VISITEURS ACTUELS

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ACTEURS TV

Robert Emhardt.

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Robert Emhard (1914/1994)

Un portrait conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : ABC Television / CBS Television.

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ACTRICES TV

Joanna Lumley raconte le tournage de Chapeau Melon et Bottes de Cuir.

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Une série créée par Brian Clemens.

Un dossier conçu par Denis Chauvet.

Crédits photographiques : The Avengers Enterprise / TF1.

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REALISATEURS TV

George McCowan.

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Les grands réalisateurs de séries télévisées.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

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PRODUCTEURS TV

Columbia Pictures Television.

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Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Quinn Martin Productions / ABC Television / CBS Television / NBC Television.

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FILMS TV

Enlèvement par Procuration avec Robert Culp, Angie Dickinson, Eddie Albert, June Allyson.

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Un téléfilm réalisé par Corey Allen.

Un dossier conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : Groverton Productions / Universal Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2010

Body of Proof avec Dana Delany, Jeri Ryan, Nicholas Bishop. Guide des épisodes.

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Une série créée par Chris Murphey et Matt Gross.

Un guide conçu par Noah Ward.

Crédits photographiques : ABC Television.

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 2000

Rome avec Ciaran Hinds, Kevin McKidd, Ray Stevenson. Guide des épisodes.

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Une série créée par John Milius, Bruno Heller et William J. Mac Donald.

Un guide conçu par Christophe Dordain.

Crédits photographiques : HBO.

 

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GUIDES D'EPISODES ANNEES 80

Magnum avec Tom Selleck, John Hillerman, Larry Manetti. Guide des épisodes. Saisons 1 à 3.

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Une série produite par Donald P. Bellisario et Glen A. Larson.

Un guide conçu par Thierry Le Peut.

Crédits photographiques : Universal Television.

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Hawaii Police d'Etat avec Jack Lord et James MacArthur. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Thierry Le Peut   
14-08-2012

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Une série créée par Leonard Freeman.

Un dossier conçu par Thierry Le Peut.

Crédits photographiques : CBS Television / Viacom.

HAWAII POLICE D'ETAT

par Thierry Le Peut

Avec un merci particulier à Karen Rhodes, Mike Quigley, Carol Coley et Teresa Fogarty qui, d’une manière ou d’une autre, ont permis ou facilité la réalisation de ce dossier.

 

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Riche de 279 épisodes, Hawaii Five-0 est la plus longue série policière tournée aux Etats-Unis. Dotée d'un générique exemplaire qui a fait le tour du monde, caractérisée par une écriture dynamique qui laisse peu de place aux digressions, la série est à l'image de son héros, le policier McGarrett, que d'aucuns qualifient volontiers de réactionnaire. Un état du personnage s'imposait pour remettre quelques petites choses en place.

Certaines séries contemporaines font du recyclage des données mythologiques un concept fondateur : dans la foulée d'Hercule et Xéna, qui se sont taillé à la force du poignet une place de choix entre l'héritage antique et la fantaisie moderne, Tarzan, Robin des Bois et Sinbad le marin ont tous essayé d'exploiter le filon du merveilleux teinté de fantastique, avec plus ou moins de succès. Pourtant, il me semble qu'aucun de ces personnages, malgré une popularité extrême et, pour Hercule au moins, une parenté divine incontestable, n'a vraiment conquis le statut envié de figure mythique du petit écran, ce qui peut paraître un comble (1). 

Il est au contraire d'autres héros, d'une humanité très ordinaire, qui ont acquis ce titre de gloire sans avoir à en découdre avec les noires Erinnyes ou des avatars dégénérés de l'Hydre de Lerne. Steve McGarrett est de ceux-là. Policier sans âge et (presque) sans famille, à la tête d'une unité spéciale de la police d’Hawaii, le cinquantième des Etats-Unis d'Amérique, McGarrett demeure aujourd'hui l'une des figures-repères du monde pourtant foisonnant des séries télé. Mettons tout de suite les choses au point, pour couper l'herbe sous le pied des esprits chagrins qui, adeptes du « fun » mythologique des spectacles précités, voudraient crier au scandale et à l'inhumation des grands-pères dépassés de la fiction télévisuelle : on se fout totalement que le susmentionné McGarrett soit à mille lieues du héros moderne, bodybuildé, bronzé et plein d'humour (lequel s'exerce même, souvent, à ses dépens). Ce qui est en question ici, c'est sa place dans l'histoire des séries télé, à cheval entre le policier agonisant des années soixante et celui, plus explosif et subversif (du moins en apparence) des années quatre-vingt. Quels que soient ses qualités et ses défauts, que cet article se propose de survoler modestement, McGarrett mérite au moins le qualificatif d'« incontournable », ce qui justifie en soi qu'on lui accorde un dossier.

