie d’ailleurs des scénaristes accoutumés à ses productions, comme Rick Husky, Jack Fogarty ou David Levinson que l’on retrouve, qui à la production, qui à l’écriture, sur des programmes comme Section 4 (SWAT) et Hooker.

Côté vf, les voix très reconnaissables des différentes Dames ont fait aussi la popularité des personnages : Perrette Pradier doublera de nouveau Kate Jackson dans Les deux font la paire, Béatrice Delfe retrouvera souvent Farrah Fawcett, Céline Monsarrat restera également la voix attitrée de Cheryl Ladd et Philippe Dumat reste indissociable de David Doyle, quand bien même la voix originale de ce dernier est plus éraillée. Que dire, enfin, de Jean Berger, qui éclipse complètement dans le rôle de Charlie la voix originale de John Forsythe, jamais mentionné au générique et donc parfaitement insoupçonnable dans la version française !

La première saison, dorénavant disponible en DVD dans un coffret à prix réduit, n’a pas seulement le charme des origines : conçue au départ comme le véhicule de Kate Jackson tout juste sortie d’une autre production Spelling, The Rookies, la série allait révéler Jaclyn Smith et porter aux nues Farrah Fawcett-Majors, aperçue aux côtés de son Lee de mari dans quelques épisodes de L’Homme qui valait trois milliards. Inutile de revenir sur le brasier allumé par la blonde Jill Munroe dans le coeur du public : la belle en profita d’ailleurs pour rompre son contrat et aller exploiter sous d’autres cieux son immense popularité (on la verra bientôt au côté de Kirk Douglas dans Saturn 3, après l’avoir entrevue dans L’Age de cristal auprès de Michael York), permettant à Cheryl Ladd d’entrer en scène dans le rôle de la jeune soeur de Jill, Kris, introduite en deuxième saison. Cette première livraison contient aussi quelques-uns des épisodes les plus « cultes », comme « Une prison pour ces dames » - où les trois Anges fuient enchaînées des poursuivants armés – et « Rollerball ». Déjà, Edward J. Lakso signe six épisodes, préludes à une activité prolifique qui fera de lui la cheville ouvrière de la série.

Les puristes apprécieront aussi de voir les épisodes dans leur intégrité, c’est-à-dire avec le générique de fin que France 3 amputait systématiquement lors des précédentes rediffusions télé, et les crédits d’ouverture originaux, honteusement dénaturés par un bidouillage désormais classique lors de la même diffusion française. (Ceux qui lisent ces lignes savent tout le mal que nous pensons de France 3 dès lors qu’elle touche aux séries, aussi chères à son coeur que le polystyrène que vous mettez dans vos colis pour envelopper leur contenu.) Enfin, le premier disque contient le pilote, rare à la télévision, où Tommy Lee Jones et David Ogden Stiers prêtent main forte à Bosley et aux Anges. Pour les bonus en revanche, l’amateur averti devra se contenter d’un documentaire en anglais d’un intérêt tout relatif, où des fans avant tout (et une coiffeuse de Farrah Fawcett...) donnent leur point de vue sur le show.

 

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FICHE TECHNIQUE

Créée par : Ivan Goff, Ben Roberts

Producteurs exécutifs : Aaron Spelling, Leonard Godlberg

Producteurs : Edward J. Lasko, Robert Janes, Rick Husky, Barney Rosenzweig, David Levinson, Ronald Austin, James D. Buchanan

Productrice associée : Shelley Hull

Supervision de la post-production : Dick Reilly, Don Hall

Supervision des scripts : Melody Greene, Helen Parker, Doris Chisholm, Carline Davis-Dyer, Nancy Hansen

Directeurs de la photographie : Richard M. Rawlings Jr., Richard L. Rawlings, Dennis Dalzell, Donald H. Birnkrant

Musique : Jack Elliott, Allyn Ferguson, Edward J. Lakso, Lynne Marta

Supervision de la musique : Rocky Moriana

Orchestrations : Greig McRitchie, William Pierre, Jack Smalley

Directeurs artistiques : Alfeo Bocchicchio, Paul Sylos, Serge Krizman, Lester Green, Tracy Bousman

Décors : Bob Signorelli, Bonnie Dermer, Joseph A. Armetta, Richard Wineholt, Dave L. Love Costumes : Nolan Miller, Joanne Haas, Lee Peters, Ray Phelps, Eilish Zebrasky

Maquillage : Mel Berns Jr., Fred C. Blau Jr., Don L. Cash, Mark Bussan, Lester Burns, Gary Liddiard

Coiffures : Norma Lee, Emma M. DiVitto, Dorothy D. Fox, Naomi Cavin, Charlene Johnson, Dione Taylor, Joy Zapata, Hazel Catmull, Gae Clark Butler

Costumes : Joe McCloskey, Charlotte Iwata, Ray Phelps, Lily Yamada, Lee Peters, Carolina Ewart, Joanne Haas, Orpha Barry, Eilish Zebrasky, Ann Gray Lambert

Montage : Joseph Dervin, Leonard Malek, Jack Harnish, Arnold Baker, Leon Carrere, Dick Wormell, Stanley Frazen, John F. Schreyer, James Baiotto, Benjamin A. Freiman, Jim Faris, Mel Friedman, Mike Newman, Jeff Zacha

Montage son : Mike O. Corrigan, Jerry Rosenthal, Greg P. Russell, William L. Stevenson

Supervision du casting : Susan Newell, Melinda Gartzman

Casting : Robin Lippin, Cathy Henderson, Melinda Gartzman, Rachelle Farberman

Assistants-réalisateurs : Jack Breschard, Nathan Haggard, Leslie Moulton, Robert Della Santina, Jefferson Kibbee, Lorin Bennett Salob, John Hockridge, Lynn M. Morgan, Ronnie Rondell Jr., Marty Gold, Robert Webb, Kim Manners, Barry Stern, Paula Marcus, Lou Watt

Effets spéciaux : Bill Ferrier

Coordination des cascades : Dick Ziker, Ronnie A. Rondell, Julie Ann Johnson, Gary Epper, Ron Stein

Cascadeurs : May Boss, Jeannie Epper, Donna Garrett, Leslie Hoffman, Gene LeBell, Daniel P. Murphy, Jimmy Nickerson, Regina Parton, Darlene Tompkins, Greg Walker

Production : Spelling/Goldberg Productions (1976/1981)

 

LE GUIDE DES EPISODES

Dernière mise à jour : ( 24-10-2015 )
 

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Au Nom de La Loi avec Steve McQueen. Guide des épisodes. Saison 1.

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ARCHIVES RADIO

Colin Cunningham dans Le Magazine des Séries sur Radio Campus Lille le 10 mai 2014.

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Un événement radiophonique en collaboration avec Jean-Luc Vandiste.

Le 10 mai 2014 sur Radio Campus Lille.

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