 

PURITAIN ET RÉAC : UNE SALE RÉPUTATION

Disons-le d'entrée : McGarrett n'est pas vraiment le mieux aimé des policiers cathodiques. La série dont il fut durant douze années le héros charismatique, Hawaii Five-O (en français : Hawaii Police d'Etat), est qualifiée de « quasi-fasciste » par Max Allan Collins et John Javna, auteurs d'une compilation critique des policiers télé, opinion partagée par le spécialiste français Jacques Baudou qui la taxe de « série réactionnaire pour majorité silencieuse » et voit en McGarrett lui-même « un puritain dépourvu de la moindre humanité » (2). On ne peut pas mieux dire que le « message » de la série est aujourd'hui quelque peu daté et son héros un tantinet suranné. D'aucuns diraient ringard.

Ce vieux McGarrett souffre à vrai dire d'une peu amène réputation. On le dit avare de sourires, « insensible en apparence voire inexpressif » (3), dénué de toute compassion et incapable de pleurer. Comme dans toutes les réputations, il y a là-dedans du vrai et du faux. Sûr de lui jusqu'à l'égotisme narcissique (ne reculons pas devant le pléonasme, mais avouons qu'il faut bien cela pour se hisser au rang de « roc télévisuel » (3), cet homme qui « ne reçoit d'ordres que du Gouverneur et de Dieu, et encore ! » (cette fois, c'est l'agent spécial Miller qui le dit, dans l'épisode pilote) a de qui tenir puisqu'il est rien moins que l'héritier de l'Eliot Ness des Incorruptibles (Robert Stack dans la série de 1959-1963, pas Kevin Costner), lui-même cousin très proche du Jack Friday de Dragnet (Monsieur « I Am The Law », de 1951 à 1959, ressuscité en 1967). Comme l'écrit François Julien, « on pourrait trouver pire comme ascendance » (4), et McGarrett a au moins le mérite d'être un digne successeur.

Pour ce qui est de son manque d'humanité, en revanche, le bonhomme est un peu victime de la sobriété de son jeu. Reconnaissons quand même qu'il montre autant de compassion qu'un Stringfellow Hawke ou qu'un David Vincent... Il est faux de dire qu'en douze ans de croisade il n'a jamais versé une larme, puisque l'un des premiers épisodes, « La Preuve vivante » (1969), le voit presque s'effondrer devant la détresse de sa soeur, abusée par un charlatan qui prétend être l'inventeur d'une machine miracle contre les maladies incurables. Episode en deux parties écrit par Leonard Freeman lui-même (le créateur de la série), qui démontre aussi (certains en doutent encore) que McGarrett a également une famille, quand bien même elle vit sur le continent et n'occupe pas souvent ses paroles, sinon ses pensées.

Autre idée qui a la vie dure (tordons-lui donc le cou) : McGarrett serait une sorte de moine, sans une once de vie sexuelle, dévoué tout entier à sa lutte contre le crime. Dès le pilote, pourtant, il a une aventure avec une étudiante qu'il séduit sur la plage (bon, c'est vrai, en costume trois pièces...), et un épisode ultérieur, « Souvenirs au présent », nous révèle qu'il eut jadis au moins une liaison (c'est toujours ça). Ce que confirme aussi le pilote, c'est vrai, c'est qu'il n'a jamais été marié et que son dévouement à « la cause » en est la raison : « Qu'est-ce que j'aurais fait avec la jeune fille de mes rêves ? », répond-il, embarrassé, à la jeune Rosemary qui l'interroge. Enfin, si McGarrett a bien voué sa vie entière à la lutte contre la corruption moderne et endémique, il n'en a pas moins batifolé dans sa jeunesse, même si on a quelque mal à se le représenter.

Finissons-en avec une dernière idée reçue, avant de passer aux choses sérieuses : McGarrett serait un pisse-froid sans humour, une sorte de limier au comportement quasi-animal ne desserrant jamais les dents. On peut difficilement nier qu'il se permet fort peu d'écarts de conduite, mais rappelons à sa décharge que l'écriture de la série repose précisément sur des enquêtes au cordeau, sans digressions fantaisistes, et que toutes les scènes se rapportent au crime sur lequel travaillent le bonhomme et son équipe (pas beaucoup plus rigolote que lui, au demeurant). Partagée entre les scènes de police procedural, d'enquête proprement dite, et celles qui montrent le criminel et ses méfaits pour développer en parallèle la corruption du méchant ou le mécanisme implacable du crime, chaque histoire bénéficie d'un montage nerveux (certes, de nombreuses scènes, revues aujourd'hui, traînent un peu en longueur, mais l'écriture télévisuelle a changé, en trente ans). Si la série se déroule bien dans les décors naturels d'Hawaii, elle se garde de multiplier les balades touristiques, limitées à quelques apartés dans le pilote (un couple de braves Américains de Billings, Montana, demande à McGarrett de le prendre en photo sur l'esplanade du panorama de Punchbowl Crater) et dans quelques épisodes. En conséquence, la vie privée de McGarrett est elle aussi sacrifiée, n'offrant rien d'aussi pittoresque que les plans larges sur Honolulu ou les excursions dans les champs de canne à sucre. Et pour la même raison il n'a guère le temps de plaisanter ou d'échanger avec des potes policiers les souvenirs du bon vieux temps dans un quelconque bar pour touristes avec danseuses exotiques et cocktails colorés, comme le fera plus tard son héritier Magnum.

 

AUSTERE PEPERE

Qu'on se rassure cependant : loin de nous le dessein de nier l'austérité du personnage. On aurait bien du mal ! Tout au plus invoquera-t-on la symbiose parfaite entre l'écriture de la série et son héros pour expliquer un tant soit peu le caractère funèbre de ce dernier. Un aspect du personnage renforcé par son éternel costume bleu marine, un peu surprenant dans le contexte mais partagé après tout par les autres agents secrets et représentants officiels que croise McGarrett au cours de ses enquêtes, jusqu'à son ennemi récurrent Wo Fat qui, du premier au dernier épisode (en fait dans onze segments seulement sur les 279 que compte la série), ne cessera de lui mener la vie dure. Rappelons tout de même qu'à l'époque le costume est on ne peut plus traditionnel (de Mannix à Robert Dacier, en passant par Jim Phelps), et qu'il faudra attendre des policiers moins conformistes comme Serpico ou Starsky & Hutch (ou avant eux la bande hippie de La Nouvelle Equipe) pour lui préférer le blouson pré-grunge et les tennis usées. Au fil des années, d'ailleurs, bien forcé de se détendre un minimum et de suivre l'évolution des moeurs, McGarrett troquera parfois sa triste vêture contre un Panama ou une paire de jeans (au moins pour enquêter en couverture...), preuve que même un vieux puritain peut consentir un petit effort pour s'adapter à son époque.

L'austérité de McGarrett est aussi évidente dans ses rapports avec les autres. On lui connaît finalement peu d'amis en dehors de ses collaborateurs, qui lui sont entièrement dévoués. C'est sans doute pour cela qu'« un ami, ça compte beaucoup, pour McGarrett », selon l'agent Miller dans le pilote. Pour autant, le big boss de la police d'Etat n'en perd pas son professionnalisme : pas question de déclencher une vendetta personnelle pour venger la mort d'un ami. Lorsque McGarrett pète les plombs, c'est qu'on lui marche sur les pieds et qu'il ne supporte pas d'être le dindon de la farce : suivi par un agent secret, il le fait boucler (l'occasion d'entendre, dès la première partie du pilote, le célèbre « Book Him ! » - « Bouclez-le ! » - qu'il adressera rituellement à Danny dans la suite de la série) puis débarque comme une tornade tropicale dans le bureau du chef des services secrets, ignorant la secrétaire et bousculant un importun, pour lui asséner sans un soupçon de second degré un « Ne vous avisez plus de me faire suivre ou ça pourrait vous coûter très cher ! » Bref, on ne plaisante pas avec la Loi incarnée, convaincue d'être l'autorité suprême, inquisiteur ne souffrant pas l'inquisition.

Côté humour, McGarrett a donc des leçons à prendre. Non qu'il soit dépourvu de fantaisie : son regard, tantôt implacable avec les truands, tantôt paternaliste avec les témoins, se teinte parfois d'ironie et ses lèvres s'allongent parfois en sourire, quoique limité souvent à une sorte de rictus indéfinissable. En fait, le manque d'humour du bonhomme est dû à sa totale dévotion, qui laisse peu de place à la détente : lorsque Chin Ho, l'un de ses assistants, débarque la bouche en coeur dans son bureau au cours du téléfilm pilote, il l'accueille sans prêter attention à sa remarque, mais aussi sans froideur. Les fidèles collaborateurs le connaissent, ils se passent de démonstrations et répondent à l'exigence constante du patron. C'est la condition sine qua non de leur collaboration. Il arrive toutefois que McGarrett « s'oublie » et ouvre une porte à la détente : quand enfin les indices s'assemblent pour former une piste tangible, dans le pilote toujours, il laisse libre cours à son enthousiasme et bondit comme un enfant à qui on vient d'annoncer un départ pour Disneyland. Il est si excité par la réussite qu'il invite même son témoin, une jeune femme, à sortir !

Bref, Steve McGarrett est certes un limier, caractérisé par sa grande austérité, mais il est aussi, de temps en temps, très humain. D'une certaine manière, il évoque le Mulder de The X-Files : sombre, hanté par une obsession, grand chantre de l'abstinence, il souffre simplement d'un excès de personnalité finalement assez typique de son époque, où l'anti-héros n'était pas encore entré dans les moeurs télévisuelles. Signe des temps : le projet d'adaptation cinématographique dont ont déjà parlé plusieurs journaux outre-Atlantique inclut des incursions dans la vie privée du personnage, ce qui, au regard de la série, peut passer pour un contresens total.

 

L'HOMME ET LA LOI

Dans la série, McGarrett est un croisé, un descendant des chevaliers d'antan (c'est son plus grand ennemi, Wo Fat, qui le définit ainsi lors de leur première rencontre), qui a sacrifié sa vie privée à la « mission » dont il est investi : ne répondant de ses actes que devant le Gouverneur, il fait figure d'ange justicier, appliquant la loi avec une conscience exemplaire. Dans « Le Grand voyage », par exemple, il essaie de sauver la vie d'un minable pourvoyeur de drogue, pourtant responsable de nombreuses ignominies : non par compassion, mais parce que devant la loi chaque homme bénéficie du même traitement. Alors que Magnum, quelque quatorze ans plus tard, n'hésitera pas au besoin à se faire juge et bourreau pour débarrasser la planète d'un tortionnaire (dans la scène finale, très controversée, de l'épisode « Avez-vous vu le soleil se lever ? », en 1982), ou se transformera en ange vengeur pour traquer et exécuter un tueur à gages (dans « Esprit de revanche », en 1986), McGarrett, lui, refuse de se prendre pour Dieu, même si sa grande assurance et sa certitude d'être l'ultime rempart contre le crime lui donnent des airs de surhomme arrogant. « Je suis policier, je ne suis pas juge », dit-il à l'agent qui déclare que le criminel ne vaut pas la peine qu'on le sauve. « Mon devoir est de le ramener. »

Contrairement à Magnum qui existe d'abord en tant qu'individu, McGarrett puise sa confiance dans la fonction qu'il occupe. Il est là pour jouer un rôle, non pour lui-même. De nombreux épisodes se referment sur l'arrestation du criminel, remis à la justice, et sur le visage mi-satisfait mi-amer du policier certain d'avoir accompli son devoir (d'où la phrase rituelle : « Bouclez-le(s) ! »). Dans Magnum, au contraire, il n'est pas rare que le méchant meure par où il a péché : plusieurs fois, même, il est simplement exécuté, comme le tueur d'enfant à la fin de « Laura ». La conclusion morale s'est substituée à la justification légale. Bien sûr, on remarquera que Hawaii Five-O est antérieure à la crise du Watergate qui, après l'épisode du Viêtnam, a accentué et comme entériné la rupture entre l'homme du peuple (l'Américain « de base ») et les institutions, et on pourra voir dans le « héros » McGarrett quelque chose de l'Amérique en croisade. Mais la série est contemporaine aussi de la guerre qui divise l'opinion américaine et commence à ébranler sérieusement le mythe américain. Du coup, McGarrett prend ses distances vis-à-vis du pouvoir officiel et affirme son indépendance, ouvrant déjà la voie à un nouveau type d'individu affranchi de la tutelle politique, très prisé dans les années quatre-vingt, tout en restant l'incarnation de la Loi, donc d'une manifestation du pouvoir en place.

Comme l'écrit David Buxton, qui a consacré plusieurs pages à la série dans un essai général sur les séries télé, « il y a quelque chose de pourri dans la bureaucratie fédérale », avec laquelle McGarrett entre plusieurs fois en conflit (5). Dès le pilote, il affirme son indépendance vis-à-vis des services secrets, dont l'un des membres se révèlera finalement un traître. Dans l'épisode « Tuer ou mourir », que commente David Buxton, il se heurte aux pressions du Pentagone et déclare : « Je n'ai jamais subi les ordres de qui que ce soit. Je travaille pour l'Etat de Hawaii et non pas pour l'armée. » Il refuse donc l'identification McGarrett = le gouvernement américain et ne se reconnaît de responsabilité qu'envers un Etat, celui d'Hawaii, et les citoyens qu'il est chargé de protéger. « Loin d'être subordonnée aux intérêts de l'Etat », écrit D. Buxton, « la police constitue un service public qui protège tous les citoyens de la guerre contre la société menée par ceux qui passent outre la loi. » Il peut ainsi accomplir son travail de policier en escortant un général en visite officielle dans « Pour la paix », tout en admettant la contestation politique d'un groupe de militants pacifistes. Au final, d'ailleurs, ces derniers s'entredéchirent à cause de la présence en leur sein d'un meurtrier submergé par la haine et la jalousie, dénonçant la violence là même où elle est combattue.

Incarnation de la Loi (allez, répétons-le encore une fois), McGarrett affirme donc la nécessité d'un compromis entre le pouvoir politique, déjà suspect en cette période de guerre, et la justice individuelle, qui conduit à l'anarchie. Parce qu'il est le garant de l'ordre, il se voit taxé de fascisme, ce que la série met elle-même en avant en confrontant le policier à des « hippies » fondamentalement hostiles au pouvoir qu'il représente. Au bout du compte, d'une manière qu'on pourra (à raison) trouver quelque peu téléphonée, donc simpliste, les contestataires découvrent que la police n'est pas l'émanation d'un pouvoir totalitaire mais au contraire le seul rempart (tiens, ça aussi on l'a déjà dit...) contre la loi du plus fort et le triomphe du mal. La jeune étudiante du pilote sort avec McGarrett, dont les idées et le comportement rigide sont pourtant à l'opposé d'elle-même, et les militants (des étudiants, encore) de « Pour la paix » s'avèrent incapables de vaincre leurs querelles intestines sans le secours du policier d'abord honni.

C'est dans cette légitimation simpliste du policier que réside peut-être l'élément le plus gênant de la série. N'eût-il été qu'un homme dévoué à son travail, McGarrett aurait pu aujourd'hui être racheté. Mais la conclusion de nombreux épisodes est trop moralisatrice pour ne pas relever du « message » politique, quand bien même le personnage se détache des institutions fédérales (celles du continent, puisqu'il représente à lui seul le pouvoir fédéral à Hawaii). En prônant l'indépendance au sein de la machine policière, en s'opposant à la justice personnelle (dans « L'Assassin est gaucher », notamment) pour mieux affirmer l'indispensable soumission à la Loi, en se plaçant du côté des jeunes contestataires de « Pour la paix » tout en dénonçant leur candeur et finalement leurs erreurs, McGarrett cherche à incarner le juste milieu sans éviter les contradictions. David Buxton voit dans ce grand écart idéologique une tentative de « maintenir l'unité de l'alliance populiste, déchirée entre ses ailes 'progressiste' et 'conservatrice’ », autant dire une forme de démagogie qui, loin d'être l'apanage de la série, se retrouve dans une majorité de programmes, visant le consensus le plus large.

 

FASCISTE OU HUMANISTE ?

On a donc tort de ne voir en McGarrett qu'un néo-fasciste obsédé par le maintien de l'Ordre et uniquement préoccupé d'imposer sa propre conception de la justice. Si nombre de ses ennemis, de plus en plus d'ailleurs à mesure que la série prend de l'âge, sont des criminels endurcis qui ne bénéficient d'aucune circonstance atténuante, légitimant par un manichéisme outrancier le châtiment infligé par le bras armé de la justice, beaucoup aussi donnent lieu à une exploration qui parfois ne manque pas d'intérêt. Le pourvoyeur de « Le Grand voyage », par exemple, est un gourou déphasé que son inadéquation à la société, aggravée par la consommation de produits hallucinogènes, conduit jusqu'à la tentation du suicide avant qu'il ne soit sauvé par McGarrett (pour répondre de ses crimes devant la loi des hommes, ce qui confirme que le policier ne se pose pas en juge divin). Dans « L'Abeille », le kidnappeur est en fait une victime de guerre manipulée par une autre victime, et la conclusion de l'histoire donne l'occasion de dénoncer les massacres commis au Viêtnam par les soldats américains, ce qui, quinze ans avant les « exploits » de John Rambo en Asie du sud-est, mérite d'être remarqué : même Magnum fera l'impasse sur cet aspect de la responsabilité américaine dans les crimes de guerre, abordant la question indirectement dans l'épisode « Mau Mau », qui met en scène une escouade de jeunes soldats britanniques pendant la Décolonisation, en suggérant seulement un parallèle avec la guerre du Viêtnam.

Tout en étant clairement plus « fasciste » qu'eux, parce qu'il prend très au sérieux sa mission et se considère lui-même comme un recours ultime et unique, McGarrett se situe ainsi dans la veine des policiers des années soixante-dix, ceux de Kojak et des Rues de San Francisco, en faisant une large place à l'exploration de destins individuels. Une bonne partie de chaque épisode décrit le mécanisme du crime, s'attardant sur les criminels et sur leurs motivations. L'ensemble a souvent valeur de démonstration, ce qui empêche d'adhérer toujours à la peinture des personnages, mais évoque l'écriture des Rues de San Francisco, où les enquêteurs sont souvent des témoins ou des révélateurs d'une violence polymorphe et insidieuse, qui trouve son origine dans les sentiments humains et pas toujours dans la simple cupidité ou la volonté de puissance.

A la différence des inspecteurs Stone et Keller, toutefois, McGarrett joue les « accoucheurs », un peu à la façon de Socrate : il ne se contente pas de recueillir des indices disparates pour remonter jusqu'au criminel, mais travaille au corps les témoins pour leur arracher ce qu'ils cachent, la jouant tantôt paternaliste tantôt menaçante, selon la personnalité qu'il a en face de lui. Par son refus de juger, cependant, McGarrett se pose comme une présence neutre, selon l'expression de David Buxton (5), qui écrit que « sans personnalité propre, McGarrett est en mesure de faire ressortir la détermination morale des autres à travers la façon dont ils réagissent à sa présence 'neutre’ ». Ainsi la série peut-elle s'arrêter sur les personnages secondaires, qui parviennent à garder un certain relief. Sa fonction d'acteur, plus que de témoin, contribue tout de même à faire du policier une sorte de monstrueuse machine à phagocyter, le comédien Jack Lord accentuant encore cet aspect en s'assurant le contrôle de la série, surtout après la mort de Freeman en 1974. Les mérites de l'écriture serrée, cependant, rendent le policier omnipotent d'Hawaii un peu plus convaincant que ses avatars des décennies quatre-vingt et quatre-vingt-dix, Hooker et Walker, dont la ringardise (pour le premier) et le fascisme (pour le second) paraissent presque caricaturaux à côté de l'homme à la mèche rebelle. Là où McGarrett se prend au sérieux, Hooker devient carrément grotesque et Walker fâcheusement expéditif. Question d'époque, sans doute, mais la comparaison permet de nuancer un peu la vision d'Hawaii Five-O, vingt ans après.

A mi-chemin donc entre le propagandisme de Sur la piste du crime, qui entre 1965 et 1974 chanta les louanges du F.B.I., bâtie elle aussi autour d'un héros « fort » et « exemplaire », et la tendance socio-explicative (mais politiquement orientée) des Rues de San Francisco (produite entre 1972 et 1977 par le responsable de la précédente, Quinn Martin), Hawaii Five-O annonce aussi l'avènement du héros indépendant, libre de toute tutelle institutionnelle. En ne rendant de comptes qu'au Gouverneur, personnage élégant aux cheveux d'albâtre, McGarrett se soustrait aux inconvénients de la hiérarchie et se place dans une relation encore paternaliste, ses entrevues avec le Gouverneur étant souvent confidentielles et informelles. Sa responsabilité est ainsi individuelle bien plus qu'institutionnelle, l'institution proprement dite se réduisant à un seul interlocuteur, visiblement conciliant. Le rapport que McGarrett entretient avec ses subordonnés, quel que soit leur âge (Chin Ho Kelly est plus âgé que lui), est construit sur le même modèle, et il est clair que sa secrétaire elle-même (May dans la première saison, puis Jenny jusqu'en 1976) éprouve pour lui un attachement presque familial.

Débarrassé de son appartenance (tout de même gênante...) à l'organe policier, soulagé aussi de sa propension à la mégalomanie moralisatrice, McGarrett laissera la place, douze ans après son apparition, à une nouvelle déclinaison du justicier, pas encore épargnée par le « syndrome John Wayne », ce mélange de bonne conscience, de bonhomie et de justice expéditive, mais développant bien au-delà des limites de l'« ancêtre » la composante familiale d'Hawaii Five-O : ce sera l'ère d'un certain Thomas Magnum, sorte de fils rebelle du respectable aïeul.

 

DOUZE ANS DE BONS ET LOYAUX SERCICES : LA GENESE

Quand en 1968 Leonard Freeman lance une nouvelle série policière se déroulant à Hawaii, il est déjà un scénariste chevronné, auteur de plusieurs scripts pour le cinéma, dont l'un lui a valu un Award en 1954. Il vient de co-écrire avec Mel Goldberg, qu'il retrouvera sur la série, un scénario mis en images par Ted Post, Pendez-les haut et court (Hang'em High), qui pose la question de la justice à l'époque charnière du Grand Ouest, lorsqu'elle était encore très souvent expéditive et qu'il était difficile de trouver des hommes déterminés et courageux capables d'imposer une loi commune à tous. C'est aussi l'idée qui prévaut dans le concept que Freeman propose aux networks : un policier incorruptible établi dans l'archipel du Pacifique, seul rempart contre le Crime et incarnation de la Loi qu'il s'emploiera à faire respecter dans chaque épisode. Le titre original de la série devait être d’ailleurs The Man, tant le concept était basé sur la personnalité du héros.

« Il m'a fallu trois ans pour convaincre CBS de financer cette série », rapporte le producteur dans un entretien au New York Daily News. « J'ai attendu parce que j'étais déterminé à décrocher la participation d'un studio et à apporter un nouveau look à la télévision. » (6) Ce nouveau look, c'est celui, coloré et réel, d'Hawaii : car Freeman ne veut pas d'une énième série réalisée en studio à Los Angeles, comme le fut la précédente série censée se dérouler dans l'archipel, Hawaiian Eye, dans laquelle Robert Conrad était le détective privé Tom Lokapa. Non, Freeman tient à tourner sur les lieux mêmes, ce qui, dès le départ, est une idée ambitieuse et un peu folle. Lors de ses visites à Hawaii, il rencontre même le Gouverneur de l'Etat pour le convaincre de ce qu'une série tournée sur place peut apporter à l'économie de l'archipel.

Quand enfin le feu vert est donné, Freeman cherche un acteur pour incarner son incorruptible. Gregory Peck était son premier choix, mais il doit se rendre à l'évidence lorsque l'acteur décline le rôle. Freeman se tourne alors vers un comédien de 45 ans, Jack Lord (de son vrai nom John Joseph Patrick Ryan), héros d'une série éphémère intitulée Stoney Burke (que Lord décrivait lui-même comme « l'échec le plus fameux de la télévision ») et partenaire de Sean Connery dans le premier James Bond, Dr No, en 1962 (dans le rôle de Felix Leiter, plus tard repris par David Hedison). On raconte que le courant passa immédiatement entre les deux hommes, Lord étant aussi perfectionniste que Freeman. Lorsque ce dernier disparaît en 1974, c'est d'ailleurs Lord qui devient le véritable maître d'oeuvre de la série, gagnant très vite la réputation d'être un dictateur sur les plateaux (à l'instar, plus tard, de Fred Dryer sur le tournage de Rick Hunter). Il y gagnera un surnom, The Lord... le Seigneur ! « Je dois veiller à tout ce qui se passe et donner mon avis sur chaque chose », déclare alors l’acteur. « C’est la raison pour laquelle j’ai acquis cette réputation, mais c’est indispensable pour garder un haut niveau de qualité. »

Le pilote, écrit et produit par Freeman, reçoit un accueil encourageant sur CBS. Une série régulière est donc lancée dès le 26 septembre 1968, après un petit changement de casting : Tim O'Kelley, qui interprète le jeune Danny Williams, est mal perçu par les spectateurs conviés aux projections-tests, et remplacé par James McArthur, un comédien de trente ans avec qui Freeman a travaillé sur Pendez-les haut et court. Le reste de l'équipe, en revanche, demeure inchangé : Kam Fong et Zulu, deux acteurs hawaiiens, incarnent les assistants de McGarrett, autour duquel est ainsi créée une équipe multiethnique, élément à la mode en cette fin des années 60 où les acteurs noirs sont de plus en plus présents à la télévision (Les espions, Mission Impossible, Mannix, La Nouvelle équipe).

 

LE CONCEPT

Le concept imaginé par Leonard Freeman n'est pas révolutionnaire. Il évoque l'Eliot Ness des Incorruptibles, série sur laquelle Freeman travailla d'ailleurs un moment. Plusieurs scénaristes et réalisateurs de la série ont déjà travaillé sur les exploits d'Eliot Ness et de son équipe, parmi lesquels Herman Groves, Sy Salkowitz, Gilbert Ralston, Allen Reisner, Will Lorin et Robert Butler.

Le département de la police d'Etat dont McGarrett est le grand patron n'a jamais existé à Hawaii, où il n'y a pas de police d'Etat. Freeman l'a appelé Five-0 à cause, dit-on, du numéro de l'Etat d'Hawaii, le cinquantième des Etats-Unis (mais on discute encore pour savoir si le 0 est bien le chiffre 0 ou la lettre O majuscule). Cette originalité permet de donner les pleins pouvoirs à McGarrett, sans se soucier de respecter les us et coutumes d'un service existant. En revanche, le bâtiment abritant le quartier général de Five-O a, lui, une existence bien réelle puisqu’il s’agit du Iolani Palace, le palais historique des rois de Hawaii. On le reverra dans Magnum, notamment dans l’épisode « Que justice soit faite » où il abrite un tribunal. Des extérieurs y seront tournés jusqu’à la huitième saison, avant que d’importants travaux de rénovation n’obligent l’équipe à déménager au début de la neuvième saison (à partir de l’épisode « Les neuf dragons »). McGarrett et son équipe trouveront alors asile dans le Territorial Building, qui servira d’ailleurs de studio à la production.

Le cadre hawaiien, s'il a une importance capitale, n'est cependant pas utilisé comme « carte postale ». Il est le décor permanent dans lequel évoluent les personnages, fournit des sites variés et colorés (souvent plusieurs pour chaque épisode, ce qui n'aidait pas à ralentir le rythme du tournage), mais demeure une toile de fond, chaque épisode privilégiant le travail d'investigation de McGarrett. On a dit cependant que la beauté du site rendait plus haïssable encore le crime qui y prenait place, accentuant l'urgence du travail de la police. Il constitua aussi un atout non négligeable pour la promotion de la série, les journalistes étant finalement ravis d'effectuer un séjour sur le plateau.

 

LA PRODUCTION

Le tournage fut une opération difficile. D'abord dépourvus de studios conséquents, les techniciens travaillaient dans un entrepôt soumis aux aleas du monde extérieur, comme le passage d'un avion qui pouvait obliger à retourner une scène. Il s’agissait en fait d’un ancien entrepôt de la marine, non loin de Pearl Harbor. Les acteurs invités pour un épisode débarquaient dans l'archipel pour commencer le tournage et s'envolaient sitôt celui-ci terminé. Il arriva une fois qu'un technicien exposât à la lumière une bobine de pellicule, contraignant l'équipe à retourner les scènes détruites alors que l'épisode était déjà bouclé : par chance, les comédiens et le réalisateur n'avaient pas encore quitté Hawaii et il fut possible de refilmer l'ensemble tout en travaillant sur l'épisode suivant ! Malgré les difficultés liées à la mobilité des équipes, 66 réalisateurs se succédèrent sur le tournage durant les douze années de la série, sur laquelle travaillèrent pas moins de 110 scénaristes (en trois ans, une bonne quarantaine avaient signé 73 épisodes, soit autant que le nombre de scénaristes ayant oeuvré sur Magnum en huit ans).

Les choses devinrent plus faciles lorsque la production s'installa dans de nouveaux studios, sur le versant est de Diamond Head (le célèbre volcan que l'on aperçoit depuis la plage de Waikiki). Malheureusement, le voisinage du tournage ne plut pas à tout le monde et un nouveau déménagement eut lieu, définitif cette fois, vers une structure spécialement construite, sur Diamond Head Road. Ce sont ces mêmes studios qui serviront ensuite pour le tournage de Magnum, commandité par CBS en partie pour rentabiliser l'imposante structure de production mise en place. Douglas Green, un temps producteur exécutif d'Hawaii Five-0 après la mort de Freeman, sera d'ailleurs l'un des premiers producteurs de la nouvelle série.

Comme souvent dans une production de longue haleine, l'ambiance sur les plateaux fit la joie des journalistes. Dès la fin de la première saison, Jack Lord, dit-on, s'opposa à ce que James McArthur accédât au rang de co-star (son nom était alors simplement précédé de la mention with), considérant qu'il devait être la seule vedette du show. Cette attitude lui valut l'hostilité de certains journalistes, mais c'est surtout son incroyable capacité de travail qui finit par impressionner. Les journées de tournage atteignaient parfois 18 heures, six jours sur sept, et McGarrett étant présent dans un grand nombre de scènes la présence constante de Jack Lord était indispensable, ce qu'il assumait parfaitement. James McArthur resta pendant onze ans sur la série, avant de tirer sa révérence. Là encore, les journalistes incriminèrent ses rapports difficiles avec Jack Lord. L’explication semble plus prosaïque et moins belliqueuse : la production ayant tardé à renouveler le contrat du comédien, celui-ci se serait engagé ailleurs, se rendant indisponible lorsque le tournage reprit pour une dernière saison. Toujours est-il qu'il fut remplacé par William Smith, ancien Joe Riley de la série western Laredo, connu pour avoir été Falconetti dans Le Riche et le pauvre et pour avoir promené sa dégaine athlétique dans un très grand nombre de séries. Par la même occasion, l'équipe s'enrichit d'un élément féminin en la personne de Lori Wilson incarnée par Sharon Farrell.

Les autres membres de l'équipe originale étaient, eux, déjà partis : Kono céda la place en 1972 au détective Ben Kokua interprété par Al Harrington, et Chin Ho Kelly disparut à la fin de la dixième saison. Herman Wedemeyer, apparu en 1971 dans le rôle de Duke Lukela, resta jusqu'à la fin, tandis qu'un autre Hawaiien, Truck Kealoha, incarné par Moe Keale, venait compléter l'équipe de la dernière saison.

La série, cependant, montrait des signes d'essoufflement. Les scénarii ne parvenaient plus à se renouveler et la douzième saison comporte peu d'épisodes mémorables. Dans le dernier, « Woe to Wo Fat », McGarrett parvient enfin à mettre derrière les barreaux son ennemi de toujours, Wo Fat, qu'il combattit à onze reprises depuis le téléfilm pilote. Mais le scénario, signé Frank Telford, n'est pas à la hauteur de l'affrontement, l'ultime confrontation des deux personnages se résolvant par une bataille à mains nues, loin de la grande époque où ils rivalisaient d'intelligence.

Au final, Hawaii Five-0 aura quand même maintenu un grand niveau de qualité durant une dizaine d'années. Sa vision, aujourd'hui encore, n'est pas dénuée d'intérêt et son générique toujours aussi prenant. N'en déplaise à ses détracteurs, McGarrett reste un monument de la télévision.

 

NOTES

1. Ceci, bien sûr, n'est qu'une opinion, que les fans des séries mentionnées pourront discuter à loisir (à condition d'exclure toute passion déraisonnable, peu propice à la formation du jugement critique - n'est-il pas ?).

2. Max Allan Collins et John Javna, The Best of Crime and Detective TV, Harmony Books, 1988, cités par Jacques Baudou dans Les séries télévisées américaines, CinémAction TV n°8, Corlet-Télérama, 1994, p.61. Citation du même Jacques Baudou, p. 62.

3. Ce sont Yannick Le Goff et Eric Martinet qui l'écrivent dans Les grandes séries américaines des origines à 1970, Huitième Art, 1994, p. 189.

4. François Julien, La Loi des Séries, Barrault, 1987, p. 138.

5. David Buxton, De Bonanza à Miami Vice, Formes et idéologie dans les séries télévisées, Editions de l'Espace Européen, 1991, pp. 150-158.

6. Cité dans Les grandes séries US des origines à 1970, op. cit.

 

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